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Par Liliz, le 15/05/2013
La fiancée du fantôme de
Malika Ferdjoukh
La voix pénétra Olivia. Une voix douce chuchotée.
- Tu es là, murmurait la voix. Enfin là... Je t'ai attendue si longtemps, ô Livia...
Un souffle frais caressa Olivia qui n'était pas endormie, qui n'était pas éveillée.
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Par Gwordia, le 29/12/2011
Chaque soir à 11 heures de
Malika Ferdjoukh
Je ne sais pas vous, mais moi, j'aime connaître le titre des livres que les gens lisents, dans le métro, le bus, ou les profs au lycée... J'ai contorsionné mon cou, aussi discrètement que possible, tout en répondant :
- A une demi-heure de bus, environ.
L'invitation à la valse ! J'aime tant ce roman.
Je ne sais pas vous, mais moi, si j'ai lu et aimé le livre que lit un passant, eh bien ce passant devient un peu mon ami. Tant pis pour lui s'il l'ignore et l'ignorera toute sa vie.
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Chaque soir à 11 heures de
Malika Ferdjoukh
Je ne sais pas vous, mais moi, si j'ai lu et aimé le livre que lit un passant, eh bien ce passant devient un peu mon ami. Tant pis pour lui s'il l'ignore et l'ignorera toute sa vie.
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Par anyuka, le 16/07/2010
Quatre soeurs de
Malika Ferdjoukh
Geneviève cessa de tapoter et sourit. Elle détailla en silence le visage de sa sœur aînée et se sentit emplie de tendresse et d'admiration. Elle pensa tu as lâché Basile pour un Tancrède dont tu savais que tu ne le suivrais pas. Huit jours de passion que pas de passion du tout. Un centimètre de bonheur, de délices déraisonnables qu'un hectare de quiétude et de modération. Quelle audace. Ma grande. Tout ça pour une baraque en ruines et quatre frangines qui ne valent pas un pet.
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Quatre soeurs de
Malika Ferdjoukh
- Est-ce que je peux dire encore un truc ? réclama Enid. La deuxième chose que je préfère, c’est quand je dis que je m’appelle Julia.
Charlie parut scandalisée.
- Tu as honte de ton prénom ? celui que ta mère et ton père t’ont choisi pour la vie ?
- La vie, c’est long.
- Vous savez bien que c’est le hasard s’ils m’ont appelé Enid.
C’était vrai. Dans la chambre de la clinique où Mme Verdelaine exhibait fièrement son nourrisson anonyme, M. Verdelaine énumérait le dix millième prénom du Dico des Prénoms. Aucun ne leur plaisait. Lucie Verdelaine avait alors formulé une espèce de vœu :
- Le premier prénom de fille qui sera prononcé dans cette chambre sera celui de ce bébé sans nom.
Il s’écoula quelques heures et quelques visites durant lesquelles Lucie et Fred épièrent phrases et paroles. Elle avait eu quelques sueurs froides lorsqu’on lui apporta le dernier best-seller de Myrtille trouvé. Mais le prénom ne fut pas prononcé.
Arriva le moment où Charlie, qui passait voir sa mère en sortant du lycée, alluma la télé à la seconde où un homme braillait sur l’écran : « j’en parlerai à Enid, ma femme. » Il s’agissait d’un film avec Jerry Lewis et Dean Martin. Lucie avait regardé Fred. Et vice-versa. En chœur ils avaient lancé :
- Charlie, voici ta sœur Enid !
Charlie n’avait pas été étonnée outre-mesure. Elle-même devait son prénom à l’héroïne de L’ombre d’un doute. La boucle se bouclait.
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Par Crocodyll, le 07/09/2012
Quatre Soeurs, tome 1 : Enid de
Malika Ferdjoukh
Elle n'a plus peur désormais : quand on rencontre l'éternité à neuf ans et demi, on ne craint plus grand chose.
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Quatre Soeurs, tome 1 : Enid de
Malika Ferdjoukh
Oh non non non ! pensèrent en choeur, et avec un sourire intérieur, Enid, Bettina, Geneviève et Hortense. Par amour, Basile combattrait tous les esprits et tous les au-delà, et demeurerait à la Vill' Hervé aussi longtemps que le souhaiterait Charlie. Pour lui, ce serait toujours trop court de toute façon.
Mais elles gardèrent cela pour elles. Elles aimaient bien Basile.
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Par Megelio, le 08/04/2013
Quatre soeurs de
Malika Ferdjoukh
Cette nuit-là fut une nuit de pleine lune.
Bettina alla boire un verre d’eau dans la salle de bains. Au retour, sa pantoufle heurta le bahut. Cela fit un faible poung qui ne réveilla personne. Sauf Désirée.
Désirée dormait mal depuis qu’une brise mer avait secoué deux, trois fois le volet. Elle se leva et sortit sur le palier, laissant Enid endormie dans la chambre. Elle se rendit à pas de loup chez Geneviève, avec l’idée que le lit clos aux épaisses parois l’abriterait des bruits de volet. Elle grimpa les trois marches qui menaient au lit, se glissa sous le drap à côté de Geneviève qui ouvrit un œil, et se rendormit en la prenant pour Enid.
Enid, dans sa chambre, s’éveilla une heure plus tard avec la fringante envie de faire pipi. Elle aperçut de lit de Désirée. Vide. Elle était seule. Même Ingrid et Roberto lui faisaient faux bond. Revenant des toilettes, elle entra dans la chambre de Charlie. Elle roula sous la couette, somnolente, avant de remarquer que là aussi, elle serait seule. Charlie n’était pas dans son lit. Mais Enid avait trop, bien trop sommeil pour se relever et chercher encore de la compagnie. Elle s’endormit.
A côté, éveillé par un rude coup de talon de Désirée qui rêvait de pédalo, Geneviève s’adossa à ses oreillers. Elle distingua le pyjama jaune de Désirée, se demanda comment elle avait pu atterrir là, puis elle se dit que, puisque Désirée se trouvait là, son lit était vacant et elle pouvait donc aller y dormir. Geneviève se leva et se rendit dans la chambre d’Enid. Où il n’y avait personne, dans aucun lit. Geneviève se coucha dans le premier, celui d’Enid. Et dormit.
Hortense, qui avait vu passer l’ombre de Geneviève par l’entrebâillement de sa porte, se leva pour lui faire la causette. Hortense était sensible aux pleines lunes. Mais quand elle fut dans le couloir, Geneviève avait disparu. Hortense alla ouvrir le lit clos. Elle n’y trouva que Désirée qui ronflait en faisant du pédalo. Elle ressortit, vit la chambre d’Enid ouverte et Geneviève dans le lit d’Enid. Hortense se coucha dans l’autre lit, celui de Désirée ; il était vraiment trop petit ; elle alla se réfugier chez Charlie. Mais la chambre était désormais occupée par Enid.
Hortense décida de regagner ses pénates. Surprise. Harry, entre-temps, s’était levé et y avait trouvé de quoi dormir. Il ronflait comme un bienheureux.
Hortense erra deux minutes dans le couloir et… tomba sur Bettina qui avait encore soif, et qui, charitablement, l’invita à partager sa chambre.
Au matin, presque tout le monde se réveilla dans une chambre qui n’était pas la sienne.
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Quatre soeurs, tome 4 : Geneviève de
Malika Ferdjoukh
Dans la salle de bains, ce soir-là, Geneviève se lança dans une série d'essais de coiffure. Elle releva ses cheveux, les abaissa, tortillona, tire-bouchonna, ébourrifa, les roula, les déroula, les tressa, les détressa, les stressa, les cajola, les malmena, les câlina, les persécuta, les tendit, les détendit, les brossa à rebours, en l'air, en bas, en vrille, en soufflé, en raplapla, en chou, à la Rita, à la Mylène, à la Joconde, à la Greta, à la Mikey, Minnie, Carla, Laetitia...
Elle finit par se les brosser comme tous les jours.
Normal, queue-de-cheval.
Elle ressortit au bout d'une heure. Bien entendu, derrière la porte, il y avait une soeur et un chat qui attendaient que ça se libère. Enid et Ingrid en l’occurrence. Qui, avant d'entrer, la suivirent longtemps du regard.
-Qu'est-ce que j'ai ? s'inquiéta Geneviève.
-Rien... Tu pourrais pas faire autre chose qu'une queue de cheval, des fois ? Pour changer ?
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Fais-moi peur de
Malika Ferdjoukh
Eh bien, oui. Odette avait des "enfants". Tête-de-Picohe, l'aîné, qui faisait les quatre cents coups. Et les jumeaux Nini et Nono, de vrais amours. Etant imaginaires, c'est-à-dire quasiment invisibles, personne ne connaissait leur existence , sauf Mone qui avait déjà surpris sa petite soeur en train de leur compter des histoires.