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Tobie Lolness, Tome 1 : La vie suspendue de
Timothée de Fombelle
Tobie mesurait un millimètre et demi, ce qui n'était pas grand pour son âge. seul le bout de ses pieds dépassait du trou d'écorce.
Il ne bougeait pas. La nuit l'avait recouvert comme un seau d'eau.
Tobie regardait le ciel percé d'étoiles. Pas de nuit plus noire ou plus éclatante que celle qui s'étalait par flaques entre les énormes feuilles rousses.
Quand la lune n'est pas là, les étoiles dansent. Voilà ce qu'il se disait. Il se répétait aussi : " S'il ya un ciel au paradis, il est moins profond, moins émouvant, oui, moin émouvant..."
Tobie se laissait apaiser par tout cela. Allongé, il avait la tête posée sur la mousse. Il sentait le froid des larmes sur ses cheveux, près des oreilles.
Tobie était dans un trou d'écorce noire, une jambe abîmée, des coupures à chaque épaule et les cheveux trempée de sang. Il avait les mains bouillies par le feu des épines, et ne sentait plus le reste de son petit corps endormi de douleur et de fatigue.
Sa vie s'était arrêtée quelques heurs plus tôt, et il se demandait ce qu'il faisait encore là. Il se rappelait qu'on lui disait toujours cela quand il fourrait son nez partout : "Encore là, Tobie ! " Et aujourd'hui, il se le répétait à lui-même, tout bas : " Encore là ? "
Mais il était bien vivant, conscient de son malheur plus grand que le ciel.
Il fixait ce ciel comme on tient la main de ses parents dans la foule, à la fête, il se disait : "Si je ferme les yeux, je meurs."
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Vango de
Timothée de Fombelle
Quarante hommes en blanc étaient couchés sur le pavé.
On croyait voir un champ de neige. Les hirondelles frôlaient les corps en sifflant. Ils étaient des milliers à regarder ce spectacle.
Notre dame de Paris étendaient son ombre sur la foule assemblée.
Soudain, tout autour la ville parut se recueillir.
vango avait le front conter la pierre. Il écoutait sa propre respiration. Il pensait à la vie qui l'avait conduit ici. Pour une fois, il n'avait aps peur.
Il pensait à la mer, au vent salé, à quelques voix, quelques visages, aux larmes chaudes de celle qui l'avait élevé.
La pluie tombait maintenant sur le parvis mais Vango n'en savait rien. allongé par terre au milieu de ses commppagnons, il ne regardait aps fleurir l'un parès l'autre les parapluies.
Vango ne voyait aps la foule des Parisiens réunis, les familles endimanchées, la dévotion des vieilles dames, les enfants qui passaient sous les jambes, les pigeons engourdis, la danse dees hirondelles, les badauds debout sur les fiacres, ni les yeux verts, là sur le côté qui ne regardaient que lui...
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Vango de
Timothée de Fombelle
Il grandit avec trois nourrices : la liberté, la solitude et Mademoiselle. A elles trois, elles firent son éducation. Il reçut d'elles tout ce qu'il croyait possible d'apprendre.
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Par zazimuth, le 12/09/2010
Tobie Lolness, Tome 1 : La vie suspendue de
Timothée de Fombelle
On n'est jamais obligé de dire les choses importantes à ses amis, mais le jour où on le fait, la vie devient plus douce. (p.73)
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Par zazimuth, le 12/09/2010
Tobie Lolness, Tome 1 : La vie suspendue de
Timothée de Fombelle
Même une plume d'ange peut crever un oeil, si on la prend du mauvais côté. (p.233)
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Par zazimuth, le 02/10/2010
Tobie Lolness, Tome 1 : La vie suspendue de
Timothée de Fombelle
Chaque cerveau a son secret. Moi, c'est mon lit. Toi, c'est ton assiette. Mange avant de penser, ou tu penseras mal. (p.55)
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Par CandyLady, le 11/05/2012
Vango de
Timothée de Fombelle
Il regardait la foule, toutes ces histoires sur un quai. Et déjà, il sentait une petite lucarne s'ouvrir en lui. Les gens. Il découvrait les gens. Il connaissait des personnes, il en connaissait quelques-unes, chez lui. [...] Mais les gens c'était autre chose. Ceux qu'on ne connait pas. Ces vies qui nous frôlent à toute vitesse comme des poteaux télégraphiques par la vitre du train.
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Vango de
Timothée de Fombelle
Avant tout, il fallait voir le monde. Il sentit que c'était cette rapidité qui faisait la force de la rencontre. Des vies qui se touchent plus fort quand elles se bousculent, parce qu'elles passent avec élan.
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Par Sunflo, le 18/01/2011
Tobie Lolness : Tome 1; La Vie suspendue; Tome 2; Les Yeux d'Elisha de
Timothée de Fombelle
Elle sourit et c'était quelque chose de nouveau que Tobie aima beaucoup. Elle souria extraordinairement bien pour son âge. En principe, à partir de quatre ou cinq ans, on sourit mons bien. Et ça n'arrête pas de se dégrader.
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Vango de
Timothée de Fombelle
Et, depuis ce jour, derrière ses grands airs provocateurs et son mauvais caractère, Hugo Eckener cachait dans les plis de sa nuque une petite bestiole qui s'était accrochée à sa peau : la peur.
Quelque chose s'était courbé en lui. Un peu de sa fierté s'en était allée.
Hugo Eckener se leva tout à coup.
Il le savait, cette bête mal placée, il suffisait qu'il redresse la tête pour l'écraser.