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Irène Joliot-Curie de
Noëlle Loriot
- J'irradie cette cible (feuille d'aluminium) avec des rayons alpha provenant de ma source de polonium ; vous pouvez entendre le compteur Geiger cliquetez… J'enlève la source : le cliquetis devrait s'arrêter… mais le bruit continue…
Le compteur Geiger va continuer ainsi pendant trois minutes. C'est tout simplement incroyable : Irène et Fred viennent de découvrir la radioactivité artificielle. (…)
Trente an plus tôt, le romancier H. G. Wells avait, dans son ouvrage, Le Monde Libéré, décrit lui-même la radioactivité artificielle, en situant de façon surprenante la date : 1933. Puis il avait prédit les applications industrielles et militaires de l'énergie atomique, la destruction des grandes villes du globe et les radiations nucléaires au cours d'un conflit mondial.
Le Livre de Poche n° 4321 p.151
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Irène Joliot-Curie de
Noëlle Loriot
1944 : .. le danger devient si grand que Joliot-Curie décide de faire partir sa femme et ses enfants pour la Suisse. Irène hésite, en partie parce qu'elle répugne à quitter Fred, en partie parce qu'elle souhaite qu'Hélène passe la deuxième partie du baccalauréat. Ils partent néanmoins avec de faux papiers que leur procure Léon Denivelle, un collaborateur de Fred.
Ils sont conduit en camion jusqu'à Montbéliard, et Hélène doit se rendre seule dans un petit village de la région où elle va passer son second bac. Elle se révèle si brillante que, malgré les faux papiers, l'examinateur devine qu'elle est la fille des Joliot-Curie. Mais il reste discret.
Le Livre de Poche n° 4321 p. 220
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Par nina2loin, le 04/05/2012
L'inculpé de
Noëlle Loriot
Vieillir c'est avoir peur, m'a dit ma mère. C 'est abandonner l'une après l'autre toutes les audaces qui faisaient de soi une vraie personne. C'est ne plus oser être naturelle devant son propre enfant devenu adulte ; ne plus oser lui parler normalement. J'ai eu tort d'épouser ton père, il est encore jeune, lui, et si peu angoissé qu'il le restera longtemps. Je ne l'ai trompé qu'une seule fois : sur mon âge avant notre mariage. J'ai, hélas, huit ans de plus que lui.
J'ai cru ce jour-là retrouver la mère qui avait enchanté mon adolescence. Mais elle a soudain repris son ton compassé et je suis retournée à mon silence égoïste, à mes obsessions professionnelles.
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Irène Joliot-Curie de
Noëlle Loriot
Les communistes partagent la foi des scientifiques dans l'internationalisme. Ces derniers ont toujours rejeté le chauvinisme avec mépris, affirmant que l'une des grandes vertus de la science est de transcender les frontières. Marie Curie elle-même a toujours accueilli des chercheurs étrangers, et Irène et Fred sont fiers de continuer cette tradition. Ils ont constaté que des hommes de toutes nationalités, qui ont travaillé ensemble dans un laboratoire, gardent le contact quand ils rentrent chez eux, alors que les littéraires semblent préférer le nationalisme.
Le Livre de Poche n° 4321 p. 183
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Irène Joliot-Curie de
Noëlle Loriot
De (sa gloire), qu'elle affirme porter comme un boulet, Marie sait se servir dans tous les domaines. Un exemple : estimant que la rue Pierre-Curie où se trouve l'institut du Radium est trop encombrer par le trafic des voitures (ce qui dérègle les instruments de précision du laboratoire), elle décide de repenser le réseau des sens uniques de la capitale et écrit au préfet de police pour lui soumettre sa proposition. Un mois plus tard, un nouveau système est appliqué et la circulation se fait dans le sens qu'elle a imposé.
Le Livre de Poche n° 4321 p. 146
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Irène Joliot-Curie de
Noëlle Loriot
Un an plus tôt en Suisse, Albert Einstein a prouvé qu'il existe une équivalence entre la masse et l'énergie qu'elle contient. La quantité de matière ou masse (M) est égale à l'énergie (E) divisée par le carré de la vitesse (C) de la lumière. C'est ce qui deviendra la formule célèbre : E=MC². Autrement dit, 1 kilogramme de matière converti entièrement en énergie donnerait 25 milliards de kilowatts heure, soit près de 10% de la consommation française d'énergie pendant un an.
Le Livre de Poche n° 4321 p. 36
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Par nina2loin, le 04/05/2012
L'inculpé de
Noëlle Loriot
Les prévenus disent rarement la vérité. Les policiers, les juges, les procureurs et même leurs avocats, tous savent qu'ils mentent, soit avec un regard fuyant et une voix blanche, soit solennellement avec des yeux d'enfant, en proclamant leur innocence. Mentir est le credo du prévenu ; il m'a fallu moins d'un an de pratique pour en avoir la certitude. Ils mentent pour se protéger ou pour protéger leurs amis. Ils mentent par faiblesse ou par désespoir ou parce que ça peut toujours servir.