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Par gill, le 14/03/2012
Au seuil du futur de
Howard Fast
Il était une fois un écrivain nommé Howard Fast. C'était un homme courageux et décidé. Il avait pris conscience de la liberté et de l'esclavage, de la noblesse et de la servitude de l'homme. Il était de l'avis de cet écrivain et homme politique français de 1848, Alexis de Tocqueville qui répondait au comte de Gobineau : Que voulez vous, nous sommes de vieux entêtés qui avons donné dans la liberté humaine, et qui ne saurions, du tout, en revenir...
(extrait de la préface signée Hubert Juin insérée dans l'édition parue chez "Marabout" en 1962)
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Sylvia de
Howard Fast
La plupart des gens se contentent de faire ce qu'ils ont toujours fait: aujourd'hui sera comme hier, et demain ça continuera. C'est comme ça pour moi. Je gagne un salaire de misère dans un sale boulot. Dès que j'ai un sou en poche, je peux refuser les tâches vraiment répugnantes et accepter celles qui le sont moins, et alors j'en conçois une certaine estime pour moi-même, aussi vaine et dépourvue de sens que tous les autres sentiments que j'éprouve. Et toujours, comme tous les gens de mon espèce, je rêve que l'impossible va se produire.
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Spartacus de
Howard Fast
Telle fut la vie que mena le fils de Spartacus, jusqu'au jour où il mourut, de la mort violente de ceux qui luttent, comme son père. Les récits qu'il avait racontés à ses propres fils étaient moins clairs, moins précis. Les récits devinrent légendes, et les légendes, symboles ; mais la guerre des opprimés se poursuivit contre ceux qui les opprimaient. C'était une flamme qui brûlait tantôt haut et tantôt bas, mais sans jamais s'éteindre, et le nom de Spartacus ne mourait pas non plus. Sa descendance ne s'assurait pas tant par le sang que par la lutte menée en commun.
Un jour viendrait où Rome serait abattue, pas par les esclaves seuls, mais par les esclaves et les serfs et les paysans et par les barbares libres qui se joindraient à eux. Et tant que les hommes trimeraient pour que d'autres puissent profiter de la sueur de ceux qui travaillent, le nom de Spartacus demeurerait dans toutes les mémoires, murmuré parfois et d'autres fois clamé à voix hautes et claire.
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Spartacus de
Howard Fast
Mais il apprit beaucoup de choses à cette époque. Il apprit que la mer était une route sur laquelle coulait la vie, tout comme le sang coulait dans le corps de l'homme. Il apprit que le monde était grand et sans limites et que, partout où l'on allait, on trouvait des gens pauvres et simples, des gens comme ceux de chez lui, qui grattaient interminablement la terre pour en obtenir de quoi les faire vivre, eux et leurs enfants... et qui, en définitive, abandonnaient presque tout ce qu'ils tiraient de la terre à un chef, à un roi ou à un pirate. Et il apprit qu'il y avait un chef, un roi, un pirate qui dominait tout le reste... et qu'on l'appelait Rome.
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Par paulotlet, le 14/04/2012
silas timberman de
Howard Fast
On laissa Myra venir à lui et l'embrasser tandis qu'on lui passait les menottes; ils n'avaient rien à se dire; ils s'étaient déjà tout dit quant au passé. Pour l'avenir, ils n'avaient pas encore de paroles, mais ils savaient que si loin qu'ils fussent l'un de l'autre désormais, les liens qui les unissaient se resserreraient de plus en plus. En ce sens, ce jour ne marquait pas une fin pour eux, mais un autre commencement.
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Par paulotlet, le 23/06/2012
La route de la liberté de
Howard Fast
Quand le conflit fut terminé, deux cent mille noirs, qui s'étaient enrôlés dans les armées nordistes, revinrent chez eux. Beaucoup avaient le fusil à la main;
Parmi eux, Gédéon Jackson. Tout grand et fort qu'il était, il se sentait fatigué. Le fusil à la main comme les autres, revêtu d'un uniforme bleu délavé, il retourna chez lui, dans l'état de Caroline, à la plantation Carwell.
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Par paulotlet, le 24/11/2012
Les héros désespérés de
Howard Fast
Des déserteurs? Faudrait être fou pour rester ici. Un seul d'entre nous est-il encore sain d'esprit? Huit cents hommes dans mon hôpital, empilés comme de la viande chez le boucher. Nus, gelés, mourant de faim.Je coupe des bras, des jambes. Je ne suis pas docteur, mais boucher, charcutier. Il n'y a pas de docteurs. Tout ça ne tient pas debout, c'est une braque à mensonges.
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Par claudia, le 13/03/2009
Sylvia de
Howard Fast
Quand un être éclate du besoin d'aimer et d'être aimer, si l'amour ne lui apporte que tristesse et désillusion, il repousse avec une aveugle violence le premier geste de bonté ou d'affection que l'on a pour lui.