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Par Aela, le 15/05/2012
Mapuche de
Caryl Férey
Les femmes s'étaient réunies devant l'obélisque, un lange de bébé sur la tête, le panuelo, comme symbole de leurs enfants volés.
Défiant ouvertement le pouvoir, les Mères réclamaient l'"apparition en vie" de leurs proches, refusant le deuil sur ce prinicipe: les enfants étaient partis vivants et, aussi longtemps que les tortionnaires n'auraient pas avoué leurs crimes, ces "disparus" resteraient vivants.
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Mapuche de
Caryl Férey
Le temps s'effaçait, une vie de crayon de papier.
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Mapuche de
Caryl Férey
toujours hyper documenté, écriture efficace, on se laisse emporter par les personnages, l'Histoire, le pays, l'intrigue ... mais ... le dénouement est un peu trop précoce et ... dommage !
comme d'habitude avec Férey qqs scène de torture bien dures, à la limite de la nausée
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Mapuche de
Caryl Férey
Les enlèvements, la mise en détention illégale et la torture systématique étaient une structure parallèle de coercition bureaucratique et hiérarchique efficace, apte à semer une terreur sans précédent dans la population ; le but était aussi de faire souffrir l'imagination des vivants.
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Par Aela, le 15/05/2012
Mapuche de
Caryl Férey
On confiait les bébés des disparus politiques à des couples stériles proches du pouvoir, officiers, policiers, parfois même aux tortionnaires, faux documents à l'appui.
Apropriador: c'était le nom donné aux parents adoptifs.
Les listes d'attente étaient longues, les passe-droits de mise.
Les "apropriadores" attendaient qu'une prisonnière accouche sous X avant de récupérer la chair de ses entrailles.
Que la mère soit liquidée après avoir donné la vie n'était pas leur problème: ces bébés faisaient partie du "butin de guerre".
Les liens qui unissaient ces bébés volés à leurs parents adoptifs étaient établis sur la base du mensonge et du crime.
Les Grands-Mères de la Place de Mai ne s'y étaient pas trompées, ouvrant une cellule psychologique pour aider ces enfants à surmonter le traumatisme.
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Par Aela, le 15/05/2012
Mapuche de
Caryl Férey
L'icône nationale, Juan Peron, avait reçu une somme considérable en vendant huit mille passeports aux agents de l'Axe alors en fuite.
De nombreux officiers nazis avaient ainsi formé les militaires et les policiers argentins, des brochures circulaient dans les casernes.
Outre des instructeurs, les plus grands criminels de guerre avaient transité par le pays Mengele, Boorman, qu'on disait propriétaire du trésor nazi, Eichmann, dont la maison donnait sur un cimetière juif.
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Par Aela, le 15/05/2012
Mapuche de
Caryl Férey
Ecrasés militairement lors de la Grande Battue à travers la pampa, tirés comme des lapins à coups de Remington, livrés aux écoles religieuses ou comme esclaves aux estancieros qui s'étaient partagés leurs terres, parqués, acculturés appauvris, réduits au silence, mentant sur leur origine lors des rares recensements, oubliant leur culture, les Mapuche avaient traversé le siècle comme des ombres.
Des fantômes; En rayant vingt-cinq ans de traités signés avec l' Espagne, la Constitution de 1810 avait purement et simplement nié les Mapuche, les "gens de la terre" qui vivaient en nomades ici depuis deux mille ans.
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Par Aela, le 15/05/2012
Mapuche de
Caryl Férey
Buenos Aires était née de rien, une terre de broussailles et de boue au bord d'un estuaire ouvert sur l'océan où soufflaient des vents contraires.
C'est ici que les colons avaient construit le port de commerce, la Boca, mâchoires fermées sur le continent amérindien.
La Boca colorée par le sang des vaches qu'on y égorgeait jusqu'à ce qu'il inonde les trottoirs, celui des filles qui croyaient migrer d'Europe vers un nouvel eldorado ou qu'on enlevait sous de fausses promesses de mariage avant de les envoyer à l'abattoir, soixante clients par jour sept jours sur sept, dans les bordels à marins _ un autre siècle.
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Par caro64, le 09/07/2010
Zulu de
Caryl Férey
L'Afrique recrachait des tueurs en série comme les rivières des squelettes à la saison sèche.
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Par caro64, le 09/07/2010
Zulu de
Caryl Férey
L'Afrique du sud d'aujourd'hui n'est pas ce paradis légal dont l'on aurait pu rêver avec l'élection de Mandela. Le passé a laissé des traces indélébiles. Les luttes internes entre opposants ont été aussi meurtrières que la répression du pouvoir blanc. Et la violence des blancs a trouvé une réponse dans l'opiniâtreté des noirs. Chaos et conflits ne se sont que déplacés, et ils existent toujours. L'apartheid n'est plus légal, mais il reste social.
Dix-huit mille meurtres par an, vingt-six mille agressions graves, soixante mille viols officiels (probablement dix fois plus), cinq millions d’armes pour quarante-cinq millions d’habitants : Comment la première démocratie d’Afrique pouvait être le pays le plus dangereux du monde ?
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