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Par phire, le 01/02/2012
Le martyre des Magdalènes : Une enquête de Jack Taylor de
Ken Bruen
Quelqu'un a dit qu'on prend pleinement conscience de l'impact de la solitude quand on se trouve dans sa cuisine à préparer un repas pour une personne. Tout se conjugue au singulier : une tasse, un jeu de couverts, une assiette et, probablement un seul et unique projet pourri. Si on vit assez longtemps en solitaire, on se fabrique des habitudes obsessionnelles. Pourquoi ? Comme si quelqu'un allait râler bordel ? On n'a qu'à laisser ce foutoir s'empiler pendant une semaine, voir si ça dérange quelq'un; mais on ne le fait pas parce qu'on en est incapable. Les rites qu'on s'est inventés continuent seuls à vous rattacher à l'espèce humaine, et ce qu'il y a de pire c'est qu'on en est parfaitement conscient.
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Par phire, le 01/02/2012
Le martyre des Magdalènes : Une enquête de Jack Taylor de
Ken Bruen
Je me sentais détendu, aux franges d'une molle sérénité. Donovan (1), ça vous rappelle quelque chose ? S'il incarnait la réponse des anglais à Bob Dylan, on frémit à la pensée de ce qu'était la question. Il portait une casquette en jean, avait un visage de lutin et je me souvenais encore d'Atlantis.
Que Dieu me garde.
Il vivait maintenant dans le nord de Cork et, comme les autres stars du rock expatriées, aimait pousser la chansonnette et gratter la guitare dans le pub de son quartier. Sa fille était l'actrice Iona Sky. Avant que les oeufs n'arrivent, je m'interrogeai "Comment se fait il que je sache ce genre de conneries?
Pire encore, pourquoi?
(1)NdT Chanteur qui rencontra un succès planétaire en susurrant Mellow Yellow avec une intense mollesse.
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Par phire, le 01/02/2012
Le martyre des Magdalènes : Une enquête de Jack Taylor de
Ken Bruen
Un client s'arrêta et nous demanda :
- Vous êtes au courant ?
En Irlande, cela pourrait signifier que le pape est mort, ou bien qu'il a cessé de pleuvoir
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Par nadejda, le 18/09/2011
Delirium tremens : Une enquête de Jack Taylor de
Ken Bruen
Quand j'aimais l'apparence et le contact d'un livre, je me mettais à le lire. C'est comme ça que j'ai commencé à découvrir la poésie. Je ne l'ai jamais trouvée dans ma vie, mais elle était toujours à portée de main.
Je ne disais pas un mot de tout ça à aucun être humain. Dans notre rue, si vous parliez de poésie, vous y laissiez vos couilles. p 149
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Par nadejda, le 18/09/2011
Delirium tremens : Une enquête de Jack Taylor de
Ken Bruen
Mon père adorait lire ; il parlait toujours du pouvoir du livre. Après sa mort, un type m'a arrêté dans la rue et m'a dit : "Ton père, c'était une vraie pute avec les bouquins." --- J'aurais dû faire graver ça sur sa tombe. Ça lui aurait fait plaisir. p191
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Par Nanne, le 07/04/2010
Delirium tremens : Une enquête de Jack Taylor de
Ken Bruen
Il est quasiment impossible de se faire renvoyer de la Garda Siochana. Il faut vraiment y mettre du sien. Tant que vous ne devenez pas un objet de honte, ils sont prêts à tolérer presque n'importe quoi. J'avais atteint la limite. Plusieurs
Mises en garde
Avertissements
Dernières chances
Sursis
Et je ne m'améliorais toujours pas. Je ne dessoulais pas non plus. Ne vous méprenez pas : les gardai et l'alcool entretiennent une vieille relation, presque amoureuse. A vrai dire, un garda abstinent est considéré avec méfiance, quand ce n'est pas avec une totale dérision, à l'intérieur et à l'extérieur de la police
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Par nadejda, le 18/09/2011
Delirium tremens : Une enquête de Jack Taylor de
Ken Bruen
RECETTE POUR ELEVER UN POETE :
"Autant de névroses que l'enfant peut en supporter" W. H. Auden p188
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Delirium tremens : Une enquête de Jack Taylor de
Ken Bruen
Malachy ressemblait à Sean Connery, à part
Le bronzage
Le golf.
On ne pouvait pas le qualifier d’ami. Les prêtres ont d’autres loyautés. Je le connaissais depuis que j’étais gamin. Il vit mes blessures et dit :
— Tu continues à boire.
— Ca n’a rien à voir.
Il sortit ses cigarettes. Des Major. Le paquet vert et blanc. Aussi fortes qu’un coup de pied de mule et deux fois plus mortelles. Je dis :
— Vous continuez à fumer.
— Comme Bette Davis.
— Elle est morte.
— Justement.
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Delirium tremens : Une enquête de Jack Taylor de
Ken Bruen
Mon père était un homme adorable. Enfant, je me souviens qu’un jour, il avait soudain débarrassé tous les meubles de la cuisine. Les chaises, les tables, empilées contre le mur. Puis il avait pris ma mère par la main et ils avaient dansé d’un bout à l’autre de la cuisine. Le rire gargouillait dans sa gorge, et elle avait crié :
— Idiot, va !
Quoi qu’il arrive, il disait :
« Tant que tu peux danser, tu t’en sors. »
Il a dansé aussi longtemps qu’il a pu.
Je ne danse jamais.
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Par nadejda, le 18/09/2011
Delirium tremens : Une enquête de Jack Taylor de
Ken Bruen
Cathy s'arrêta de chanter et dit :
--- Voilà le spectacle est fini.
Je dis, sans réfléchir :
-- Personne ne chante avec une voix aussi pure que ceux qui vivent dans l'enfer le plus profond.
Elle hocha la tête et dit :
-- Kafka.
-- Qui ?
-- Il a dit ça.
-- Tu le connais ?
-- J'ai connu l'enfer. p 38