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L'âge des miracles de
Karen Thompson Walker
Dans la vie, on n'a qu'un seule obligation : mourir, répondit Mme Pinsky, citant l'une de ses maximes préférées. Tout le reste relève du choix.
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Par orbe, le 30/11/2012
L'âge des miracles de
Karen Thompson Walker
Les véritables cataclysmes relèvent toujours de l'imprévu, de l'impensable, de l'inconnu.
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Par Melisende, le 18/06/2012
L'âge des miracles de
Karen Thompson Walker
Je suis toujours ébahie par l'étendue de notre ignorance d'alors.
Nous avions des fusées, des satellites et les nanotechnologies. Des bras et des mains robotisés, des engins qui arpentaient la surface de Mars. Nos véhicules aériens non pilotés, contrôlés à distance, pouvaient repérer des voix humaines à trois kilomètres. Nous savions recréer de la peau synthétique, cloner des brebis. Le coeur d'un mort pouvait pomper le sang d'un étranger. Nous avancions à pas de géant dans les domaines de l'amour et de la tristesse - nous disposions de médicaments pour simuler le désir, pour dissiper le chagrin. Nous accomplissions toutes sortes de miracles : rendre la vue aux aveugles et l'ouïe aux sourds, faire apparaître des bébés dans les ventres de femmes infertiles. A l'époque du ralentissement, des chercheurs qui travaillaient sur des cellules souches étaient sur le point de guérir la paralysie - il y avait fort à parier que les paraplégiques auraient rapidement pu remarcher.
Et malgré tout, l'inconnu surpassait encore le connu. Nous n'avons jamais déterminé l'origine du ralentissement. La source de notre souffrance est restée, à tout jamais, mystérieuse.
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Par Biname, le 21/05/2012
L'âge des miracles de
Karen Thompson Walker
Difficile de croire qu'à une certaine époque pas si lointaine on imprimait chaque année, dans ce pays, d'épais almanachs indiquant, entre autres, l'heure précise du lever et de coucher du soleil pour les trois cent soixante-cinq jours à venir. Je suis convaincue que nous avons perdu autre chose avec la disparition de cette cadence régulière, une croyance générale en la fiabilité de certaines réalités.
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L'âge des miracles de
Karen Thompson Walker
J'aurais dû savoir, déjà, que ce ne sont pas les désastres qu'on anticipe qui finissent par advenir... mais ceux auxquels on ne s'attend jamais.
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Par Ancolie, le 01/10/2012
L'âge des miracles de
Karen Thompson Walker
C'était le collège, l'âge des miracles, celui où les élèves prennent près de dix centimètres durant l'été, où les poitrines s'épanouissent d'un coup, où les voix plongent et s'envolent. Nos premières imperfections apparaissaient, mais on les corrigeait. Une mauvaise vue disparaissait grâce à la magie des lentilles de contact. Des dents de travers étaient réalignées grâce à un appareil. Une peau boutonneuse se voyait purifiée par l'application de produits chimiques. Certaines filles devenaient belles. Certains garçons devenaient grands. Quant à moi, je continuais à ressembler à une gamine.
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Par goodgarn, le 22/10/2012
L'âge des miracles de
Karen Thompson Walker
Au début, ce temps supplémentaire qui faisait une boursouflure à la frontiére de chaque journée est passé inaperçu, telle une tumeur grossissant imperceptiblement sous la peau.
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Par orbe, le 30/11/2012
L'âge des miracles de
Karen Thompson Walker
Il n'y avait aucune image à montrer à la télévision, ni immeubles en feu, ni ponts effondrés, ni bouts de ferraille tordue, ni terre brûlée, ni maisons emportées par un glissement de terrain. Aucun blessé. Aucun mort. Ce fut, au début, une tragédie invisible.
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L'âge des miracles de
Karen Thompson Walker
Il se peut que tout ce qui nous est arrivé, à ma famille et à moi, n'ait absolument rien à voir avec le ralentissement. C'est de l'ordre du possible. Toutefois, j'ai des doutes. De sérieux doutes.
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Par Biname, le 21/05/2012
L'âge des miracles de
Karen Thompson Walker
Je savais que c'était considéré comme une chance d'avoir son anniversaire qui tombait une nuit noire.