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Christian Cailleaux

Christian Cailleaux

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Note moyenne : 3.35/5 (sur 37 notes) Christian Cailleaux

Biographie et informations

Nationalité : France
Né(e) à : La Garenne-Colombes , 1967

Biographie :

Christian Cailleaux est né en 1967 à La Garenne-Colombes, en banlieue parisienne. Etudes de Lettres/Philo, puis Ecole Nationale d'Art de Cergy. Illustrateur (Presse enfantine, périodiques de voyage et généralistes), publiciste - et piètre trompettiste comme son héros des Imposteurs..., il a beaucoup circulé et séjourné en Afrique, en animant des ateliers de dessin dans les Centres Culturels ou les Alliances Françaises d'une quinzaine de pays du continent.
Cette expérience servira de matière à sa première publication professionnelle en bande dessinée, il y a une dizaine d'années : les aventures d'Arthur Blanc-Nègre, deux albums parus chez Dargaud sur un scénario de Sallé, aujourd'hui épuisés.
Il assure ensuite seul le scénario et le dessin de ses créations suivantes : deux autres albums paraissent chez Dargaud (“Haëllifa“ et “Harmattan, le vent des fous“), puis deux titres sont publiés par l'éditeur indépendant [Treize Etrange],
“Le café du voyageur“ et “Le troisième thé “.
La trilogie LES IMPOSTEURS, parue entre 2003 et 2005 est sa première contribution au catalogue de Casterman.
En 2006, il illustre Frankenstein pour Albin Michel Jeunesse, sur une adaptation de Michel Piquemal.
Après deux voyages en Inde en 2005 et 2006, le récit de cette expérience sur un nouveau continent a donné lieu à TCHAÏ MASALA, paru chez [Treize Etrange] en mai 2007.

Encore à propos de mers et de lointains, un nouvel album intitulé R97, les hommes à terre, en collaboration avec l’écrivain Bernard Giraudeau, est paru en avril 2008 aux éditions Casterman.
> lire la suite Source : http://christian.cailleaux.free.fr/09_PORTRAIT/cailleaux.html
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Etiquettes

album   entretiens   quête initiatique   bande dessinée   roman graphique   biographie   jeunesse   récit de voyage   mer   onirisme   écrivain   marine   marins   musique   jazz   amour   histoire d'amour   voyages   afrique   inde  

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Christian Cailleaux adapte Bernard Giraudeau en B.D.


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Citations de Christian Cailleaux

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  • Par MonsieurO, le 12/11/2010

    Christian Cailleaux Christian Cailleaux

    Une ballade avec Felix, Mogo,
    qui n’est peut être pas Felix Mogo,
    ou alors il est plus que ça
    ou bien encore il n’existe pas…

    Monsieur le directeur,

    Aujourd’hui, Parc Montsouris, j’ai vu passer un personnage qui me rappela bien des aventures et des voyages. Ma vie n’est pas encore arrivée à son terme, mais depuis des décennies je pose, dérisoire, chaque jour, un pied devant l’autre comme quelques milliards de mes contemporains. J’ai survécu à bon nombre d’entre eux et bien davantage encore me survivront. Pourtant, un seul parmi eux m’accompagne (ou me poursuit !) depuis toutes ces années.

    C’est l’homme qui passait aujourd’hui Parc Montsouris.

    C’est dans un autre parc que je l’ai aperçu la fois précédente. Là aussi, des arbres centenaires et de l’herbe grasse où s’asseyaient dans l’ombre les couples, alors que dans le soleil les enfants jouaient. Mais ce parc se trouve de l’autre coté de la mer et durant le long hiver il est recouvert d’une épaisse couche de neige. Et puis il y a là-bas bien plus d’écureuils qu’à Paris. Pourtant, il y était, cet homme d’aujourd’hui, passant sous le feuillage des allées. C’était au Canada, à Montréal.

    Mais il me faut encore revenir en arrière…

    Je l’ai connu en Afrique, en Afrique du Nord… ou était-ce quelque part ailleurs au bord de la Méditerranée ? Je me souviens d’une ville blanche qui descendait des pentes abruptes et rocailleuses jusqu’à la mer. Une ville ancienne aux ruelles sombres qui exhalaient des senteurs d’épices et d’encens.

    Comme il était jeune alors. Je le voyais passer comme un rat, en guenilles, le long des murs. Mais il souriait tout le temps ! Je crois qu’il avait fui l’Europe et s’était caché dans un cargo quelconque au départ de Brest ou Marseille.

    Tiens, je me souviens de lui avec des cheveux bruns… et pourtant je ne l’ai revu que blond, plus tard.

    Cela fait si longtemps.

    Pourtant c’est bien lui.

    Nous avions visiblement le même âge, mais j’étais moins libre que lui. Il flanaît dans les ruelles comme un enfant hésitant entre l’excitation de la découverte et la crainte de s’égarer. Moi j’étais dans le cadre convenu des nations qui s’échangent ou se prêtent des jeunes hommes ambitieux pour faire du globe une usine productive. Alors je faisais des images, des photos et des dessins, comme pour percer les mystères de ce nouveau monde qui m’entourait et que je ne comprenais pas. Il me revient d’ailleurs que je n’ai aperçu Mogo qu’en ces occasions, lorsque je dessinais. Comme s’il faisait plus partie de mon imaginaire que de la réalité.

    Je l’ai vu passer un jour au bras d’une jeune fille, puis il a disparu.

    J’ai prononcé son nom un peu plus haut : Mogo. Plus tard j’ai pu mettre un prénom devant : Félix. Mais il serait trop simple de le réduire à un nom. Trop simple qu’il se soit égaré en Afrique…

    Je ne saurais dire l’époque ni dans quelle ville se trouvait le dancing bruyant où je l’ai retrouvé après ces années de jeunesse. Je dînai à quelques tables de la sienne, où il se saoulait rageusement avec son compagnon. Un fort en gueule qui portait une effroyable veste à carreaux. J’entendais des bribes de leur conversation. Ils évoquaient les îles lointaines bercées parles doux alizés et la grâce des corps libres. Mogo pleurait presque lorsque son ami se moquait de lui et de ses illusions.

    Pour la première fois, j’eus le sentiment que revoir Mogo ne devait rien au hasard.

    Moi aussi je me morfondais dans cette ville grise. Une cité moderne, mais également un port, où je regardais les navires gémir et tirer sur leurs amarres le long des quais graisseux pour regagner la haute mer.

    Ce soir-là, revoir Mogo m’a sauvé, car grâce à lui je me rendis compte que j’avais enfermé mes rêves dans le bocal d’une vie immobile. Je l’ai donc laissé à ses transports alcoolisés pour repartir vers la lumière. Je ne sais pas si lui même s’est immédiatement envolé vers d’autres ailleurs.

    Je comprends maintenant qu’il m’a jeté à nouveau sur les routes en ranimant le souvenir de ces années anciennes pleines de jeunesse et d’insouciance.

    Ah il avait bien changé la fois suivante ! Volubile et débonnaire, incongru sous le soleil d’Afrique et flanqué d’un jeune noir qui ne parlait qu’anglais. Il se faisait appeler Terry mais je n’aurai pu le confondre avec un autre. On riait dans la petite cité endormie de ce duo improbable, de ces deux américains venus chercher un trésor. Un trésor !

    Alors que l’ennui commençait tout juste à rogner ma vie, même si j’avais réussi à y planter des cocotiers et des senteurs exotiques, le trublion réapparaissait pour me parler de chasse au trésor !

    Il resta peu de temps, mais suffisamment tout de même pour me faire comprendre que la quête n’était pas terminée. Je compris que j’avais omis jusque-là d’y mettre une part de rêve et d’enfance.

    Quelques années plus tard, il apparu à nouveau. Il avait abandonné quelques-uns des oripeaux du monde moderne et soi-disant civilisé. Il logeait dans une grande maison blanche entre le fleuve et la mer, dans le quartier gai et bruyant des pêcheurs, au cœur d’une bourgade intemporelle d’Afrique. Il avait l’air simple et apaisé de ceux qui ont trouvé une place, leur place, dans ce monde.

    Est-ce vraiment cela ?

    Quelques jours plus tard, je l’apercevais sur le chemin de l’aéroport. Il avait retrouvé son costume sombre et, guilleret, disparaissait jusqu’à la prochaine fois.

    Existe t’il vraiment ? Est il le fruit de mon imagination ? La matérialisation de celui que j’aimerai être… Ou alors n’est qu’une succession de hasards ? Vous aurai-je seulement parlé de moi-même, me dissimulant derrière cet hypothétique Felix-Terry-Mogo ?

    Serai-je un imposteur ? Vous même n’avez-vous jamais éprouvé ce sentiment ?

    Toujours est-il que je l’ai revu aujourd’hui, Parc Montsouris, et je dois repartir, comme à chaque fois.

    Je vous prie donc de trouver ci-joint ma lettre de démission.

    Respectueusement vôtre,

    Paris, septembre 2002
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  • Par colimasson, le 01/02/2012

    Piscine Molitor de Christian Cailleaux

    - J’en ai mal au poignet à force d’écrire toute la journée.
    - Veux-tu que je te masse le bras ?
    - Tu ne veux pas qu’on fasse l’amour plutôt ?
    - Vous n’y pensez pas, Monsieur Vian, et votre cœur ?
    - Mon cœur, je l’emmerde.

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  • Par ChezLo, le 16/03/2011

    Piscine Molitor de Christian Cailleaux

    Cette histoire est totalement vraie, puisque je l’ai imaginée de bout en bout.

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  • Par colimasson, le 01/02/2012

    Piscine Molitor de Christian Cailleaux

    - Et que diriez-vous si ces ouvrages de monsieur Vian/Sullivan tombaient entre les mains de vos élèves ?
    - Je dirais d’abord qu’ils n’ont pas à tomber entre leurs mains, c’est aux parents de faire attention. Ensuite, des livres bien plus évocateurs et pernicieux peuvent tomber dans leurs mains.
    - Lesquels ?
    - Eh bien, je pense à certains ouvrages scientifiques sur l’anatomie, par exemple. Personne, ici, ne songerait à les faire interdire.

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  • Par colimasson, le 01/02/2012

    Piscine Molitor de Christian Cailleaux

    Cher président, cher consul de St-Cucufa, cher cardinal du côté pair de la rue Pradier, nous allons célébrer ce soir l’initiation de cet individu selon le rite muable du cercle, sous le patronage de Duke Ellington et du tennis de table. Postulant ! Levez la main gauche et dites : « Je jure comme un charretier de servir le cercle légateux ! »

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  • Par zevince, le 10/12/2011

    Harmattan : Le Vent des fous de Christian Cailleaux

    Il convient peut-être d'ajouter que la femme que me délesta de mon argent quelques heures plus tôt est précisément Valiha. Elle a tout de même un bon fond puisqu'elle me prodigua des soins d'une grande... tendresse, pour clore cette nuit agitée. Elle a d'ailleurs gardé l'argent.

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  • Par zevince, le 15/03/2012

    Le Troisième Thé de Christian Cailleaux

    Tu me donnes 100 francs ?
    Ben, non.
    On est des pauvres on a rien à manger.
    Tu es bien habillé. Ton boubou est neuf.
    C'est pour aller à la mosquée !

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  • Par colimasson, le 01/02/2012

    Piscine Molitor de Christian Cailleaux

    « Dans ce livre, l'obscénité est bien gratuite, pas une seconde psychologique ! L'oeuvre de Monsieur Vian est un pastiche sans fond… »

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  • Par colimasson, le 01/02/2012

    Piscine Molitor de Christian Cailleaux

    Les garçons, méfiez-vous des filles. Certaines vous apporteront le malheur, la syphilis ! La blennorragie ! Des maladies terribles !

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  • Par colimasson, le 01/02/2012

    Piscine Molitor de Christian Cailleaux

    Regardez-moi la tête d’abruti de mes futurs collègues. Est-ce que je vais leur ressembler dans quelques années ?

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