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Par nouveldav, le 26/10/2010
Les Gentlemen de l'Etrange de
Estelle Valls de Gomis
"Cela se passait à Londres, durant l'avancée de la construction du métropolitain. Préparer la naissance du train souterrain était une entreprise titanesque et les chantiers tenaient des forges de Vulcain : on y respirait fort mal et il s'en dégageait une lumière sourde vaguement teintée de feu qui aurait suffi à rendre claustrophobe n'importe quel rat d'égout. Cette nuit-là, Manfred Gladstone et son ami Wolfgang Bloodpint, deux charmants jeunes hommes d'une trentaine d'années, furetaient dans les galeries à peine esquissées à la recherche d'une pensionnaire évadé de l'asile psychiatrique." Page d'ouverture - Chapitre 1
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Par James, le 16/11/2010
Les Gentlemen de l'Etrange de
Estelle Valls de Gomis
Non pas qu'il eût jamais des nuits paisibles, mais il rêva d'étranges choses, de créatures doubles, identiques ou dissemblables, mythiques et humaines : "Car les hommes ont deux âmes," lui disait en songe Nathanael Cousins, qui avait été leur guide sur le nouveau monde.
Il s'éveilla troublé, et fut quelque peu contrarié de voir que Manfred n'était pas là car il aurait souhaité évoquer avec le jeune psychiatre ces étranges digressions oniriques qui semblaient des présages.
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Par James, le 16/11/2010
Le vampire au fil des siècles : Enquête autour d'un mythe de
Estelle Valls de Gomis
La société actuelle, basée sur l'image et la médiatisation, a provoqué une altération certaine du mythe du vampire. Le motif du vampire s'exhibe désormais à des fins commerciales, uniquement lucratives pour certaines productions télévisées, ce personnage ayant le don de capter particulièrement l'attention des foules.
Ainsi, le mythe du vampire s'est retrouvé disséminé dans toutes les sphères de la communication, et cette dilution a eu pour effet de faire pâlir son aura, en même temps qu'elle rendait attractifs le produit ou l'idée véhiculés pour l'occasion par le vampire.
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Vampires de
Estelle Valls de Gomis
« Nous sommes en sécurité, répétai-je.
— Vous ne savez pas ce qu'il peut faire. Je l'ai vu entrer dans des pièces fermées à clef. Je l'ai vu abattre des hommes deux fois plus forts que lui. J'ai vu des gorges déchirées par sa bouche.
— Et à quoi ressemble-t-il ?
— Je ne sais pas vraiment. A un homme brutal. Je ne l'ai toujours aperçu que dans la pénombre. Il a croisé un miroir, une fois, mais ne s'y est pas reflété...
— Il ne tue que la nuit ?
— Oui. Vous serez sûrement le prochain. Il tue tous ceux qui dorment auprès de moi. »
Lanie était assez charmante pour que l'on puisse vouloir passer la nuit avec elle. Mais je m'intéressais surtout à son vampire.
« Quelles sont vos qualifications, au juste ? me demanda-t-elle.
— J'ai connu de nombreuses histoires surnaturelles.
— C'est tout ? Il s'agit là d'un fou, d'un tueur ! Pas d'une farandole de fées !
— Je suis mort, une fois, et j'ai tué un homme, affronté un fantôme, changé de corps...
— Très bien, très bien. Alors qu'est-ce que vous me conseillez ?
— Passez la nuit avec moi. Je ne dormirai pas, je me tiendrai prêt.
— Et s'il vous tue, comme les autres ?
— S'il me tue, je vous paie un verre.
— Très drôle. »
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