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Sang premier de
Andrea H. Japp
Elle avait flâné, acheté quelques babioles superflues. Elle avait passé une bonne heure chez Waterstone's sa librairie préférée, s'offrant un gros dictionnaire d'anglais et une brochure résumant les plus jolies balades pédestres du Perthshire tout en sachant qu'elle ne les entreprendrait pas.
C'était comme avant.
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Par Couperine, le 23/10/2011
Les enquêtes de M. de Mortagne, bourreau. Le brasier de justice de
Andrea H. Japp
Marie de Salvin le fixait, un rideau de flammes les séparant. Une médaille étincelait à son cou. Pourtant, on enlevait leurs bijoux aux condamnés. Ses longs cheveux couleur de blé mûr cascadaient jusqu'à sa taille. Pourtant, on les lui avait coupés à la hâte. Le silence. Un silence compact. Le brasier était muet. Aucun son, nul rire ne sortait des bouches ouvertes des badauds assemblés pour assister à son exécution. Il lui souriait, semblant inconscient du feu qui allait la consumer. Il s'entendait alors déclarer avec un calme joyeux :
- Je ne vous ouïs point, ma mie. Votre pardon.
Elle souriait à son tour et, entre deux langues roux-jaune de feu, lançait :
- Peu importe, mon doux, attendons le demain.
Leurs deux voix enchâssées dans un univers de silence.
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Par carre, le 12/01/2012
Dans la tête, le venin de
Andrea H. Japp
L'enfer Faust avait raison. L'enfer, c'est ici et maintenant.Le pire n'existe qu'en nous.Et pourtant...la terre est un Paradis. Nous n'en avons pas voulu.Nous avons avons détruit, avili tout ce que nous^pouvions; L'Homo Sapiens va disparaitre. Bon débarras !
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Dans la tête, le venin de
Andrea H. Japp
p.122: "Elle alluma une cogarette, souffla sa fumée sur l'écran parce qu'elle aimait la voir s'écraser sur la surface de verre et s'enfuir ensuite en ruisseaux le long des bords. Elle hésita. Yves était la seule personne à qui elle puisse dire la vérité. Cela étant, "dire la vérité" n'est parfois qu'un confort pour soi-même. Vider sa poubelle morale sur l'autre pour s'en décharger. Il faut de temps en temps aimer assez les gens pour leur mentir, se débrouiller avec sa culpabilité et ne pas s'en débarasser à mondre coût. Avoeur, c'est absoudre. C'est également parfois polluer l'autre avec des regrets, des souvenirs qui ne lui appartiennent pas et qu'il n'a aucune envie de suppoter."
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Par wictoria, le 16/10/2009
Monestarium de
Andrea H. Japp
Elle tomba à genoux en se cramponnant au rebord de son étroit lit et pria longtemps pour le repos de la petite morte. Un terrifiant chagrin la submergea. Tout cela avait un sens. La mort, le meurtre avaient un sens, sombre et inacceptable, mais compréhensible. Elle devait le comprendre. Il le fallait car alors elle châtierait celui ou celle qui en était responsable, sans une hésitation, sans une arrière pensée.
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Dans la tête, le venin de
Andrea H. Japp
p.120:"Humain? Tout dépend de la définition, chéri. Humain, ça se mérite, ça se gagne. On n'est pas humain au simple prétexte que l'on marche sur 2 pattes au lieu de 4 et qu'on sait allumer un poste sde tv , décapsuler une cannette de bière ou répondre au téléphone. On est humain parce qu'on le choisit et qu'on tracvaille à le devenir et à le rester. C'est du moins MA définition."
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Cinq filles, trois cadavres mais plus de volant de
Andrea H. Japp
-Ecoutez-moi. A votre avis, c'est quoi Jane Austen et les soeur Brontë? De la littérature féminine.
-Oh, comme tu y vas! protesta Hélène. Là, je suis désolée, mais on est dans la littérature, la vraie. Bref, la littérature tout court.
- Réfléchis. Pense à Austen ou à Brontë: je t'aime, tu m'aimes. Je soupire parce que je crois que tu ne m'aimes pas, j'hésite, je souffre, tu souffres et tout finit bien après plein d'emmerdements. Jane Eyre et Raison et sentiment. Ou alors, ça se termine mal et je vivrai ma vie entière avec cet enfer, Les hauts de Hurlevent. Bref, tu as peur, tu pleures, tu ris et c'est beau. [...] La grosse différence, qui en fait des chefs-d'oeuvre de la littérature tout court, comme tu dis, c'est que ces dames écrivaient et pensaient admirablement bien. C'est ce que je vais tenter de faire.
Une sorte de recueillement accueillit cette tirade, [...] Or, donc, ne voilà-t-il pas qu'elle se retrouvait fan de littérature féminine sans jamais l'avoir soupçonné? Un choc. (p65)
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Cinq filles, trois cadavres mais plus de volant de
Andrea H. Japp
-Je me demande si je ne vais pas craquer, là? Non, je veux dire, un ça va encore, deux ça gâche pas mal.
-Ca manque de considération, je suis d'accord avec toi. C'est un reflet de notre société, on devient de plus en plus égoïstes et discourtois... Et que je te colle mon cadavre parce que je ne sais pas quoi en faire. [...]
-Bien. On se tape notre whisky avec un gros morceau de chocolat pour se refaire de mignons nerfs costauds, et on appelle les filles pour décider de la suite.
-Ca tombe à pic, j'ai recontitué ma provision de tablettes, 85% cacao.
-Venant de toi, le contraire m'aurait déçue. Tu connais beaucoup de femmes qui ne carburent pas au chocolat? Je trouve que ça devrait être remboursé par la Sécu. (p129)
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Le Sacrifice du papillon de
Andrea H. Japp
Il ne faut jamais que les souvenirs que l'on héberge enfantent d'autres souvenirs dans la mémoire des autres. Ils deviennent alors presque impossible à disperser.
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La croix de perdition de
Andrea H. Japp
Avec son habileté habituelle, Andréa JAPP nous entraine dans un thriller médieval haletant.
22 juillet 1209, Béziers est mis à sac. Pour lutter contre l'hérésie Cathare les croisés prennent la ville et massacrent vingt mille habitants ............
Hiver 1308, l'Abbaye des Clairets est coupée du monde par une terrible tempête de neige et les meurtres de moniales se succèdent, tous mis en scène selon un rituel macabre ...