-
Par liliba, le 06/03/2010
Matilda de
Roald Dahl
Elle avait l'esprit si vif et si délié et apprenait avec une telle facilité que même les parents les plus obtus auraient reconnu des dons aussi exceptionnels. Mais M. et Mme Verdebois étaient, eux, si bornés, si confinés dans leurs petites existences étriquées et stupides, qu'ils n'avaient rien remarqué de particulier chez leur fille.
-
Par Couperine, le 03/12/2010
Sacrées sorcières de
Roald Dahl
Une vraie sorcière déteste les enfants d'une haine cuisante, brûlante, bouillonnante, qu'il est impossible d'imaginer. Elle passe son temps à comploter contre les enfants qui se trouvent sur son chemin.
-
Par Pasdel, le 19/12/2011
Sacrées sorcières de
Roald Dahl
— Oui, bien sûr, dit Grand-mère. Tu ne sembles pas très bien comprendre que les sorcières ne sont pas de vraies femmes ! Elles ressemblent à des femmes. Elles parlent comme des femmes. Elles agissent comme des femmes. Mais ce ne sont pas des femmes ! En réalité, ce sont des créatures d’une autre espèce, ce sont des démons déguisés en femmes. Voilà pourquoi elles ont des griffes, des crânes chauves, des grandes narines et des yeux de glace et de feu.
-
Par liliba, le 06/03/2010
Matilda de
Roald Dahl
Au cours des six mois suivants, sous l'oeil ému et attentif de Mme Folyot, Matilda lut les livres suivants :
Nicholas Nickelby, de Charles Dickens
Oliver Twist, de Charles Dickens
Jane Eyre, de Charlotte Brontë
Orgueil et Préjugés, de Jane Austen
Tess d'Urbervilled'Urberville, de Thomas Hardy
Kim, de Rudyard Kipling
L'Homme invisible, de H.G. Wells
Le Vieil Homme et la Mer, d'Ernest HemingwayHemingway
Le Bruit et la Fureur, de William Faulkner
Les Raisins de la colère, de John Steinbeck
Les bons compagnons, de J.B. PriestleyPriestley
Le rocher de Brighton, de Graham Greeene
La ferme des animaux, de George Orwell
C'était une liste impressionnante et Mme Folyot était maintenant au comble de l'émerveillement et de l'excitation, mais sans doute fit-elle bien de ne pas donner libre cours à ses émotions. Tout autre témoin des prouesses littéraires d'une si petite fille se serait sans doute empressé d'en faire toute une histoire et de clamer la nouvelle sur les toits, mais telle n'était pas Mme Folyot.
> lire la suite
-
Par Meringue, le 21/03/2009
Moi, boy de
Roald Dahl
Fréquenter l'église n'est jamais devenu une habitude chez moi. Écrire des lettres si. Depuis ce tout premier dimanche à St Peter's jusqu'au jour où ma mère mourut trente-deux ans plus tard, je lui écrivis une fois par semaine, parfois davantage, chaque fois que j'étais loin de chez moi.
[...]
Une fois convalescent, quand je rentrai chez moi, on me donna, cette impressionnante collection de mes lettres, toutes soigneusement attachées avec du ruban vert - plus de six cents en tout - datant de 1925 à 1945 - dans leurs enveloppes d'origine où les vieux timbres étaient encore collés.
> lire la suite
-
Par liliba, le 06/03/2010
Matilda de
Roald Dahl
"Pères et mères sont des gens bien curieux. Même lorsque leurs rejetons sont les pires des poisons imaginables, ils persistent à les trouver merveilleux. Certains parents vont plus loin : l'adoration les aveugle à tel point qu'ils arrivent à se persuader du génie de leur progéniture. Mais, après tout, quel mal à cela ? Ainsi va le monde. C'est seulement quand les parents commencent à nous vanter les mérites de leurs odieux moutards que nous nous mettons à crier : "'Ah, non, assez ! Vite, de l'air ! Vous allez nous rendre malades !"
> lire la suite
-
Par Dude76, le 13/05/2010
Charlie et la Chocolaterie de
Roald Dahl
[i]Veruca Salt ![/i] chantaient les Oompa-Loompas,
[i]Veruca Salt, l'horrible enfant,
V'là qu'elle descend le teoboggan.
(Aussi avons-nous cru bien faire,
Afin de régler cette affaire
Qui nous causait tant de tourments,
D'expédier aussi ses parents.)
Veruca se volatilise
Et il faut bien qu'on vous dise :
Il se peut qu'elle connaisse
Des amis d'une autre espèce
Des amis bien moins raffinés
Que ceux qu'elle vient de quitter.
Voyez la tête de morue
Qui au passage la salue.
En descendant ce tuyau sombre
Elle fera bien d'autres rencontres,
Des os rognés, du lard moisi,
De vieux croûtons de pain rassis,
Un steak dont on n'a pas voulu,
Un camembert tout vermoulu,
Une coquille d'huître triste à voir,
Un bout de saucisson tout noir,
Des noix pourries à chaque pas,
De la sciure au pipi de chat,
Tout ça galope et s'enchevêtre,
Empestant à trois kilomètres.
Tels sont les amis délicats
qu'aura rencontré Veruca,
En descendant, à son passage !
Vrai, pour une enfant de son âge,
Direz-vous, c'est un bien triste sort.
C'est juste, vous n'avez pas tort.
Car, bien qu'elle soit insupportable,
Elle n'est qu'à moitié coupable.
Et c'est pourquoi, à voix haute,
On vous demande : À qui la faute ?
Car - et c'est loin d'être un problème,
On ne se gâte pas soi-même.
Qui donc a fait de Veruca
Le petit monstre que voilà ?
Hélas, hélas ! Ne cherchez pas !
Ils sont tout près, les scélérats !
Ah ! C'est bien triste à dire, vraiment,
Ils ont pour nom PAPA et MAMAN.
Les v'là en route pour la fournaise,
La solution n'est pas mauvaise ![/i]
> lire la suite
-
Par c.brijs, le 13/12/2011
Sacrées sorcières de
Roald Dahl
Maintenant, vous savez que votre voisine de palier peut être une sorcière.
Ou bien la dame aux yeux brillants, assise en face de vous dans le bus, ce matin.
Ou même cette femme au sourire éblouissant qui vous a offert un bonbon, au retour de l'école.
Ou encore (et ceci va vous faire sursauter!) votre charmante institutrice qui vous lit ce passage en ce moment même. Regardez-la attentivement. Elle sourit sûrement, comme si c'était absurde. Mais ne vous laissez pas embobiner. Elle est très habile.
Je ne suis pas, bien sûr, mais pas du tout, en train d'affirmer que votre maîtresse est une sorcière. Tout ce que je dis, c'est qu'elle peut en être une. Incroyable?... mais pas impossible!
> lire la suite
-
Charlie et la Chocolaterie de
Roald Dahl
Le monstre appelé télévision, si on a bonne mémoire n'a pas toujours été notoire ! Que faisiez-vous, étant petits pour vous vitaminer l'esprit ? C'est oublié ? Faut-il le dire tout haut ? Les... Enfants... Savaient... Lire!
-
Par e-Miliko, le 05/11/2010
Charlie et la Chocolaterie de
Roald Dahl
Les plus merveilleux parfums du monde se rencontraient dans l'air qu'ils respiraient. Un savant mélange de café grillé, et de sucre confit, et de chocolat fondu, et de menthe, et de violettes, et de noisettes pilées, et de fleurs de pommier, et de caramel, et de zeste de citron...