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Par Shana, le 03/03/2010
Anne La Maison aux pignons verts T01 de
Lucy Maud Montgomery
« Faire sa prière n'est pas tout à fait la même chose que prier, observa Anne, absorbée dans ses réflexions. Mais je vais m'imaginer que je suis le vent qui souffle, là-haut, dans le faîte de ces arbres. Lorsque j'en aurai assez des arbres, je m'imaginerai que je descends doucement, parmi ces fougères, et puis je m'envolerai jusqu'au jardin de Mme Lynde, et j'y ferai danser les fleurs, et là, d'un seul coup, je balayerai le champ de trèfle. Puis je soufflerai sur le Lac-aux-Miroirs et je le ferai onduler pour qu'il forme de petites vagues brillantes. Oh, comme le vent permet à l'imagination de vagabonder ! Eh bien, c'est fini, je ne dirai plus rien, Marilla. »
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Par Theoma, le 04/04/2011
Anne La Maison aux pignons verts T01 de
Lucy Maud Montgomery
Marilla, n'est-il pas merveilleux de penser que demain commence une journée dépourvue de bêtises ?
Je te fais confiance pour remédier à cela, dit Marilla, tu n'as pas ta pareille pour commettre des bêtises, Anne.
Oui, je ne le sais que trop bien, admit Anne tristement. Mais, Marilla, n'as-tu pas remarqué quelque chose d'encourageant ? Je ne fais jamais la même bêtise deux fois.
Je me demande où est l'avantage, puisque tu en inventes toujours de nouvelles.
Mais, oh, Marilla, ne comprends-tu pas ? Il doit bien y a voir une limite au nombre de bêtises qu'une personne peut inventer, et, quand j'aurai atteint cette limite, ce sera terminé. Tu ne peux pas savoir à quel point cela me réconforte.
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Anne dans sa maison de reve T05 de
Lucy Maud Montgomery
C'était une grève qui connaissait la magie et le mystère des tempêtes et des étoiles. Il en émanait une grande solitude. Les bois ne sont jamais solitaires, ils sont pleins d'une vie chuchotante, envoûtante et amicale. Mais la mer est une âme puissante, gémissant sans cesse de quelque grand chagrin qu'elle ne peut partager, et l'enfermant en elle-même pour l'éternité. Nous ne pouvons jamais percer son mystère infini, nous ne pouvons que nous interroger, fascinés et subjugués, sur sa rive.
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Par basilic92, le 03/01/2013
Anne La Maison aux pignons verts T01 de
Lucy Maud Montgomery
"Oh regardez, une abeille énorme vient de tomber d'une des fleurs de pommier ! Quel bel endroit pour vivre, une fleur de pommier, ne pensez-vous pas? Imaginez-vous en train de dormir dedans, pensant que le vent la berce. Si je n'était pas une petite fille, je pense que j'aimerais être une abeille et vivre parmi les fleurs."
"Hier, vous vouliez être une mouette", fit Marilla en reniflant. "Je pense que vous manquez de constance".
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Par Aline1102, le 11/03/2012
Anne La Maison aux pignons verts T01 de
Lucy Maud Montgomery
Madame Rachel Lynde habitait à l'endroit précis où la grand-route d'Avonlea plongeait brusquement dans le creux d'un vallon bordé d'aunes et de fuschias et traversé d'un ruisseau qui prenait sa source dans le bois, en arrière de la vieille maison Cuthbert. On disait que ce ruisseau impétueux serpentait à travers le bois par un mystérieux dédale de méandres, de cuvettes et de cascades, mais, une fois arrivé à Lynde's Hollow, il se transformait en un ruisselet paisible parfaitement discipliné, car même un ruisseau n'aurait pu passer devant la porte de Mme Rachel Lynde sans soigner son apparence et ses bonnes manières. Il était sans doute fort conscient, ce ruisseau, que Mme Rachel, assise derrière sa fenêtre, prenait bonne note de tout ce qu'elle apercevait, à commencer par les enfants et les cours d'eau. Il savait bien que, pour peu qu'elle remarquât quelque chose d'étrange ou de déplacé, elle ne serait en paix qu'après en avoir compris le pourquoi et le comment.
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Anne La Maison aux pignons verts T01 de
Lucy Maud Montgomery
Anne était assise à la turque sur la carpette devant le feu, suivant du regard le mouvement joyeux des flammes, chaleur du soleil de centaines d'étés que distillait à présent ce bon bois d'érable.
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Anne La Maison aux pignons verts T01 de
Lucy Maud Montgomery
- Oh, vous pouvez parler autant que vous voulez. Ça ne me dérange pas.
- Oh, merci, merci beaucoup. Je sens déjà que vous et moi, nous allons nous entendre merveilleusement. C’est un tel plaisir que de pouvoir parler quand on veut, sans se faire dire que les enfants sont faits pour être sages et pour se taire! On m’a répété ça des millions de fois. Et les gens rient de moi, en plus, parce que j’utilise de grands mots. Mais si on a de grandes idées, il faut bien se servir de grands mots pour les exprimer, pas vrai ?
- Eh bien, ma foi, ça me semble raisonnable, dit Matthew.
- Mme Spencer a dit que je devais avoir la langue bien pendue par le milieu. Mais ce n’est pas vrai : elle est solidement arrimée à un bout. Mme Spencer a dit que votre domaine s’appelle Green Gables à cause de ses pignons verts. Je lui ai arraché tout ce qu’elle savait sur le sujet. Elle m’a dit qu’il y avait plein d’arbres tout autour. J’étais aux anges! J’adore les arbres. Il n’y en avait pas autour de l’orphelinat, à peine quelques pauvres choses chétives et rabougries, devant la bâtisse, étouffées dans des cages en forme de grilles et peintes en blanc. On aurait dit des orphelins, eux aussi, ces pauvres arbres. J’aurais presque pleuré, rien qu’à les regarder.
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Anne d'Avonlea T02 de
Lucy Maud Montgomery
Quelques secondes plus tard, Mlle Lavendar se tenait dans l'embrasure de la porte. Anne et Diana furent si surprises qu'elles en oublièrent leurs bonne manières et se mirent à la dévisager. Elles s'étaient inconsciemment attendues à rencontrer le type de vieille fille habituel, celui qu'elles connaissaient par expérience, c'est-à-dire un personnage plutôt anguleux, à l'impeccable chignon gris et portant des lunettes. Elles n'auraient jamais pu imaginer quelqu'un de comparable à Mlle Lavendar.
C'était une dame menue, aux magnifiques cheveux de neige épais et ondulés, soigneusement coiffés en bandeaux bouffants. Son visage était presque celui d'une jeune fille: joues roses, jolie bouche, grands et doux yeux bruns et fossettes.
[...]
Anne: "Nous aimerions rester [...], mais vous attendez d'autres invités, n'est ce pas?
Mlle Lavendar jeta un nouveau regard vers la table (le couvert pour le thé était mis!) et rougit.
- Je sais que vous me trouverez complétement folle, fit-elle. C'est vrai que je le suis...et j'ai honte seulement quand on le découvre, sinon je n'aurais jamais honte. Je n'attends personne... je faisais juste semblant. Voyez-vous, je m'ennuyais.
[...] Anne: Oh! vous aussi, vous imaginez des choses!
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Anne d Ingleside Anne T06 de
Lucy Maud Montgomery
Son ancienne chambre du pignon était toujours accueillante et quand Anne s'y était rendue, le soir de son arrivée, elle avait trouvé le gros bouquet de fleurs printanières que Mme Lynde avait mis à son intention, un bouquet qui, quand Anne y avait enfoui son visage, avait semblé contenir tout le parfum de ces années jamais oubliées. La jeune Anne d'autrefois l'attendait là. Une bonne vieille joie remua au fond de son coeur. La chambre du pignon l'entourait de ses bras, l'encerclait, l'enveloppait. (…) Anne oublia qu'elle était l'heureuse mère de cinq enfants… et que Susan Baker, là-bas, à Ingleside, était de nouveau à tricoter de mystérieux petits chaussons. Elle était redevenue Anne des pignons verts.
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Anne La Maison aux pignons verts T01 de
Lucy Maud Montgomery
Mais si vous m'appelez Anne, de grâce, appelez-moi Anne avec un e à la fin.
- Quelle différence cela fait-il, la façon dont on l'écrit ?" s'enquit Marilla, qui avait de nouveau son sourire un peu éraillé, tout en préparant le thé.
"Oh, mais ça fait toute la différence. ça a tellement meilleure apparence. Quand vous entendez prononcez un nom, est-ce que vous ne pouvez pas vous l'imaginer dans votre tête, tout comme s'il était imprimé ? Je peux, moi ; et A-n-n me semble horrible, alors que A-n-n-e a une allure autrement plus distinguée ! Pourvu que vous m'appelez Anne avec un e,je ferai un effort pour ne pas exiger qu'on m'appelle Cordélia.
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