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Par genou, le 15/06/2013
Le violon du Diable de
Douglas Preston
Deux yeux s'avancent, qui scrutent l'intérieur de la sépulture avec une curiosité mêlée d'inquiétude.
Deux yeux aussi différents que le jour et la nuit : l'un est brun, l'autre est bleu.
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Par genou, le 15/06/2013
Le violon du Diable de
Douglas Preston
Mon cul, oui, Pourquoi ne pas accuser Grover de blanchir de l'argent sale ou de dealer de la drogue, tant qu'on y était ? A moins qu'on ne soupçonne d'appartenir à un réseau terroriste. Depuis le 11 septembre, impossible de faire un pet de travers sans qu'une horde de fédéraux vous tombe dessus.
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Par joedi, le 06/07/2012
Le piège de l'architecte de
Douglas Preston
Appliquer des solutions du XXe siècle à des problèmes du XVIIIe débouche soit sur une réussite totale, soit sur le parfait chaos : il n'y a pas de juste milieu.
Orville Horn
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Par Woland, le 24/01/2011
Relic / Superstition de
Douglas Preston
[...] ... [Jorgensen] poursuivit à l'adresse de Margo [une scientifique du Museum] :
- "Maxwell était l'un des chefs de l'expédition, avec Whittlesey. La première erreur avait été de laisser Maxwell se glisser dans cette affaire. Ca faisait deux chefs. Naturellement, ils ont été à couteaux tirés dès le début ; aucun n'exerçait tout le pouvoir. Le fait que Maxwell soit dans le tableau a causé mon éviction. Il a décidé qu'on n'avait pas besoin d'un botaniste dans cette expédition. J'ai dû rester. Whittlesey a été encore plus déçu que moi. Le fait que Maxwell soit là compromettait ses chances de mener à bien un projet secret qu'il avait nourri.
- Lequel ?" demanda Margo.
- "Il voulait retrouver la tribu kothoga. On parlait d'une tribu inconnue qui vivait sur un tepui, c'est-à-dire une zone isolée, sur un plateau, au-dessus de la forêt équatoriale. Bien qu'on n'eût pas mené d'exploration scientifique, l'opinion générale était que la tribu avait disparu et qu'il ne restait que des vestiges témoignant de son existence. Whittlesey, quant à lui, était persuadé que c'était faux. Il voulait être celui qui retrouverait les Kothogas. Le seul problème était que le gouvernement ne voulait pas lui donner l'autorisation d'accès à ce fameux tepui. Il voulait réserver la primeur à ses propres équipes scientifiques. C'était le "Yankee, go home" qui prévalait, à l'époque."
Jorgensen ricana.
- "En fait, la zone n'a été protégée que pour les saccageurs de toutes sortes. Le gouvernement avait entendu courir les mêmes rumeurs que Whittlesey. Mais il se disait que si vraiment il restait des tribus indiennes dans la zone, ce serait mauvais pour la prospection minière et les forestiers. Bref, l'expédition a été contrainte d'approcher la région par le nord. L'accès était considérablement plus difficile. Mais au moins, on contournait la zone interdite. Quant au tepui lui-même, il était interdit de grimper là-haut.
- Et alors ? Est-ce que les Kothogas étaient toujours là ?"
Jorgensen secoua la tête et répondit :
- "Nous ne le saurons jamais. Le gouvernement a bel et bien trouvé quelque chose au sommet de ce tepui, peut-être de l'or, du platine, des pépites. Vous savez qu'on peut détecter une foule de choses par satellite de nos jours. En tous cas, ce tepui a été détruit par le feu au printemps 1987. Ils ont fait ça avec des avions.
- Quoi ? Incendié ?
- Ratiboisé au napalm," répondit Jorgensen. ... [...]
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Par joedi, le 08/07/2012
Le piège de l'architecte de
Douglas Preston
Je ne suis pas sûr que vos concitoyens partagent votre mépris pour l'argent, répondit-il, très calme. Beaucoup d'entre eux ont été pauvres toute leur vie. Ils n'ont pas eu le luxe de choisir la pauvreté, comme vous.
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Par Walken, le 15/12/2012
La chambre des curiosités de
Douglas Preston
Pendergast s'écarta de l'étagère sur laquelle il s'appuyait depuis le début de leur conversation et prit à deux mains son petit paquet.
- Il s'agit d'un manuscrit d'Iphigénie à Aulis d'Euripide, traduit du grec en latin.
Wren le regardait, impassible.
- Un exemplaire unique, enluminé à la fin du XIVe par les moines de la Sainte Chapelle. L'une de leurs dernières oeuvres avant le désastre de 1397.
Une lueur s'alluma dans le regard du vieil homme.
- Comme vous le savez, cette oeuvre a eu le malheur de déplaire au pape Pie III qui, la trouvant sacrilège, en a fait brûler tous les exemplaires existants. Celui-ci possède non seulement la particularité d'avoir survécu à cet autodafé, mais également de comporter dans la marge des inscriptions et des illustrations des moines copistes faisant référence au texte disparu du mythique Cook's Tale de Chaucer, selon la rumeur.
N'y tenant plus, Wren tendit une main avide, mais Pendergast ajouta, serrant le livre contre lui:
- J'aurais souhaité une légère faveur en contrepartie.
- Bien évidemment, fit Wren en retirant sa main.
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Par Woland, le 24/01/2011
Relic / Superstition de
Douglas Preston
[...] ... Margo sursauta. Un nouveau coup de feu venait de retentir.
- "Qu'est-ce qui se passe ?" cria-t-elle.
Dans le noir, elle sentit que la pression de Frock sur son bras s'accentuait.
De l'autre côté, ils entendirent une galopade. Ensuite arriva le faisceau jaune d'une lampe de poche qui dessina les contours de la porte.
- "Cette odeur est en train de décroître," murmura-t-elle. "Vous croyez qu[e la Créature] est parti[e] ?
- Margo," répondit Frock, apaisé. "Vous m'avez sauvé la vie. Vous avez risqué la vôtre pour me sauver la vie."
On entendit frapper à la porte.
- "Qui est-ce ?" demanda Frock d'un ton ferme.
- "Pendergast."
Margo s'empressa d'ouvrir. L'agent du FBI était là en effet ; d'une main, il brandissait une arme, de l'autre, il tenait une poignée de plans froissés. Son costume noir, de coupe impeccable, contrastait avec le visage noirci. Il referma la porte derrière lui.
- "Ca me fait plaisir de vous voir tous les deux intacts," dit-il en éclairant les visages de Margo et Frock.
- "Pas autant qu'à nous !" s'écria Frock. "On était descendus ici à votre recherche, figurez-vous. C'est vous qui avez tiré ?
- Oui", dit Pendergast. "Je suppose que c'était vous qui étiez en train de crier mon nom ?
- Alors, vous m'avez entendu ? C'est comme ça que vous nous avez retrouvés ici ?"
Pendergast secoua la tête.
- "Non, ce n'est pas grâce à ça."
Il tendit sa lampe à Margo et déplia ses plans. Ils étaient couverts de notes manuscrites.
- "Je crains que l'Association d'Etudes Historiques de la ville de New-York ne soit un peu mécontente des libertés que j'ai prises avec leur documents," dit l'agent du FBI.
- "Pendergast", chuchota Frock. "Margo et moi, nous savons à présent exactement de quel tueur il s'agit. Il faut nous écouter. Ce n'est ni un homme, ni un animal connu. Il faut que je vous explique ...
- Vous prêchez un convaincu, Docteur Frock." ... [...]
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Valse macabre de
Douglas Preston
“Ce sont des démons, des mauvais esprits. Chaque couteau figure l’un d’entre eux. Ces dessins circulaires représentent la danse intérieure de chacun de ces démons, celle qu’on nomme la valse macabre. Lorsque l’on sacrifie à un loa des animaux…ou bien tout autre être vivant, il faut utiliser le couteau correspondant.”
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Par ricou, le 20/08/2012
Relic / Superstition de
Douglas Preston
Bassin de l'Amazone, septembre 1987
Il était midi. Les nuages accrochés au sommet du Cerro Gordo se détachèrent avant de se disperser. Là-haut, très loin au-dessus de sa tête, entre les branches les plus élevées de la forêt, Whittlesey distinguait les éclats d'un soleil doré. Des animaux, sans doute des singes-araignées, se disputaient sous la voûte en poussant des hurlements, et un macaque descendit en piqué vers lui en gloussant des obscénités.
Whittlesey s'arrêta à côté d'un jacaranda déraciné. Il jeta un oeil sur Carlos, son aide de camp, qui le rattrapait tout en sueur, et lui dit en espagnol :
- Baja la caja, on va se poser ici.
Whittlesey s'assit sur le tronc couché et entreprit de retirer sa botte droite et sa chaussette. Il alluma une cigarette dont il appliqua l'extrémité brûlante sur la grappe de sangsues qui avaient envahi son tibia et sa cheville.
Carlos se délesta d'un vieux paquetage de l'armée sur lequel avait été attachée à la hâte une caisse en bois.
- Ouvre-la, veux-tu ? demanda Whittlesey.
Carlos défit les liens, il releva une série de petits fermoirs en cuivre et souleva le couvercle.
Le contenu de la caisse était enveloppé soigneusement dans les fibres tressées d'une plante locale. Whittlesey en écarta quelques-unes et découvrit les objets d'artisanat qu'elle contenait : un herbier en bois et un carnet de cuir à la couverture tachée. Après un moment d'hésitation, il tira de la poche de sa chemise une petite figurine en bois sculptée de manière délicate, qui représentait un animal.
Il la manipula, admirant une fois de plus la qualité du travail ; elle était étonnamment lourde. Après quoi, il la déposa comme à regret dans la caisse, replaça le filet végétal et reficela le paquet. Ensuite, il tira de son sac à dos une feuille de papier blanc qu'il déplia sur ses genoux. De sa poche il sortit un stylo en or tout cabossé et écrivit :
Haut bassin du Xingu
17 septembre 1987
Montague,
J'ai décidé de renvoyer Carlos avec la dernière caisse, moi je vais continuer seul à chercher Crocker. On peut faire confiance à Carlos, et je ne veux pas prendre le risque de perdre cette caisse au cas où il m'arriverait quelque chose. Tu remarqueras qu'elle contient une crécelle de chaman et divers autres objets rituels qui semblent uniques. Mais la figurine qui les accompagne et que nous avons trouvée dans une hutte vide constitue la preuve que je cherchais. Observe ces greffes de taille exagérée, ce côté reptilien, cette allure de bipède. Les Kothogas existent bel et bien, et la légende du Mbwun n'est pas une simple vue de l'esprit. Toutes les notes que j'ai prises sur les lieux sont dans le carnet qui contient aussi un récit complet des circonstances dans lesquelles l'équipe s'est séparée ; mais tu l'auras déjà appris quand ces lignes te parviendront.
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Par ricou, le 21/08/2012
Valse macabre de
Douglas Preston
Tenez, lui dit D’Agosta en lui tendant un DVD. C’est une copie. L’original se trouve déjà au siège de la Criminelle. Pendergast inséra le disque dans la fente du lecteur. Quelques instants plus tard, le hall du 666 West End s’affichait sur l’écran, de la porte d’entrée à l’ascenseur, déformé par l’objectif grand-angle de la caméra. Dans un coin de l’image défilaient les secondes. Pour la dixième fois peut-être, D’Agosta vit le portier sortir de l’immeuble en compagnie d’un locataire. Le portier se trouvait toujours sur le trottoir lorsqu’une silhouette poussa la porte d’entrée. La démarche de l’homme avait quelque chose d’inquiétant ;
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