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Par hephaiton, le 25/02/2011
Avicenne ou la route d'Ispahan de
Gilbert Sinoué
"notre existence s'écoule en quelques jours. Elle passe comme le vent du désert. Aussi, tant qu'il te restera un souffle de vie, il y a deux jours dont il ne faudra jamais t'inquiéter : le jour qui n'est pas venu, et celui qui est passé…"
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Par balrog, le 08/04/2013
Erevan de
Gilbert Sinoué
Le Turc s'inclina devant le petit groupe.
- La paix soit sur vous, messieurs. J'aurais souhaité être porteur de meilleures nouvelles. Hélas...
Une voix questionna avec empressement :
- Un instant, Cavid Bey, que nous conseillez-vous de faire ?
Le Turc pencha la tête comme s'il confessait son impuissance.
- Achetez un turban blanc et gardez-le dans votre poche. Si vous vous sentez menacé, sortez-le, enroulez-le autour de votre fez et criez : "Je suis musulman !"
L'homme qui avait posé la question battit des paupières, abasourdi.
- Il n'en est pas question ! Quand mes frères Arméniens du Sassoun se sont fait massacrer, ont-ils renié leur foi ?
Mehmet Cavid eut un haussement d'épaules.
- Dans ce cas, achetez une arme.
- Une arme ? Ce serait pure folie. Si je tuais un seul de mes agresseurs, on massacrerait tous les miens. Non. Finalement, je préfère m'en remettre à Dieu.
- A Dieu ?
- Oui. Dieu est miséricordieux.
- Miséricordieux, répéta Cavid en écartant d'un petit geste un fil imaginaire du revers de sa veste. Bien sûr.
Il soliloqua en se dirigeant vers la porte.
- Le monde entier baigne dans le sang. Et Dieu est miséricordieux...oui.
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Par gean25, le 11/06/2013
Inch Allah, Tome 1 : Le Souffle du jasmin de
Gilbert Sinoué
La civilisation qui s'avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente.
Aimé Césaire.
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Par DBC-Anais, le 18/12/2012
L'homme qui regardait la nuit de
Gilbert Sinoué
On ne conquiert jamais personne, l'on n'enfonce aucune porte ; ce sont les autres qui, bienveillants, les entrouvrent parfois pour vous.
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Par DBC-Anais, le 19/12/2012
L'homme qui regardait la nuit de
Gilbert Sinoué
On retarde une échéance, on se croit capable de gérer la fuite, jusqu'au jour où une main nous saisit par le collet et nous ramène à la case départ. Je suis de plus en plus convaincu que nous ne gouvernons que partiellement nos petites vies.
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Par gean25, le 02/06/2013
Inch Allah, Tome 1 : Le Souffle du jasmin de
Gilbert Sinoué
Le temps passe vite pour celui qui réfléchit, il est interminable pour celui qui désire.
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Par templiers, le 05/03/2009
L'enfant de Bruges de
Gilbert Sinoué
C'est un livre qui donne, de façon romancée, une certaine explication sur la manière dont la peinture à l'huile a pu être introduite en Italie. Le secret de Van Eyck qui avait découvert l'art de mélanger les couleurs et de faire une peinture qui ne craquelait pas, avec un vernis sublime et des couleurs vives. J'ai lu plusieurs livres sur le sujet, celui là n'est certainement pas le meilleur. Tentative de faire une intrigue policière pas très réussie mais ça se lit bien tout de même.
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Par Chouchane, le 04/06/2012
Erevan de
Gilbert Sinoué
De quoi naît le bonheur sinon du malheur ? Observe ceux qui nous entourent. Parmi eux, il y en a qui ont perdu des êtres chers au cours de ces dernières années, qui ont souffert, versé des larmes, qui ont cru mourir de douleur. S'ils n'avait pas connu ces heures tragiques, crois-tu qu'ils seraient capable de vivre pleinement ces instants de fête ? Méfions-nous des vies sans tourment. Elles nous installent dans un état de torpeur et nous donnent l'impression d'être immortel.
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Par line70, le 27/03/2011
L'enfant de Bruges de
Gilbert Sinoué
«Je suis parce que tu me regardes.» Si l'on cesse de poser son regard sur l'autre, on le tue. Ignorer le reste du monde, c'est le priver du droit à la vie.
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Par luocine, le 26/07/2009
Le Livre de saphir de
Gilbert Sinoué
Elle ferma les paupières, comme si elle voulait tendre un voile entre elle et l'horreur. quand elle rouvrit les yeux, deux condamnés étaient déjà la proie des flammes. Le premier agonisait sans un cri. Le second hurlait, suppliait et se débattait, tant et si bien que ses liens, déjà consumés, se détachèrent. Il jeta du haut du quemadero, torche vivante. Les bourreaux se précipitèrent sur lui. On réussit à lui entraver les pieds, on le replongea dans le feu. Il y demeura l'espace d'un credo et se précipita à nouveau hors du bûcher. Cette fois, un des soldats l'assomma du canon de son arme avant de le rejeter définitivement dans le brasier.
Une odeur âcre avait submergé l'air du couchant. Une odeur de suint, de sueur, fondue dans la pestilence des chairs brûlée.
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