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Par cicou45, le 13/12/2011
La trahison des dieux de
Marion Zimmer Bradley
"Chacun de nous doit assumer sa destinée [...] la connaître à l'avance ne la rend pas moins lourde à supporter."
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Par dbaudelet, le 29/01/2012
Les Âges du Chaos de
Marion Zimmer Bradley
Prenant Orain d'une main, il toucha sa matrice de l'autre.
L'horizon d'Orain se dilata dans un claquement de tonnerre. Soudain, il volait, très haut au-dessus du sol, dans une brume multicolore. Carolin était là, en une communion si profonde avec lui qu'il en aurait pleuré de joie. Il exprima nerveusement ses pensées, pour s'apercevoir que la parole était inutile et même indésirable dans cette rencontre de leurs esprits et de leurs êtres.
Envol, page 157.
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Par dbaudelet, le 29/01/2012
Les Âges du Chaos de
Marion Zimmer Bradley
Tout à coup, le laran afflua en Laria, le laran d'Avron, et elle devint son amplificateur. Elle tourna ses yeux d'un bleu éblouissant sur les bandits, et elle sut qu'elle pouvait les tuer avec le laran d'Avron. Mais l'esprit Avron était toujours uni au sien, vivant et compatissant, et il calma sa fureur. C'est pourquoi les bandits stupéfaits furent soulevés et déposés sur la route, l'esprit hébété, mais le corps indemne.
Bleu Matrice, page 150.
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Par Orphea, le 18/03/2009
Les Dames du lac, tome 1 de
Marion Zimmer Bradley
Prologue
Morgane parle...
"Jadis on m'a donné les noms les plus divers : ceux de soeur, d'amante, de prêtresse, de mage et de reine. Aujourd'hui, le temps de la sagesse venu pour moi, je pense proche le jour où ces choses devront être connues. Mais à dire la vérité, la vérité toute simple, je pense que ce sont les chrétiens qui raconteront la fin de l'histoire ; en effet, le monde des Fées se sépare à jamais du monde où le Christ règne en maître. Je n'ai rien contre le Christ, mais seulement contre ses prêtres, qui appellent démon la Grande Déesse et lui dénient tout pouvoir ici-bas. Au mieux, disent-ils, sa puissance lui vient de Satan, ou bien encore la revêtent-ils de la robe bleue de la Dame de Nazareth, prétendant de surcroît qu'elle fut toujours vierge. Or que peut donc savoir une vierge des douleurs et des larmes de l'humanité?"
" C'est pourquoi maintenant, maintenant que le monde a tant changé et qu'Arthur, mon frère, mon amant---qui fut roi et qui le restera à jamais---repose, mort (endormi, dit-on), dans l'île Sacrée d'Avalon, cette histoire doit être contée telle qu'elle se déroula vraiment, avant que les prêtres du Christ Blanc ne l'effacent pour toujours avec leurs saints et leurs légendes."
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Par cicou45, le 13/12/2011
La trahison des dieux de
Marion Zimmer Bradley
_Tu es la seule ici pour laquelle je ne sois pas une étrangère, balbutia-t-elle. Je t'en pris, souhaite-moi fort d'être heureuse. [...]
"Si seulement il était aussi simple d'offrir le bonheur que de le souhaiter..."
_De toute mon âme, je te souhaite d'être heureuse, ma soeur, souffla-t-elle désemparée.
"Hélas ! tu ne le sera jamais, poursuivit-elle en elle-même, tu ne connaîtras que malheurs et tourments..."
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Les Dames du lac, tome 2 : Les brumes d'Avalon de
Marion Zimmer Bradley
Non, Lancelot, les hommes n'ont pas oublié! Ils jugent seulement ces mystères trop ardus. Ils préfèrent croire en un seul dieu qui veille sur eux, qui ne leur demande pas de lutter pour la connaissance, qui les accepte comme ils sont, avec leurs péchés qu'une banale confession suffit à effacer... Il se forgent le dieu qu'ils désirent, ou plus simplement peut-être, celui qu'ils méritent! Avec cette conception de Dieu, modèle de la réalité humaine, il n'est pas difficile de s'imaginer l'avenir que se préparent les hommes! Tant qu'ils considéraient les anciennes divinités comme bonnes et généreuses, la nature, elle aussi, se montrait bonne et généreuse. Depuis que les prêtres enseignent que les anciennes divinités sont des créatures du diable, que la nature est mauvaise et hostile, celle-ci en effet risque de le devenir. Lancelot, je vous le dis, e ne désire plus vivre dans ce monde-là!
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Par cicou45, le 16/12/2011
La trahison des dieux de
Marion Zimmer Bradley
"Comme le sommeil de la mort était paisible et fascinant ! Pourquoi les hommes le craignaient-ils tellement [...] ?"
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Les Dames du lac, tome 1 de
Marion Zimmer Bradley
A ces mots, Ygerne serra rageusement les poings.
"Laissez-moi voir cet anneau, ordonna-t-elle sèchement en fendant la foule des soldats, précédée d'un porteur de torche. Est-ce vraiment le sceau du duc?
_Oui madame, voyez, je vous prie. Ne reconnaissez-vous point votre mari?"
Et Ygerne, se baissant pour regarder l'anneau à la lumière vacillante de la torche, reconnut au même instant la voix bien-aimée, les longues mains et les serpents familiers tatoués en bleu autour des poignets. Ainsi il était venu... Il était venu au soir du solstice d'Hiver comme il l'avait promis. Mais pourquoi Uther portait-il au doigt le sceau du duc de Cornouailles? Gorlois serait-il mort? se demanda Ygerne tandis que ses genoux se dérobaient et que tout se mettait à tourner autour d'elle.
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La trahison des dieux de
Marion Zimmer Bradley
-Assez ! rugit Paris, furieux, assez de tes folles prophéties ! Ose parler encore et, de force je te ferai taire !
Mettant ses menaces à exécution avant seulement qu'elle n'ait pu poursuivre, il referma ses mains sur son cou, serra comme un forcené. Cassandre suffoqua, son cerveau s'obcurcit soudainement; un éblouissement embrasa tout son être. Dans le même temps, elle perdit connaissance.
Sa gorge la faisait horriblement souffrir. Lentement, elle y porta la main.
-Ne bouge pas, dit une voix inquiète et douce à son oreille. Bois d'abord un peu.
Elle avala quelques gorgées de vin doux et de miel, toussa, faillit s'étrangler, mais la main vigilante maintint la coupe sur ses lèvres en soutenant la nuque. Lentement elle ouvrit les yeux, reprit peu à peu ses esprits. Elle était étendue sur les dalles de la cour, et le visage d'Enée était penché sur elle.
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Par Orphea, le 11/06/2009
Les Dames du lac, tome 2 : Les brumes d'Avalon de
Marion Zimmer Bradley
"Comme je le serrais plus fort encore contre mon cœur, soudain, dans la lumière naissante de l'aube, je vis Lancelot s'éloigner, Excalibur à la main, puis la lancer de toutes ses forces dans les eaux. Un instant l'épée sacrée tournoya dans l'air, accrocha un rayon de lumière, comme l'aurait fait l'aile étincelante d'un oiseau, puis, plongea dans le Lac et disparut à mes yeux, éblouis par le soleil levant."
"Alors la voix de Lancelot, une voix métallique d'un autre monde, s'éleva :
-J'ai vu une main sortir du Lac ! Oui, une main a saisi l'épée. Par trois fois elle l'a brandie puis l'a entraînée avec elle sous les eaux...
"Moi, je n'avais rien vu, rien qu'un éclair d'argent tel un poisson jaillissant hors de l'eau et replongeant dans une gerbe scintillante. Mais Lancelot, lui, avait-il vu vraiment la main de la Déesse ?...
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