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Par Zebra, le 10/04/2013
Invasion de
Robin Cook
page 339
[...] "Je vois quelque chose, reprit Vince. On dirait une vieille station-service ... Il y a un véhicule devant ... il correspond à la description."
Le pilote ralentit. Vince avait du mal à empêcher les jumelles de danser devant ses yeux.
"Ouais, je crois que c'est le bon. Descendons voir ça de plus près."
L'hélicoptère perdit de l'altitude, soulevant bientôt de monstrueux tourbillons de sable et de poussière. Lorsque les patins furent solidement posés sur le sol, le pilote coupa le moteur. Les pesants rotors ralentirent et s’arrêtèrent, et Vince descendit de la cabine.
L'ex-policier commença par vérifier la voiture. Dès qu'il eut ouvert la porte, il sentit que Cassy s'était trouvée ici. Il regarda dans le compartiment à bagages. Celui-ci était vide.
Il fit un geste et les deux autres policiers se dirigèrent vers la construction délabrée et y entrèrent. Vince resta à l'extérieur et parcourut l'horizon des yeux. La chaleur était telle que l'air faisait onduler le paysage.
Les deux policiers ressortirent rapidement, adressant un signe de dénégation à leur chef. Elle n'était pas là.
Ils retournèrent vers l'hélicoptère. Elle était tout près. Il le sentait. Et d'ailleurs, aurait-elle pu aller bien loin, avec cette chaleur ? [...]
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Toxine de
Robin Cook
- Ca me retourne l'estomac, quand je pense à ce qu'il y a dans un hamburger.
- Que voulez-vous dire ? c'est du muscle.
- Du muscle et pas mal d'autres trucs. Avez-vous déjà entendu parler du système avancé de récupération de viande ?
- Je ne crois pas.
- C'est une processus sous haute pression qu'on utilise pour nettoyer les os du moindre bout de viande. Il en ressort de la boue grise qu'on teinte en rouge et qu'on ajoute aux hamburgers.
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Par Spilett, le 21/07/2010
Crises de
Robin Cook
- J'ai déjà entendu le mot "démagogue", mais pour te dire la vérité je ne sais pas exactement ce qu'il signifie, en dehors de son sens péjoratif.
- Il qualifie les politiciens qui se servent des préjugés et des peurs de la population pour asseoir et garder leur pouvoir.
- Tu veux dire, dans le cas qui nous concerne, qu'il se sert de l'inquiétude du public vis-à-vis de la biotechnologie en général ?
- Exactement. Surtout quand la biotechnologie en question implique l'utilisation de termes comme "embryon" et "clonage".
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Etat critique de
Robin Cook
Tout ce dont il se souvenait, c’était d’être monté au filet après ce qu’il considérait comme un excellent coup droit. Hélas, pas aussi excellent qu’il l’espérait, car son adversaire lui avait parfaitement renvoyé la balle sur la gauche. Courant à toute vitesse, David avait planté son pied d’appel sur le sol et vrillé le torse pour essayer d’atteindre la balle. Et tout à coup, il s’était retrouvé par terre, les mains crispées autour d’un genou hyper-douloureux qui avait gonflé en un rien de temps de façon spectaculaire.
Vu le développement fulminant de l’infection postopératoire de David, on pourrait sans doute dire qu’il aurait dû avoir davantage de respect pour les bactéries. Quelques heures après l’intervention, des staphylocoques en nombre relativement limité, qui s’étaient frayé un chemin dans son genou et, à l’intérieur de ses poumons, jusqu’aux bronchioles dans la partie terminale de l’arbre respiratoire, commencèrent leurs tours de magie moléculaire.
Les staphylocoques sont des bactéries très courantes. Deux milliards d’individus, un tiers de la population mondiale, en hébergent à tout moment des colonies dans leurs narines et/ou dans d’autres zones humides de la peau. De fait, David était lui aussi colonisé par un staphylocoque. Mais l’espèce qui s’était glissée à l’intérieur de son corps ne provenait pas de sa propre flore. Il s’agissait d’une souche particulière de staphylococcus aureus, ou staphylocoque doré, qui avait tiré profit de l’aisance avec laquelle les staphylocoques, de manière générale, échangent de l’information génétique pour accroître leur virulence, et par là leurs avantages compétitifs. Non seulement cette souche spécifique était capable de résister aux antibiotiques de type pénicilline, mais elle possédait aussi les gènes codants d’un régiment de très funestes molécules : certaines aidaient l’envahisseur bactérien à adhérer aux cellules qui tapissaient les plus petits capillaires de David, tandis que d’autres détruisaient les cellules défensives que son organisme envoyait pour enrayer l’infection en cours de développement. Les défenses étant affaiblies, la croissance de l’envahisseur bactérien devint rapidement exponentielle, pour lui permettre en quelques heures d’atteindre le stade de la sécrétion : un autre groupe de gènes de ce staphylocoque particulier entra alors en action pour libérer toute une armée de molécules encore plus vicieuses appelées toxines. Celles-ci commencèrent à causer de terribles ravages dans le corps de David, faisant apparaître tous les symptômes du choc septique, et provoquant ce qu’on appelle de façon imagée l’effet de la bactérie «dévoreuse de chair».
Premier chapitre lisible ici : http://www.livredepoche.com/annonces/contenusite/premchap_etat-critique.pdf
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Avec intention de nuire de
Robin Cook
S'arrêtant au dernier numéro, Jeffrey ouvrit son placard. Il tendit la main pour récupérer, bien rangé sur les étagères, un flacon d'élixir parégorique, un vieux remède que sa mère l'obligeait à prendre quand il était petit. Sa mère avait toujours soutenu qu'il souffrait soit de constipation soit de diarrhée. Ce ne fut que lorsqu'il entra au collège que Jeffrey comprit que ces diagnostics n'étaient que des prétextes pour lui faire prendre ce que sa mère considérait comme une panacée. Au cours des années, Jeffrey s'était mis à avoir confiance dans l'élixir parégorique, sinon dans la justesse des diagnostics de sa mère. Il en gardait toujours un flacon à portée de main.
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Contagion de
Robin Cook
- M. Kelley voudrait voir tout le monde au bureau des infirmières.
Docilement, les gens quittèrent la chambre, et Jack en profita pour demander à Kathy Mc Bane :
- Qui est M. Kelley ?
- Le président de l’hôpital.
Dans le couloir, Jack se rappela qu'autrefois le président de l’hôpital s'appelait l'administrateur, et qu'il était souvent médecin. mais c'était l'époque où primait l’intérêt du malade. Maintenant, à l'ère de l'argent roi, il s'agissait avant tout de faire des profits, et l'on parlait de président.
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Contagion de
Robin Cook
- Je ne connaissais pas cette histoire d'infections nosocomiales avant que vous m'en parliez hier soir, vous et Chet. Est-ce que tous les hôpitaux connaissent ce genre de problèmes ?
- Oui, tous. Le grand public ne le sait pas, mais on considère que cinq à dix pour cent des patients contractent une infection au cours de leur hospitalisation.
- Mon Dieu ! Je ne savais pas que c'était aussi répandu que ça.
- Et si ! confirma Chet. Tous les hôpitaux sont victimes de ce phénomène, du plus petit au plus grand. Ce qui rend le choc particulièrement difficile, c'est qu'une grande partie des microbes qu'on trouve dans les hôpitaux sont résistants aux antibiotiques.
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Contagion de
Robin Cook
Jack se consola en se disant que de toute façon une visite à cette chambre ne lui aurait pas appris grand-chose, et il gagna le deuxième étage, où se trouvaient les salles d'opération et de réveil, l'unité de soins intensifs et le magasin central. C'était un endroit animé où l'on croisait de nombreux patients dans les couloirs.
Poussant les portes battantes du magasin central, Jack se retrouva devant un comptoir où il n'y avait personne. Derrière, on apercevait un vrai dédale d'étagères métalliques chargées de tout ce dont peut avoir besoin un grand hôpital. Entre les rangées d'étagères s'affairait une cohorte de gens vêtus de blouses ou d'ensembles blancs, et coiffés de couvre-chefs semblables à des bonnets de bain. Au loin, on entendait un poste de radio.
Au bout de quelques minutes, une femme robuste et vigoureuse remarqua sa présence et s'avança derrière le comptoir. D'après son badge, elle se nommait Gladys Zarelli, et occupait les fonctions de contrôleuse. Elle lui demanda s'il avait besoin de quelque chose.
- Je voudrais avoir des renseignements sur Katherine Mueller.
- Dieu ait son âme, dit-elle en se signant. Ça a été terrible.
Jack se présenta en montrant une nouvelle fois sa carte, et lui demanda si ses collègues de travail ne se montraient pas inquiets après avoir appris que Katherine était morte d'une maladie infectieuse.
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Risque mortel de
Robin Cook
Un éclair illumina brièvement la scène, et Kim eut l'impression de voir une image de l'enfer. Oui, le diable était de retour à Salem !
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Choc de
Robin Cook
Joanna n'insista pas et se mit à contempler ses mains. Elles tremblaient. Elle parvint à les stabiliser en les posant l'une sur l'autre. Mais elle n'avait qu'une idée : quitter au plus vite cette maison.