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Par Olaf, le 10/04/2011
Le Médecin d'Ispahan de
Noah Gordon
Rob, fasciné, parcourait la salle, touchait les livres, notant tous ces noms d'auteurs qui, pour la plupart lui étaient inconnus : Hippocrate, Dioscoride, Ardigène, Rufus d'Ephèse, l'immortel Galien, Oribase, Philagrios, Alexandre de Tralles, Paul d'Egine...
"La madrassa possède presque cent mille livres! L'université de Bagdad en a six fois plus, ainsi qu'une école de traducteurs où les livres sont transcrits sur papier dans toutes les langues du califat oriental. Mais nous avons ce qu'ils n'ont pas, dit fièrement Karim en montrant tout un mur consacré aux oeuvres d'un seul auteur : Lui!"
L'après-midi, Rob vit cet homme que les Persans appelaient le chef des princes. Au premier abord, Ibn Sina le déçut : son turban rouge de médecin était fané, négligemment drapé, sa tunique modeste et râpée. Petit, chauve, un nez bulbeux aux veines apparentes et des plis affaissés sous sa barbe blanche : un Arabe vieillissant. Mais Rob remarqua ses yeux bruns au regard perçant, tristes et attentifs, sérieux, étonnamment vivants. Il le sentit tout de suite : Ibn Sina voyait les choses qui restaient invisibles au commun des hommes.
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Par Olaf, le 10/04/2011
Le Médecin d'Ispahan de
Noah Gordon
"Galien nous apprend que le coeur et les artères battent au même rythme; on peut donc juger du tout à partir d'un seul élément : un pouls calme et régulier est le signe d'une bonne santé. Mais j'ai appris grâce à Ahmed qu'il peut aussi déceler l'agitation ou la paix de l'esprit. Le pouls est le messager qui ne ment jamais."
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Par Olaf, le 10/04/2011
Le Médecin d'Ispahan de
Noah Gordon
"J'ai un don personnel, aussi fort que le tien, Jesse Ben Benjamin. Je sais reconnaître qui peut devenir médecin, et je sens en toi un besoin de guérir si puissant qu'il te brûle. Mais cela ne suffit pas; on ne fait pas un médecin avec un calaat. Heureusement, car il y a trop de médecins ignorants. Nous avons cette école pour séparer le bon grain de l'ivraie, et nous sommes particulièrement sévères avec ceux qui sont doués. Si nos épreuves sont trop dures pour toi, oublie-nous, retourne à ton métier et à tes faux médicaments. Devenir hakim, cela se mérite. Si tu le désires, tu dois t'éprouver toi-même pour l'amour du savoir, rivaliser avec les autres étudiants et les dépasser. Etudie avec la ferveur des bienheureux ou des maudits."
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Par helaia, le 13/04/2012
Le Médecin d'Ispahan de
Noah Gordon
« Rob J.Cole vivait ses derniers moments d’insouciance et de sécurité »… Première phrase d’une magnifique histoire d’amour que rien ne parvient à détruire. Robert J.Cole a neuf ans, dans l'Angleterre du XIe siècle, quand il découvre, au chevet de sa mère mourante, qu'il possède un étrange et terrifiant pouvoir : il peut, en tenant les mains d'une autre personne, sentir sa force vitale et donc savoir si elle va vivre ou mourir... À cette époque, les orphelins londoniens allaient à qui en voulaient bien. Ses frères et sœurs, plus petits que lui, semblaient être plus chanceux, car ils furent accueillis par des voisins. Quant au héros devenu orphelin, il est l'apprenti d'un guérisseur ambulant, qui l'éleva comme son fils et lui transmit son savoir. C’est donc avec ce barbier-chirurgien, qui décida de le prendre comme apprenti, qu’ils sillonnèrent l’Angleterre. Rob apprit beaucoup : la discipline, l’art du spectacle et le pouvoir de soulager la souffrance des autres grâce aux remèdes de ce barbier. Mais il ne fait pas bon vivre en cette période de l’histoire, époque où l’on brûle les sorcières, où la mort est vite venue. Malgré cela, Rob décida à vingt ans de partir à Ispahan, en Perse, dans la seule faculté de médecine arabe reconnue dans le monde. Mais dans cette école, on n’admet pas les chrétiens. Rob n’hésitera pourtant pas à se prétendre juif pour réaliser son rêve. Il traversa donc l’Europe et gagna l’Orient aux prix de multiples aventures. Arrivera t-il à bon port ? Comment s’y prendra t-il pour rentrer dans cette école ? Va t-il se convertir au judaïsme? Deviendra t-il médecin, vocation qui le dévore ? Connaîtra- t-il l’amour de Mary ?
Le médecin d’ Ispahan est une histoire où seuls deux personnages sont mis en exergue. Mais la recherche historique de l’auteur est magistrale. L’Europe du Moyen Âge était brutale et ignorante. Le monde étonnant des universités arabes, la chaude sensualité des palais d’Ispahan et bien sûr la connaissance de la médecine en l’an 1000 font de ce roman historique un livre phare dans sa catégorie.