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Par Amkitifa, le 18/05/2012
Le Bal des Louves, tome 1 : La Chambre maudite de
Mireille Calmel
Sur le sommet de la butte, drapée dans une fourrure grise étincelante, une louve regardait, écartelés, ces deux destins se séparer. Lorsqu'ils ne furent qu'un point à l'horizon Cythar passa sur son museau une langue rapeuse et réconfortante, faisant balancer à son cou une petite croix d'or ciselée retenue par une chaîne.
Alors seulement, la louve se mit à hurler.
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Par Lindorie, le 03/06/2010
Le Chant des sorcières, Tome 1 de
Mireille Calmel
— Non, j’ai dit NON ! s’insurgea Algonde en repoussant les mains un peu trop empressées de Mathieu vers sa taille. — Juste un petit baiser, alors. Un tout petit baiser, insista le fils du panetier en arrondissant la bouche.
— Suffit ou mon genou calmera tes ardeurs ! menaça la jouvencelle.
Elle ne plaisantait pas. Mathieu s’écarta d’elle, inquiet pour son entrejambe. Ils se chamaillaient depuis le berceau et il savait bien de quoi sa belle était capable. Choisissant une autre approche, il s’installa en tailleur sur la litière de la vache qui meugla de désapprobation, tandis qu’Algonde glissait un tabouret sous ses flancs.
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Par Lindorie, le 25/05/2010
Le lit d'Aliénor, Tome 1 de
Mireille Calmel
Il fixa, imperturbable, tout au moins en apparence, les grands yeux fulminants jusqu’à ce qu’ils perdent de leur intensité. Aliénor sentit un sanglot lui nouer la gorge. Raymond se moquait d’elle. Il aimait la soumettre, la dominer du haut de sa vingtaine superbe.
— Lâche-moi, gémit-elle, des larmes dans la voix.
Il obtempéra. Elle se détourna, glacée, et lâcha d’une voix éteinte :
— Je sais ce qu’il me reste à faire. Puisque personne ne veut de moi, je n’ai plus qu’à disparaître. Adieu !
Raymond se retint de rire. Il hasarda :
— Où vas-tu ?
— Mourir, messire, lança-t-elle, très digne, en sortant de la pièce.
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Par Iluze, le 31/08/2010
Lady Pirate, Tome 1 : Les valets du roi de
Mireille Calmel
- Qui suis-je, mère ?
- Tu es un ange, répondit Cécily en laçant avec application les chaussures cirées de Mary.
Ce 8 avril 1686, du haut de ses sept ans, la fillette reçut cette affirmation d'un air dubitatif. Plantée devant un miroir en psyché, piqueté de rouille et d'usure, examinant sa mise sous tous les angles par un mouvement souple de ses hanches fines, elle ne parvenait à se plaire.
Le miroir lui révélait un être au sexe indéfini. Les cheveux roux bouclés avaient été si mal coupés que certaines mèches retombaient sur la nuque, ou se dressaient en pique sur le crâne, tandis que d'autres venaient balayer les joues creuses, constellés de taches de rousseur, jusqu'au nez aquilin. La bouche avait encore la pulpe de l'enfance et le regard sombre en rehaussait la fragilité.
Dans ses robes élimées de jouvencelle que sa mère lui taillait dans ses propres vêtements trop usés, Mary était quelquefois parvenue à se trouver mignonnette. Dans cet accoutrement que sa mère la forçait à porter depuis quelques mois, c'était moins évident.
- Mais suis-je une fille ou un garçon ? demanda-t-elle encore.
- Les anges n'ont pas de sexe, ma chérie ! Tu es une petite fille dans l'habit d'un garçon, Mary. Cependant, cela doit rester notre secret. Tu ne voudrais pas que ta pauvre maman soit une fois encore rejetée du grand monde où nous allons ?
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Par boudicca, le 26/03/2012
Aliénor : le règne des lions de
Mireille Calmel
Les coutumes sont parfois cruelles au coeur d'une mère, mais elles forgent le caractère des dames et je veux parier que vos filles l'ont assez bien trempé pour d'une contrainte faire une destinée.
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Par Lindorie, le 03/06/2010
Le Bal des Louves, tome 1 : La Chambre maudite de
Mireille Calmel
Elle avait cessé de geindre, cessé d’avoir peur, cessé de respirer et de vivre, même si son cœur résolument continuait de battre, ses yeux de voir, et son sang de se mélanger à celui de cet homme.
Elle avait cessé d’être depuis qu’ils avaient pendu Benoît, déjà agonisant, devant ses yeux. Pour l’exemple, avait claironné François de Chazeron. On ne brave pas le seigneur. On ne résiste pas aux droits du seigneur. Benoît s’était laissé mourir tristement, vaincu par l’évidence de sa condition. Résigné dans l’âme, dans les gènes. Il payait. C’était normal.[...]
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Par Miss-Hash, le 09/08/2011
Le Bal des Louves, tome 2 : La Vengeance d'Isabeau de
Mireille Calmel
Ainsi va la vie. Elle n'attend pas que se réalisent les rêves et les espoirs de chacun.
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Par Miss-Hash, le 09/08/2011
Le Bal des Louves, tome 2 : La Vengeance d'Isabeau de
Mireille Calmel
Je suis morte dans son ombre comme tombe une goutte de rosée sur un rocher brûlant.
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Par Miss-Hash, le 09/08/2011
Le Bal des Louves, tome 2 : La Vengeance d'Isabeau de
Mireille Calmel
Ils restèrent un moment immobiles, à chercher dans l'âme de l'autre des raisons de se haïr. Ils en avaient mille. Ils n'en trouvèrent aucune.
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Par facteur84, le 02/06/2011
Le chant des sorcières de
Mireille Calmel
- C'est Philibert de Montoison, je crois qu'il est réveillé, finit par lâcher Marie d'un trait.
- Vous croyez ? reprit Albrante, sceptique.
- J'en suis sûre, affirma la jouvencelle en bombant le torse devant l'importance de sa responsabilité.
- Soit, lui accorda l'infirmière pour ne pas la vexer. Où est Laurent de Beaumont ?
Un fard empourpra les joues de la novice.
- Il prend le frais, je crois, dit-elle.
Albrante soupira. Cupidon n'avait-il rien de mieux à faire que de troubler ainsi le coeur de cette abbaye ? Elle posa sa cuillère (...) et s'avança vers Marie, qui n'avait pas bougé, écarlate du souvenir indécent des caresses qu'on lui avait prodiguées.
- Vous croyez beaucoup, mais visiblement pas autant qu'il le faudrait pour consacrer votre vie au Seigneur.
La jouvencelle baissa les yeux gênée.
- Je vous assu....
- Silence. Mentir vous couvrirait d'un péché supplémentaire, la coupa l'infirmière.
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