> Anne-Marie Carrière (Traducteur)

ISBN : 2264050454
Éditeur : 10-18 (2010)


Note moyenne : 2/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
Ludo est un " fils d'Heliopolis ", une des nombreuses favelas de Sâo Paulo où il aurait dû continuer à pousser parmi les mauvaises herbes s'il n'avait été adopté enfant par Ze Carnicelli, une opulente fortune du pays. Ludo est aujourd'hui un homme nanti, éduqué. Ludo es... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(2)

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par kathel, le 25 septembre 2010

    kathel
    La rentrée littéraire serait-elle au roman d'initiation teinté d'exotisme ? La mienne l'est en tout cas, car après "Les derniers flamants de Bombay" et "Rosa candida", me voici emmenée au Brésil par un auteur qui n'est pas brésilien mais anglais. Il a cependant vécu au Brésil, et ce qui se remarque tout d'abord, c'est sa connaissance des lieux et des gens, des favelas sordides de Sao Paulo aux résidences ultra-surveillées avec héliport et gardiens armés. L'entrée dans ce roman se fait facilement, le style est clair et agréable, assez percutant, même si ce mot semble un peu passe-partout. La construction, une fois qu'on a compris que l'auteur alternait présent et souvenirs d'enfance, rend la lecture plus attractive. Pas particulièrement sympathique de prime abord, le personnage de Ludo, Ludwig Aparecido dos Santos, Aparecido signifiant « né d'un arc-en-ciel », gagne en profondeur au fur et à mesure des retours en arrière.
    Ce jeune publicitaire intrigue, on sent la faiblesse qui est en lui, l'ambiguïté due à sa naissance de père inconnu dans une favela et son enfance plutôt préservée grâce à son adoption par Zé Carnicelli, le très riche directeur d'une chaîne de supermarchés. La cuisine tient une grand place dans le roman, elle est représentée par la mère de Ludo, cuisinière pour la prospère famille Carnicelli, et les titres de chapitres sont autant de noms de mets, parfois des symboles très forts pour le personnage principal, comme la feijoada ou le club sandwich. Encore un point commun avec Rosa candida, la relation mère-fils qui est très forte et qui cette fois, tourne autour de la cuisine. Les autres personnages, même s'ils sont bien décrits, sont des sortes de figurants dans le drame que devient la vie de Ludo.
    Finalement, est-ce que j'ai aimé ce roman ? Oui, même si mon intérêt a fléchi un peu vers le milieu du roman, car après quelques scènes très saisissantes au début, je me demandais où l'auteur voulait en venir, s'il voulait seulement pointer l'opposition entre très riches et très pauvres dans les grandes métropoles brésiliennes ou s'il allait en sortir autre chose. Je peux dire, sans en raconter plus, que la fin ne m'a pas déçue et que j'aurais à l'œil ce jeune auteur dans les années à venir.

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-james-scudamore-fils-d-h..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par blogoculture, le 16 novembre 2010

    blogoculture
    On nous raconte la vie de Ludo, un jeune homme brésilien tiré des favelas et travaillant désormais dans une grande société et dont le père adoptif est un magnat de la finance. Les origines plus ou moins troubles de cette adoption, les relations quasi incestueuses avec sa « demi-soeur », l'ennui profond de son existence sont les fils conducteurs de l'oeuvre. La dichotomie entre les favelas et l'environnement hautement sécurisé des luxueuses villas fait office de décor.
    L'idée de l'auteur semble être de nous prouver qu'on peut être riche et paumé, pauvre et éclatant de vie. Ludo, ce triste pantin, est entre deux mondes. Arraché à la misère crasseuse des favelas, il se sent néanmoins attiré par sa force de (sur)vie, sa fierté, ses relents d'humanité primaire et son univers impitoyable. Il tente de s'affranchir de la condescendance et de la peur (frôlant toute deux l'imbécilité dans leur caricature du pauvre) qu'inspirent les pauvres hères qui, de la marge de la société, deviennent le centre du petit monde de Ludo.
    ....
    La suite sur le blog!

    Lien : http://blogoculture.com/2010/11/fils-dheliopolis/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (2)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par kathel, le 25 septembre 2010

    Jus d'orange

    Il est tôt, pas encore sept heures, et une fois de plus je me réveille aux côtés de ma soeur adoptive.
    Il faut que ça s'arrête. Elle est mariée.
    La climatisation marche à fond et j'ai l'impression que ma tête est immergée dans l'eau glacée, même si je suis moite et brûlant, emprisonné sous les draps par le corps de Melissa, étroitement collé au mien. Je me redresse et cherche la télécommande des volets roulants. Ils remontent doucement et la ville, jaune bile, envahit la chambre.
    Le penthouse de Melissa est situé au bout d'une longue avenue qui traverse le quartier des Jardins jusqu'aux tours du centre-ville, nappées d'un brouillard de pollution. De là-haut, on a une vue plongeante sur la cime des arbres où volettent des perruches vertes. La nuit, les embouteillages illuminent l'avenue de rubans scintillants rouges et blancs. Pendant les grands matchs de football, quand un but est marqué, des feux d'artifice explosent, silencieux, en contrebas.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par blogoculture, le 16 novembre 2010

    J’ai acquis une grande popularité en organisant dîners somptueux et fêtes délirantes. Malgré tout, ce fut une période de profonde solitude. L’entourage définit la personne. Si on reste assez longtemps seul, on oublie qui on es
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (1)

Video de James Scudamore

>Ajouter une vidéo
Vidéo de James Scudamore

Interview de James Scudamore par Confidentielles : James Scudamore a répondu à nos questions sur son livre « Fils d'Heliópolis » (éditions 10-18). Jeune auteur, James Scudamore qui a reçu le Somerset Maugham Award pour son premier roman, revient avec un second ouvrage tout aussi prometteur : « Fils d'Heliópolis » (éditions 10-18). L’histoire se déroule au Brésil, où James Scudamore a vécu quelque temps. Heliópolis, c’est le nom d’une des nombreuses favelas qui entourent São Paolo : une vie promise à la misère pour ses habitants, ce qu’aurait dû connaître le petit Ludo, né à Heliópolis, s’il n’avait été adopté par le fortuné Zé Carnicelli. Ludo grandit donc dans le faste, mais s’interroge sur sa place dans la société : il ne se reconnaît ni dans les habitants des favelas, ni dans la jeunesse dorée qu’il croise dans son monde où le luxe est omniprésent. Entre passé et présent, comment trouver un équilibre ? James Scudamore nous parle de ce personnage écartelé entre deux univers :








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Fils d'Héliopolis par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (7)

> voir plus

Quiz