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1275 Ames de
Jim Thompson
- Bien honoré de vous connaitre , je lui dis . (...) C'est bien vous qu'avez brisé c'te fameuse greve des cheminots , pas vrai ? ( ...) Bougre de bougre ! Il en fallait du cran ! Tous ces cheminots armés de morceaux de charbon et de seaux d'eau , et vous qu'aviez pour vous défendre que des fusils de chasse et des carabines à répétition . Fichtre oui , fallait en avoir ! C'était du beau travail , je le reconnais !
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Par Seraphita, le 10/07/2010
1275 Ames de
Jim Thompson
- Je vais te dire quèqu’chose, oncle John. Ecoute bien, et que ça te soit une consolation : chacun tue ce qu’il aime.
- V… Vous m’aimez pas, m’sieu Nick.
A quoi je réponds qu’il a bougrement raison. Je n’aime que moi, sacré bon sang, et je continuerai à mentir, à tromper, à boire, à forniquer et à aller à l’église le dimanche avec tous les gens respectables.
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1275 Ames de
Jim Thompson
A partir de maintenant , tous les délinquants auront affaire à moi . A condition , bien sur , qu'ils soient ou bien des gens de couleur , ou bien de la pauvre racaille de Blancs , enfin , de ceux qu'ont pas de quoi se payer une carte d'électeur .
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Par mgeffroy, le 05/01/2008
Le criminel de
Jim Thompson
La journée avait été plutôt bonne, dans l'ensemble, c'est pourquoi j'aurais dû me douter qu'elle finirait mal. Si vous avez lu les journaux, ces derniers temps, vous savez sans doute déjà de quoi je veux parler. Ça se passe toujours comme ça, chez moi, on dirait. Aussi loin que je me souvienne, ça n'a jamais manqué. Je me réveille en forme, un matin, je me sens capable d'avaler mon petit déjeuner, pour une fois, et j'arrive même à trouver une place assise dans le train de huit heures cinq. Et ça continue de la même façon toute la journée — aucun problème, tout marche comme sur des roulettes (...)
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Par Seraphita, le 10/07/2010
1275 Ames de
Jim Thompson
Je frissonne, en songeant à la grande bonté du Seigneur qui a créé tant d’abominations dans ce monde, afin qu’une chose comme un meurtre paraisse bien bénigne en comparaison. Non, vraiment, c’est miséricordieux, c’est merveilleux de Sa part. Et je peux maintenant cesser de ruminer pour accorder un peu d’attention à ce qui se passe de l’autre côté de la fenêtre. Alors, je fais un effort surhumain, je me secoue, je me frotte les yeux et, finalement, je réussis à m’y intéresser.
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Par mgeffroy, le 05/01/2008
1275 Ames de
Jim Thompson
Toujours est-il que, le moment venu de voter, les électeurs se rendaient bien compte qu'en élisant mes concurrents, ils n'auraient plus beaucoup l'occasion de rigoler. Tout ce qu'un type aurait le droit de faire sans risquer d'être expédier au violon, c'était de boire de la limonade et peut-être d'embrasser sa femme. Ce qui ne leur disait pas grand-chose, aux gars. A leur femme non plus, d'ailleurs.
Si bien qu'à la réflexion, les électeurs ne voyaient pas la nécessité de me débarquer. Ce qui revenait à dire, au fond, que mieux valait rien du tout que quelque chose, vu qu'il suffisait de me regarder et de m'écouter un moment pour se rendre compte que je ne suis pas homme à m'insurger contre quoi que ce soit - sinon ne plus toucher ma paie - et que je n'aurai jamais assez de cran pour passer à l'action, même si l'envie m'en prenait. Je laisserais tout bonnement pisser le mérinos sans chercher à changer quoi que ce soit, parce que je n'en voyais pas l'utilité. Et finalement, le moment venu de compter les voix, je me retrouverais toujours shérif.
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Par mgeffroy, le 05/01/2008
1275 Ames de
Jim Thompson
He ben, mes enfants, je devrais l'avoir belle. Être peinard ce qui s'appelle. Tel que vous me voyez, je suis le shérif en chef du canton de Potts, et je me fais pas loin de deux mille dollars par an - sans compter les petits à-côtés. En plus, je suis logé à l'œil au premier étage de l'immeuble du tribunal, et il faudrait être bougrement difficile pour ne pas se contenter de ça : il y a même une salle de bain, ce qui fait que j'ai pas à me laver dans une lessiveuse ni à patauger jusqu'au fond du jardin pour aller aux cabinets, ce qui est le cas de la plupart des habitants de ce pays. Moi, mon paradis, je peux dire que je l'ai sur terre. Un vrai filon, que je tiens là, et pourquoi je continuerais pas à faire ma pelote, du moment que je m'occupe de mes oignons et que je prends bien garde de n'arrêter personne, à moins que je puisse pas faire autrement - et encore, à condition que ça ne mène pas loin (...) !
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1275 Ames de
Jim Thompson
Moi , je suis le shérif en chef du canton de Potts , et je suis censé ne rien faire de vraiment utile , rien qui risque de compromettre ma situation . Tout ce qui m'est permis , c'est de suivre les indications du Seigneur , de frapper sans pitié les pauv' pecheurs dont tout le monde se fout .
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Le démon dans ma peau de
Jim Thompson
Je me suis mis à rire en plaignant un peu le pauvre connard. C’est curieux, la façon dont ces gens-là cherche toujours à avaler leur acte de naissance. Ils se cramponnent, même si on fait tout pour les décourager ; pour un peu ils vous expliqueraient bien comment ils voudraient être ratatinés ! Pourquoi fallait-il qu’ils s’adressent tous à moi pour se faire tuer ? Ils ne pouvaient donc pas se faire ça eux-mêmes ?
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Par annie, le 05/07/2011
1275 Ames de
Jim Thompson
"les seules virées que je me permets, ce sont mes plongées immobiles dans les romans venus d'ailleurs."-p.41