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Par orbe, le 18/04/2013
Le manoir, tome 1 : Liam et la carte d'éternité de
Evelyne Brisou-Pellen
- Si vous vous êtes heurté à un mur, c'est que vos raisons de partir n'étaient pas bonnes, monsieur.
Je n'avais jamais entendu un argument aussi...aussi...Je ne trouvai pas de mot pour le qualifier. Je ne pus que hurler :
- Comment ça, pas bonnes? J'avais envie de revoir mon petit frère !
- Il est inutile de vous époumoner, monsieur. Il faut juste vous poser les bonnes questions. Pour quelle raison vouliez vous voir votre frère? S'agit-il d'une raison honorable?
- Très "honorable" ! J'ai peur qu'il lui soit arrivé quelque chose !
- Etes-vous sûr de n'être pas mû par une pointe de jalousie, monsieur?
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Par sylvicha, le 12/05/2013
Le manoir, tome 1 : Liam et la carte d'éternité de
Evelyne Brisou-Pellen
- Sois prudent, cependant, reprit le médecin. Tu ne dois toucher aucun des autres pensionnaires. Jamais, tu m'entends ! Autant pour ta sécurité que pour la leur.
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Par orbe, le 25/03/2013
Le soir de nos 13 ans de
Evelyne Brisou-Pellen
Dans les moments de cafards, on s'était proposé de mettre dans le journal une petite annonce du genre : "Cède orphelins, 13 ans, bon état." Or on avait déjà trouvé preneur, et on ne s'en était jamais rendu compte.
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Par sylvicha, le 12/05/2013
Le manoir, tome 1 : Liam et la carte d'éternité de
Evelyne Brisou-Pellen
- Je ne mange pas avec les autres ?
- Pas aujourd'hui, monsieur, vous devez vous reposer.
- Quoi ? Mais où sont les autres pensionnaires ?
- Vous les verrez bien assez tôt, monsieur.
- Commenr ça "bien assez tôt" ?
- C'est que certains vous paraitront un peu... Enfin, vous verrez.
Ouh là....
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La Tribu de Celtill, Tome 1 : Le Jour où le Ciel a parlé de
Evelyne Brisou-Pellen
Étant donné la spécificité de notre recherche, on se cantonna à la section des hommes.
— Lis soigneusement les écriteaux, me souffla mon père. Cherche surtout le mot “mosaïque”. Si tu vois “maçon”, signale-le-moi, on ne sait jamais.
— Et « muet », rappelai-je.
— Si les dieux sont avec nous.
Il se passa encore un moment, pendant le quel les esclaves finirent de se ranger, et on put s’approcher.
D’autres clients commençaient à arriver. Ils regardaient les esclaves sous le nez, leur retroussaient les lèvres pour voir les dents, leur faisaient tirer la langue et leur tâtaient les biceps. Nous on lisait plutôt les pancartes, puisqu’on avait la chance de savoir lire. (Moi c’était grâce au précepteur de Valerius, je vous en ai parlé.)
Donc, mon père ne chercha pas à évaluer les muscles ni l’état de santé. Trouver un poseur de mosaïque était tout ce qui comptait.
Je lui agrippai subitement le bras :
— Regarde.
Je n’en croyais pas mes yeux. Je relus soigneusement la pancarte : « Septentrion. Fidèle, loyal et pas menteur vu qu’il est muet de naissance. Coiffeur, barbier, connaît le travail du bois, de la pierre et la mosaïque, sait conduire un char. »
Alors là… On en était soufflés.
Pour couronner le tout, l’homme au cou duquel était accrochée la pancarte me parut d’emblée sympathique. Il avait la peau très sombre, presque noire, et me regardait d’un œil brillant. L’œil brillant était en plus un signe de bonne santé ! Je n’en revenais pas de notre chance.
— Quitte cet air ravi, souffla mon père, sinon le marchand va nous avoir au tournant. Fais comme si ça ne t’intéressait pas.
On passa donc à l’esclave suivant qui, lui, portait un écriteau indiquant « Excellent cuisinier. A tendance à s’enfuir. Pas cher. » On pouvait sans doute l’avoir pour le prix d’un poulet, mais si c’était pour passer le temps à lui courir après, autant garder le poulet qui, lui, ne quitterait la basse-cour que pour sauter sur la broche.
Un autre était un « Bon serviteur, un peu lent, très habile en cordonnerie. » Le panneau plus loin disait : « Sujet à des rhumes répétés qui le rendent inapte au service de table. »
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Par MuD, le 12/10/2010
La griffe des sorciers de
Evelyne Brisou-Pellen
La vie est d'une insondable richesse. La fin n'est que le commencement.
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Par Nano, le 23/07/2012
Piège pour Iphigénie de
Evelyne Brisou-Pellen
Les épaules du vieil homme s'affaissèrent.
- Oh, madame, je voudrais bien pouvoir en plaisanter, mais notre devin Calchas a dit que le vent est retenu par la déesse Artémis, qui est fâchée contre Agamemnon.
- Ah bon ? fit ma mère sans, bien sûr, percevoir ce qu'il y avait derrière ces mots. Pourquoi ?
- Il aurait tué une biche en se vantant d'être plus adroit que la déesse de la chasse elle-même. En réparation de cette insolence, Artémis demande un sacrifice pour laisser partir l'armée.
- Et nous devons être présentes pour le sacrifice ?
- Pas vous, dame Clytemnestre, c'est pourquoi il veut vous renvoyer à Mycènes. Seulement votre fille Iphigénie.
- Elle doit aider à accomplir le sacrifice ?
- Non... C'est elle... qui sera sacrifiée.
Tout mon sang se retira. Des cercles se dessinèrent devant mes yeux, je m'accrochai violemment à la table. J'étais certaine que ce que disait le vieux serviteur était exact. Cela expliquait trop de choses : l'attitude embarrassée de mon père, ce faux bruit de mariage – auquel il avait renoncé si vite – son empressement à me faire venir. Mon père, mon père m'avait appelée ici pour... pour...
(…) Je voyais le visage exsangue de ma mère, ses lèvres crispées. C'est à peine si je la reconnaissais.
- Sa propre fille... bredouilla-t-elle. La chair de sa chair... Ma petite, ma belle...
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La Tribu de Celtill, Tome 1 : Le Jour où le Ciel a parlé de
Evelyne Brisou-Pellen
— Bon. Bon... Alors, écoute-moi bien: si tu dis un mot de la mission que je vais te confier, je te coupe les oreilles et je te les fais bouffer à la sauce piquante.
— Oh oh, lâcha l'esclave pas franchement terrorisé, vous m'intriguez, maître. Vous avez donc un secret? J'adore les secrets.
Et sous le regard sombre de mon père, il rectifia:
— Mais je les garde pour moi, naturellement. N'est-ce pas le rôle d'un esclave d'être sourd et aveugle comme vent de tempête?
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Par Tchippy, le 10/10/2012
Ysée, Tome 2 : Les diamants bleus de
Evelyne Brisou-Pellen
Ysée s'en mêla :
- Si tu n'ouvres pas immédiatement, tu regretteras que ta mère t'ait mis au monde, étron puant !
Joffrey la considéra avec stupéfaction :
- Eh !... Tu n'y vas pas de main morte avec le vocabulaire. Moi qui te croyais poète.
Ysée se sentit confuse. Elle avait changé de monde, il fallait qu'elle s'en souvienne.
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Par Nerv, le 29/03/2013
Deux graines de cacao de
Evelyne Brisou-Pellen
"Six mois, ce n'est pas long. Tu ne manques de rien, ici.
-Si De...De chocolat."
Le cuisinier lui lance un regard surpris.
"C'est marrant que tu dises ça, parce qu'au début, quand je me suis embarqué, c'est ce qui m'a manqué le plus. Le chocolat, c'est comme le tabac. Quand tu n'en a plus, tu te sens orphelin"
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