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Par Lounima, le 02/09/2012
Fils d'Héliopolis de
James Scudamore
"Il n'est pas rare de voir, au centre ville, des gratte-ciel en ruine : quand ils vieillissent, il est plus facile et moins coûteux d'en construire d'autres ailleurs que de les raser pour les rebâtir. Ces tours de briques pourrissent, occupées par les sans-logis, bidonvilles verticaux attendant l'éradication. Dans certains quartiers, il y a si peu de verdure et tant de béton que, pendant les orages d'après-midi, les rues sont inondées, les routes deviennent des caniveaux. On croirait que les immeubles sont des êtres vivants hébergés par la ville, et les humains, leurs détritus.
Mais au coin de rue suivant, vous tombez sur des frondaisons luxuriantes, des trottoirs immaculés, des postes de garde aux vitres fumées et de grandes piscines miroitant au soleil. Pour chaque zone de non-droit se construit un nouvel ensemble résiduel futuriste, et pour chaque tour tombée en décrépitude se dresse la flèche hardie d'un nouveau gratte-ciel. La ville est laissée aux assauts conjoints des forces de la croissance et du délabrement : la seule constante est sa capacité à se métamorphoser." (10/18 - p.18)
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Par kathel, le 25/09/2010
Fils d'Héliopolis de
James Scudamore
Jus d'orange
Il est tôt, pas encore sept heures, et une fois de plus je me réveille aux côtés de ma soeur adoptive.
Il faut que ça s'arrête. Elle est mariée.
La climatisation marche à fond et j'ai l'impression que ma tête est immergée dans l'eau glacée, même si je suis moite et brûlant, emprisonné sous les draps par le corps de Melissa, étroitement collé au mien. Je me redresse et cherche la télécommande des volets roulants. Ils remontent doucement et la ville, jaune bile, envahit la chambre.
Le penthouse de Melissa est situé au bout d'une longue avenue qui traverse le quartier des Jardins jusqu'aux tours du centre-ville, nappées d'un brouillard de pollution. De là-haut, on a une vue plongeante sur la cime des arbres où volettent des perruches vertes. La nuit, les embouteillages illuminent l'avenue de rubans scintillants rouges et blancs. Pendant les grands matchs de football, quand un but est marqué, des feux d'artifice explosent, silencieux, en contrebas.
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Par Lounima, le 02/09/2012
Fils d'Héliopolis de
James Scudamore
"Quand cela a-t-il commencé ? Où se situe le point critique où j'aurais pu me libérer de cet amour morbide et obsessionnel pour Melissa, et vivre ma vie ? Le pas de trop vers la douleur, que je n'aurais pas dû franchir et qui m'aurait préservé du danger ? Je situe très bien ce moment; lorsque je me rejoue la scène, j'ai envie de hurler et de remonter le temps en agitant les bras pour éviter le désastre." (10/18 - p.155)
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Fils d'Héliopolis de
James Scudamore
J’ai acquis une grande popularité en organisant dîners somptueux et fêtes délirantes. Malgré tout, ce fut une période de profonde solitude. L’entourage définit la personne. Si on reste assez longtemps seul, on oublie qui on es