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Par c.brijs, le 08/11/2011
La plus grande lettre du monde de
Nicole Schneegans
J'ai envie d'entrer dans le tombeau et d'être à côté de Grand-Mam's, complètement mort.
Je décide que je suis mort.
Je me couche sur la tombe. Je me concentre très fort. Je deviens lourd comme un caillou pour m'incruster dedans.
J'arrête de respirer, de bouger, de penser.
Mais c'est impossible, je suis bourré comme un oeuf.
Je n'arrive pas à m'"arrêter".
Je n'arrive pas à mourir.
Il y a trop d'images dans ma tête. Elles se promènent jusqu'au bout de mes doigts et de mes souliers.
Je suis un explosif qui n'explose pas.
Je suis traversé, mélangé, labouré. J'ai mal nulle part et mal partout.
Je suis couché comme Grand-Mam's.
Je suis dur comme elle.
Je n'ose pas à penser à ma mère en dessous depuis tant d'années.
Mais voilà, je ne suis pas mort.
On devrait pouvoir appuyer sur un bouton pour arrêter de vivre.
Je suis vivant malgré moi.
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Par c.brijs, le 08/11/2011
La plus grande lettre du monde de
Nicole Schneegans
Je me demande encore parfois s'il y a un Dieu qui se promène au-delà de l'espace et qui organise les choses, ou simplement les observe. Si oui, il est peut-être en train de nous considérer chacun dans notre territoire, en sachant fort bien qu'un jour nous nous rencontrerons.
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Par Sharon, le 21/01/2011
La plus grande lettre du monde de
Nicole Schneegans
Elle parlait tout le temps, et ne voulait pas rester dans son lit. Elle essayait d'attraper des choses qui n'existaient pas. Mais moi elle me reconnaissait toujours. Elle m'aimait toujours. J'ai compris qu'une maladie peut t'empêcher de penser normalement, mais pas d'aimer.
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Par c.brijs, le 08/11/2011
La plus grande lettre du monde de
Nicole Schneegans
J'ai compris qu'une maladie peut t'empêcher de penser normalement, mais pas d'aimer.