-
Par boudicca, le 11/11/2012
Gloriana ou la Reine inassouvie de
Michael Moorcock
Il est de notre devoir de renoncer aux anciennes pratiques de l'âge de fer. Vous tous ici n'en êtes-vous pas convaincus ? Bien sûr que si, messieurs, je le sais. C'est le rêve que nous partageons tous. Nous montrons au monde entier la voie qui ramène à la vraie chevalerie. Nous combattons l'injustice, l'immoralité, la cruauté et la tyrannie. Une action vile de la part d'Albion, et la structure s'effrite, le rêve s'écroule. Je suis votre Gloriana, votre reine, votre conscience et votre foi. Je vous rappelle un devoir que je n'ai pas oublié.
> lire la suite
-
Par boudicca, le 12/09/2012
Gloriana ou la Reine inassouvie de
Michael Moorcock
-Comment savez-vous que je ne vais pas encore vous tuez ?
-Une telle décision s'accompagne de rituels, des préliminaires, une mise en condition, un ton de voix. J'ai entendu beaucoup de chants de mort au cours de ma vie, monseigneur, et j'en ai chanté un certain nombre. De la même manière il y a les chansons de ceux qui vont être tués. Avez-vous jamais perçu ce genre de chansons, monseigneur ?
-Je ne vous entends pas chanter capitaine Quire.
-Je n'y tiens pas. J'aime la vie.
-Et la mort ?
-Pas la mienne.
> lire la suite
-
Par boudicca, le 10/09/2012
Gloriana ou la Reine inassouvie de
Michael Moorcock
Ragnarok est venu, et puis les dieux sont morts !
Dans de nobles combats, un à un sont tombés,
Le rusé Loke, la blonde Frey, l’impétueux Thor,
A l'ultime bataille ne se sont dérobés.
A une ère nouvelle la Terre naît alors,
Dont la radieuse Albion le fardeau portera,
Et le monde à sa gloire enfin s’associera.
> lire la suite
-
Le navire des glaces de
Michael Moorcock
Le vent se levait derrière lui . En altitude , il avait lacéré les nuages en banderoles grises et tourbillonantes , découvrant le soleil qui projetait des taches sombres sur la glace . Celle-ci semblait vivante , comme une marée qui se lève , noire à l'ombre , rouge au soleil , étincelante comme une eau vive .
-
Par Dude76, le 25/10/2010
Le cycle d'Elric de
Michael Moorcock
Les deux épées runiques s'abaissèrent.
Stormbringer se dirigea vers la main droite d'Elric, Mournbalde vers la main droite d'Yyrkoon.
Les deux hommes se tenaient face à face. Chacun observa son adversaire, puis son épée.
Les lames chantaient, d'une voix faible mais distince. Elrc souleva la gigantesque épée sans aucune peine et la retourna d'un côté et de l'autre pour admirer sa beauté.
- Stormbringer, dit-il.
Puis l'angoisse s'empara de lui.
Il eut cette angoissante impression de renaître, de renaître avec cette épée runique, cette impression de l'avoir toujours portée.
- Stormbringer ! hurla Elric en bondissant à la rencontre de son cousin. Stormbringer !
Et toujours cette angoisse, cette angoisse qui ne voulait pas le quitter ! Mais elle devint bientôt cette impulsion violente, ce besoin féroce de se battre et de tuer son cousin, de plonger sa lame dans le cœur d'Yyrkoon. Un besoin de vengeance, de sang, de mort.
- Mournblade !
C'était Yyrkoon qui venait de crier, dominant le murmure des épées et les palpitations de la caverne.
Mournablade para le coup de Stormbringer et riposta. Elric s'effaça, virevolta et tint Yyrkoon et Mournblade en respect pendant quelques instants. Nouvelles passes de part et d'autre. Les deux hommes et leurs épées étaient de même force. Les lames semblaient accomplir leur propre volonté, mais elles ne faisaient en fait qu'accomplir la volonté de ceux qui les maniaient.
Le cliquetis des armes devint bientôt un chant aux féroces accents métalliques entonné par les épées. Un chant plein de gaieté, comme si elles avaient été heureuses de croiser le fer de nouveau, bien que cet engagement dût les mettre face à face.
Elric ne voyait du Prince Yyrkoon que son visage sombre et féroce lorsqu'une lueur venait à l'éclairer. Il concentrait toute son attention sur les deux épées noires. L'enjeu de ce combat semblait être la vie d'un des deux hommes - peut-être même des deux. La rivalité entre Elric et Yyrkoon ne pouvait se comparer à la rivalité fraternelle entre les deux épées, qui semblaient même prendre un certain plaisir à rivaliser après tant de méillénaires.
Lorsque Elric le remarqua, toujours combattant - mais maintenant il se battait pour sauver son âme et sa vie -, sa haine implacable pour Yyrkoon s'affaiblit.
Il était toujours décidé à tuer son cousin, mais pas pour le plaisir d'un autre, pas pour le divertissement de ces épées.
Mournblade visa les yeux d'Elric, mais Stormbringer para le coup une fois de plus.
Elric ne se battait plus contre son cousin. Il se battait contre les épées, contre leur volonté.
Stormbringer pointa la gorge d'Yyrkoon. Mais Elric la rattrapa, sauvant ainsi la vie à son cousin. L'épée gémit alors - un gémissement presque plaintif - tout comme un chien à qui son maître interdit de mordre l'intrus.
Elric dit alors entre ses dents :
- Tu ne feras pas de moi ton pantin, épée runique ! Entendons-nous bien là-dessus, si nous devrons œuvrer ensemble.
L'épée sembla hésiter et relâcha son attention. Elric eut quelque peine à parer l'attaque de Mournblade, qui semblait avoir remarqué l'occasion à saisir.
Elric sentit un courant d'énergie envahir son bras droit et se propager dans son corps tout entier. L'épée venait d'user de son pouvoir. Dès lors Elric n'avait plus besoin de drogues et ne devait plus sentir ses forces l'abandonner. En temps de guerre, il allait triompher, en temps de paix régner en Empereur orgueilleux. Il allait pouvoir voyager seul en toute sécurité. Tout cela, c'était l'épée elle-même qui semblait le lui rappeler, alors qu'elle ripostait à l'attaque de Mournblade.
Et l'épée, que devait-elle recevoir en retour ?
Elric alors l'apprit ; c'est elle qui le lui dit sans même avoir besoin de parler. Stormbringer avait besoin de se battre, c'était sa raison de vivre. elle avait besoin de tuer, c'était son souffle de vie. Elle avait besoin de la vie et de l'âme des hommes, des démons et même des dieux.
> lire la suite
-
Par lavinia02, le 28/02/2013
Les danseurs de la fin des temps, Tome 4 : Légendes de la fin des temps de
Michael Moorcock
...Les murs se couvrirent d'épaisses tapisseries brodées de scènes empruntées à son vieux livre de contes de fées. Il se revoyait l'écoutant sans cesse : c'était sa seule consolation au temps solitaire de son extrême jeunesse.
Ici, Man Shelley, célèbre joueur d'harmonica, s'aventurait dans les profondeurs de l'Odéon (autre version de l'Enfer) pour y retrouver son chien à trois têtes favori, Omnibus. On le voyait avec son harmonica (quelquefois appelé "harpe") en train de jouer Blues pour un rossignol, composition réputée, malheureusement perdue. Là, Casablanca Bogard, avec son oeil unique au milieu du front, brandissait son épée magique, Sam, dans le combat épique qu'il livrait contre cet oiseau féroce, le Faucon Maltais, pour sauver la femme aimée, Acrilan Queen, menacée par le Grand Ensommeillé (un nain qui s'était changé en géant) et par le Mutilé Caine, qui avait été banni de Hollywood (autrement dit le Paradis) pour avoir assassiné sa soeur, l'Ange Bleu.
> lire la suite
-
Par frankgth, le 26/01/2013
Le Cycle d'Elric, tome 3 : Le Navigateur sur les mers du destin de
Michael Moorcock
C’est pourquoi philosophes et devins étaient florissants : dans un monde parfait, il n’y aurait pas eu place pour eux ; dans un monde imparfait, les mystères restaient toujours sans solution ; et c’est pourquoi il y avait toujours un grand choix de solutions.
-
Par Dude76, le 08/05/2010
Le cycle d'Elric de
Michael Moorcock
Voici l'histoire d'Elric avant que de sa cousine ce seigneur ne devienne le meurtrier, avant que de Melniboné la chute ne soit. Voici l'histoire de sa rivalité avec son cousin Yyrkoon et de son amour pour sa cousine Cymoril, avant que cette rivalité et cet amour Immyr, la Cité qui Rêve, aux pirates des Jeunes Royaumes et aux flammes ne livrent. L'histoire de deux funestes épées, Stormbringer et Mournblade, l'histoire de leur découverte et du rôle qu'elles jouèrent dans le destin d'Elric et de Melniboné - un destin qui devait forger un destin plus grand encore, celui du monde. L'histoire du Prince Elric, l'histoire de ce Seigneur des Dragons, de la flotte et du peuple presque humain qui dominèrent le monde dix mille années durant.
C'est le récit tragique de Melniboné, l'Île aux Dragons. Le récit de grandes ambitions, de passions monstrueuses. Le récit de sorcelleries, de trahisons, le récit de nobles idéaux, de souffrances et de joies cyniques, le récit du tourment de l'amour et de la douceur de la haine. C'est le récit d'Elric de Melniboné, qu'Elric lui-même très souvent ne devait revoir que dans ses cauchemars.
Chronique de l'Épée Noire.
> lire la suite
-
Par lavinia02, le 15/12/2012
Les danseurs de la fin des temps, Tome 2 : Les terres creuses de
Michael Moorcock
Et puis la musique commença.
C'était, se dit Jherek au bout de quelques instants, la musique la plus belle qu'il ait jamais entendue. Elle était profonde, solennelle et très émouvante ; elle laissait deviner des harmonies plus lointaines que celles de l'univers physique, elle esquissait des idéaux et des émotions magnifiques dans leur équilibre, leur intensité et leur humanité ; elle lui fit connaître le désespoir, et il ne désespéra plus, la douleur, et il ne souffrit plus, le cynisme, et il se sentit soulevé sur les ailes de l'espérance ; elle lui montra qu'il était laid et il ne fut plus laid ; elle l'entraîna dans les abîmes les plus profonds du malheur pour l'élever ensuite de plus en plus haut jusqu'à ce qu'enfin son corps, son esprit et ses sentiments se trouvent dans un équilibre parfait et il connut alors une extase incommensurable.
> lire la suite
-
Par lavinia02, le 21/12/2012
Les danseurs de la fin des temps, tome 3 : La fin de tous les chants de
Michael Moorcock
Une licorne paissait sur la pelouse. Elle leva des yeux intelligents et doux. Un rayon de soleil joua sur sa corne d'or.
Les yeux d'Amelia brillaient. "C'est tout ce qui ne peut pas être, m'a-t-on toujours dit. Ma mère me réprimandait de rêver à ces choses. Elle me disait qu'il n'en sortirait rien de bien.
- Et vous le croyez encore, n'est-ce pas ?"
Elle lui lança un coup d'oeil. "Je suppose que je le devrais."
Il se tut.
"D'après ma mère, les petites filles qui croyaient aux contes de fées devenaient en grandissant vaines, superficielles et finissaient toujours par être déçues. Le monde, me répétait-on, était dur, terrible, et on ne nous y plaçait que pour y gagner notre vie éternelle.
> lire la suite