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Par canel, le 24/01/2013
Dans le ventre des mères de
Marin Ledun
(...) dire [à sa femme dépressive] qu'il l'aime mais qu'il ne peut rien pour elle. Pour ses insomnies, ses cauchemars, ses crises. Lui expliquer qu'il est juste son mari, pas son psy, ni son analyste, son médecin traitant, sa meilleur amie ou sa mère. Oser lui avouer qu'il a besoin de respirer un peu, que ce n'est pas une vie, qu'elle pourrait être plus compréhensive. Elle lui répondrait en pleurant, criant, geignant, qu'il savait tout cela dès le départ, qu'il a toujours su à propos de sa maladie. Il gueulerait : mais quelle foutue maladie ? Tu n'as rien ! C'est juste dans ta tête ! (p. 187-188)
[précisons qu'il est flic, pas médecin... mais s'il le dit...]
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Par gruz, le 20/09/2012
Marketing viral de
Marin Ledun
La concurrence entre labos augmente proportionnellement aux restrictions budgétaires du ministère vis-à-vis des sciences humaines et sociales, réputées moins productives.
Enseignement et recherche ne se mesurent plus que sur des critères de rentabilité.
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Par MissAlfie, le 21/05/2012
Les visages écrasés de
Marin Ledun
Le corps relève de la médecin du travail, le psychisme, non. Le foie, les muscles, les traumatismes crâniens, les entorses, les foulures, les bras cassés, les fémurs brisés, les infections, les irradiations, tout cela ou presque rentre avec le temps dans les cadres établis par la déontologie médicale. Par contre, ce qui se passe dans la tête doit rester dans le cadre strict du domicile. Au mieux, on parlera de stress. Au pire, on vous demandera de garder vos idées noires à la maison. Un salarié qui tente de se suicider sera presque soupçonné de vouloir nuire à l'image de son employeur. Ou, plus grave, au monde du travail en général.
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Par canel, le 26/01/2013
Dans le ventre des mères de
Marin Ledun
Ne parlez pas de logique et ouvrez les yeux, bon sang ! La moitié de cette planète crève de faim et de soif, les peuples démocratiques dont vous croyez défendre les principes exploitent cette misère pour s'engraisser, et ce qu'ils ne détruisent pas, ils le volent. (p. 442)
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Par caro64, le 31/01/2013
Dans le ventre des mères de
Marin Ledun
Objectif numéro un : retourner à Thines. Mort au nom de ses idéaux. Mort pour elle. En vain. Numéro deux : retrouver Peter et le tuer. Elle n’éprouve aucun remord. Elle est dans le camp des bourreaux et des sorciers. Des victimes et des cobayes. Le venin et le vaccin, le rat de laboratoire et l’antidote. Elle est tout cela à la fois. Trois : s’assurer que le virus est mort.
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Par gruz, le 22/09/2012
Marketing viral de
Marin Ledun
Les données politiques et économiques ont changé... la mondialisation des capitaux... la montée en puissance du marketing dans tous les domaines, la perte de contrôle des gouvernements au profit des multinationales de l'informatique, du multimédia, des télécommunications, de l'armement ou du secteur pharmaceutique. La vache folle, les OGM, la biométrie, les programmes informatiques espions, le fichage généralisé.
Tout cela était imposable il y a à peine cinq ou dix ans...
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Par Spilett, le 06/02/2013
Zone est de
Marin Ledun
On ne persuade pas un chercheur d'or de changer de coin de rivière sous prétexte qu'il n'y trouvera rien. Il croira toujours que vous cherchez à le voler.
Lui ou ses rêves.
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Les visages écrasés de
Marin Ledun
Parce qu’un salarié ne se suicide pas directement à cause d’un chef trop zélé ou d’un collègue harceleur. Cela ne suffit pas. La souffrance nait de la disparition progressive de tous ses minuscules espaces de liberté nécessaires et vitaux sur lesquels le top management rogne pour accroître les marges de productivité.
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Les visages écrasés de
Marin Ledun
Je ne suis pas la bienvenue.
Trop de secrets passés par mon cabinet. Je connais tous les visages. Chaque petite histoire qui m'a été racontée et a été inscrite noir sur blanc dans mes dossiers.
Je le sais. Ils le savent. Leurs casseroles que je traîne jour et nuit font un bruit d'enfer. Mêmes les oreilles bouchées et les yeux fermés, le vacarme est assourdissant.
Ils pensent : Elle en sait trop.
Je me retiens de leur dire : On a tous quelque chose à se reprocher.
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Par orbe, le 03/11/2012
Interception de
Marin Ledun
L’affection neurologique dont toi, Vincent et vos camarades croyez souffrir, dit Hughling, est en réalité un don très rare qui vous permet d’accéder au labyrinthe des possibles, seule voie d’accès aux centaines de portes qui s’ouvrent sur autant de mondes possibles. Ces mondes sont en lutte permanente pour remplacer le monde tel qu'il existe aujourd’hui