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Par Syl, le 28/05/2012
Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 1 : La double disparition de
Nancy Springer
"- (...) jamais je n'irai parfaire mon éducation dans un pensionnat de jeunes filles.
- Vous irez (...)
- Je n'irez pas. Donnez-moi une gouvernante s'il le faut, mais je n'irai pas dans un pensionnat. Vous ne pouvez m'y forcer.
Il radoucit le ton, mais ne céda pas.
- Je le peux et je le ferai.
- Et comment donc ? En m'enchaînant pour m'y traîner ?
Il leva les yeux au ciel.
- Bien comme sa mère, dit-il au plafond, puis il riva son regard sur moi, d'un air de persécuté si certain d'être dans le vrai que j'en eus le frisson. Sa voix se fit plus douce encore :
- Ecoutez-moi bien Enola. Je suis votre tuteur légal - et celui de votre mère aussi, d'ailleurs, c'est la loi qui l'affirme. Je peux, si je le veux, vous enfermer dans votre chambre jusqu'à ce que vous vous rendiez à la raison. Je peux prendre toute autre mesure nécessaire pour parvenir à l'objectif souhaité. Qui plus est, en tant qu'aîné, j'ai une responsabilité morale envers vous. Or il tombe sous le sens que depuis trop longtemps vous êtes livrée à vous même. J'interviens peut-être juste à temps. Et vous m'obéirez.
A cette seconde, il me sembla comprendre - comprendre immensément - ce qu'avait dû ressentir Mère au temps de cette brouille avec ses fils, à la mort de mon père. Et comprendre aussi pourquoi jamais elle n'avait parlé d'aller voir mes frères à Londres ni de les recevoir à Ferndell.
A cette seconde, il me sembla comprendre ce qui l'avait poussée à soutirer des fonds en cachette, des années durant, à son fils aîné."
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Par Deuzenn, le 30/03/2012
Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 1 : La double disparition de
Nancy Springer
S'il est une chose que j'aimerais savoir, c'est pourquoi ma mère m'a nommée "Enola". Enola, qui, à l'envers, se lit : "alone".
Mère avait toujours eu un goût marqué pour les messages codés, les énigmes à décrypter. Peut-être avait-elle alors une sorte de pressentiment? Peut-être m'accordait-elle là, fée penchée sur mon berceau, un don équivoque?
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Par Arlavor, le 25/02/2012
Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 5 : L'énigme du message perdu de
Nancy Springer
-Ah! D'un seul coup, Florence Nightingale comprend tout. Vous l'avez menacée de pensionnat!
Sherlock Holmes lève vers elle un regard décontenancé, presque un regard de gamin qui n'y comprend plus rien. "Menacée? Mais quel...
-Dieu du cie! votre mère ne vous a donc rien appris? Encore que cette ignorance soit le lot de plus des neuf dixièmes du genre masculin. Les souffrances endurées par une jeune fille dans un pensionnat sont à peine moindres que celles qu'endure un criminel au pénitencier. Je veux parler là des douloureuses contraintes corporelles qui débouchent invariablement su des déformations, parfois la mort."
Bouche ouverte, le grand détective ne suit plus.
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Par Deuzenn, le 30/03/2012
Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 6 : Métro Baker Street de
Nancy Springer
- Enola, me dit alors Sherlock - et l'émotion qu'il laissait transparaître était sans doute la plus vive que je lui verrais jamais -, notre soeur bien-aimée, je vous en conjure, soyez ce que vous jugez bon d'être. Je crois qu'égoïstement j'ai pris goût à vous, à qui vous êtes, à votre intuition, à votre flair, cet art de pressentir sans jamais être sûr de rien. En toute franchise, il me tarde de voir ce que vous pouvez bien nous réserver pour la suite.
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Par Judinours, le 13/04/2013
Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 4 : Le secret de l'eventail de
Nancy Springer
Ces deux vaillantes âmes se présentèrent bientôt devant moi, coiffées de la même charlotte blanche et arborant la même mine réservée sur leurs faces rondes un peu fripées. Employées depuis plusieurs mois par un Dr Ragostin qu'elles n'avaient encore jamais vu - même si il payait leurs gages rubis sur l'ongle -, elles devaient commencer à soupçonner que j'étais un peu plus qu'une simple secrétaire. (Mrs Fitzsimmons et Mrs Bailey)
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Par Deuzenn, le 30/03/2012
Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 3 : Le mystère des pavots blancs de
Nancy Springer
Enola Holmes.
D'un trait décidé, je barrai ces deux mots - mon propre nom, celui dont il m'était interdit de faire usage. Car j'étais condamnée aux pseudonymes, seul moyen d'échapper à mes frères aînés, Mycroft et Sherlock, qui s'étaient mis en tête de prendre en main mon éducation et de faire de moi une jeune lady, autrement dit un ornement de salon digne de la bonne société.
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Par Arlavor, le 09/02/2012
Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 4 : Le secret de l'eventail de
Nancy Springer
-Et que voulez-vous qu'elle fasse? rétorque le cadet, qui n'a pas coutume d'entendre ses dires se faire traiter de sornettes. Qu'elle se lance dans une carrière de recherche des disparus et d'arrestation des malfrats?
-Je n'exclus rien.
-Quoi? Vous la verriez s'établir dans le métier? Me faire concurrence? Sous l'irritation, l'humour pointe.
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Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 2 : L'affaire Lady Alistair de
Nancy Springer
En la dessinant, je me mettais mieux en tête qui je devais être à présent.
Quand le besoin de croquer quelqu’un à grands coups de crayons me prenait, c’était comme une démangeaison. J’aurais pu dessiner Ivy Meshle, si je l’avais voulu ; ou ma mère, ou Sherlock, ou Mycroft. Et ces portraits, indulgents u féroces, étaient toujours assez ressemblants, n’en déplaise à ma modestie. Une seule personne m’échappait vraiment : Enola Holmes. Je ne parvenais pas à me camper moi-même sur le papier. Bizarre. Ou peut-être pas.
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Par Onclepaul, le 16/02/2011
Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 5 : L'énigme du message perdu de
Nancy Springer
Je soutiens que les majordomes, même s’ils n’en laissent rien voir, sont après tout des êtres humains, et donc curieux par nature
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Par Arlavor, le 07/02/2012
Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 2 : L'affaire Lady Alistair de
Nancy Springer
Mais enfin que vous arrive-t-il? Pourquoi vous laisser affecter à ce point? En quoi retrouver notre jeune soeur, rebelle à toute discipline et en fugue manifeste, serait un problème différent de n'importe quel autr...
-En ce qu'elle est notre soeur!
-Une soeur tellement plus jeune qu'en tout et pour tout, dans votre vie, vous avez dû la voir deux fois!
L'échassier s'arrête net.
-Une fois aurait suffi.
Sa voix s'est radoucie. Ce n'est pas son aîné qu'il regarde, mais le lambris de chêne ou plutôt, par-delà le lambris, un point invisible, quelque part dans l'espace et le temps. Et il reprend à mots lents: "Elle me rappelle l'adolescent que j'étais à son âge. Tout en bras et jambes. Trop de nez, trop de menton. Gauche et solitaire, à sa place nulle part...