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L'Oeil de Caine de
Patrick Bauwen
Parfois la vie vous offre un petit miracle . Un instant parfait .
Les evenements se combinent dans le bon sens , les tensions s'effacent , les nuages se dissipent comme par enchantement , et le soleil arrive alors que vous ne l'attendiez plus . Dans ces moments-là , les choses viennent a vous d'elles-memes , sans forcer . On se surprendrait presque a croire en Dieu .
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Par Cellyne, le 13/01/2011
Monster de
Patrick Bauwen
Vous pensez agir de façon logique, restez maître de vos émotions. Votre cerveau aligne sagement les plus et les moins dans des colonnes. Et à la fin, votre coeur se fait avoir comme un débutant.
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Monster de
Patrick Bauwen
Un motif en rapport avec le meurtre d'un enfant survenu plus de trente ans en arrière, et l'entrée en scène de Kosh aujourd'hui. Encore une fois, j'ai l'impression d'observer les symptômes d'une maladie. Une chose qui se réveille, comme ces grenouilles gelées après une longue phase d'hibernation. Un Mal ancien et puissant qui remonte lentement des profondeurs vers la surface. Un Mal qui se rapproche de moi.
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Par caro64, le 19/09/2010
Monster de
Patrick Bauwen
- J'ai l'impression de ne plus rien comprendre. (...) Fumer une cigarette est un pêcher mortel mais je peux commander des armes par la poste.
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Par caro64, le 19/09/2010
Monster de
Patrick Bauwen
Chacun invente ses petits trucs pour affronter les ténèbres, sinon c'est une part de vous-même qui meurt à chaque patient.
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Par bykiss, le 22/09/2011
L'Oeil de Caine de
Patrick Bauwen
L'Oeil de Caine est une émission révolutionnaire. Rien ne lui ressemble. (Elle se mit à arpenter la suite.) Dix candidats. Dix personnes ordinaires, de toutes les tranches d'âge, de tous les milieux. Des gens comme vous et moi. À une exception près : chacun possède un secret. Une chose dont il n'est pas fier et qu'il ne souhaite pas qu'on révèle. Regroupez ces gens entre eux. Voyez comment ils gèrent la situation... (Elle s'arrêta pour le dévisager.) Chacun des dix candidats possède un secret, oui, mais c'est notre lot à tous. Ca pourrait être l'histoire de votre voisin, de votre femme. Chaque jour que Dieu fait, nous sommes obligés de vivre avec nos erreurs. Lorsqu'on les expose en pleine lumière, il faut affronter le regard des autres. Ca, c'est L'Oeil de Caine. Révélez votre secret. Ouvrez votre âme. Affrontez votre démon et racontez-nous l'histoire. Voilà ce que j'attends ! (Elle écarta les bras.) Ce que je veux n'est pas de la télé-réalité. C'est la réalité tout court.
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Par verobleue, le 08/11/2010
Monster de
Patrick Bauwen
Elever des gosses, poursuit Cameron, c'est comme de vouloir traverser l'autoroute à pied. Tôt ou tard, tu te fais aplatir comme une crêpe. Comme tu le sais, mes gamins vivent avec mon ex. Elle leur raconte constamment que je suis un looser. Quand je vais les voir, mon fils pique du fric dans mon portefeuille et ma fille m'ignore. L'autre jour, elle a râlé pour que je lui paye un téléphone portable. Je lui ai dit qu'elle était trop jeune. Tu sais ce qu'elle m'a répondu?
-Non.
- "Je suis bientôt une pré-ado, papa. Tu vas en chier."
Je souris le nez dans mon verre.
-Il n'y a pas de quoi rire, mon vieux. Lorsqu'ils sont bébés, tu les aimes comme un fou. Tu ferais n'importe quoi pour eux. Mais dès qu'ils grandissent, ils trouvent que ton affection devient lourdingue, que tu leur colles la honte devant leurs copains. Et tu te retrouves tout seul.
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Patrick Bauwen
— Bien entendu, a poursuivi Garner, j’ai libéré M. Smith. Aucune charge n’a été retenue contre lui.
Cameron n’était pas étonné outre mesure.
— Donc vous classez l’affaire ? a-t-il demandé.
— Oui.
— Alors qu’est-ce que je fais dans votre bureau ?
— Maître Barton Fuller, ici présent (le propriétaire des tarentules a hoché gravement la tête en entendant prononcer son nom), déclare que son client a subi des brutalités policières injustifiées.
— C’est un pléonasme, a répondu Cameron.
— Je vous demande pardon ?
— Par définition, la brutalité policière est injustifiée.
Le chef de la police municipale de Naples s’est penché par-dessus son bureau.
— Cole ?
— Chef ?
— Vous vous foutez de ma gueule ?
— Je n’oserais jamais.
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Patrick Bauwen
Cole se raidit comme si je venais de le frapper au visage.
— Corrige-moi si je me trompe, poursuis-je, mais ta femme s’est bien tirée avec tes deux gosses, non ? Tu ne m’as jamais donné les détails. Alors quoi, tu t’en tapais une autre ?
Un groupe de filles passe autour de nous tel un essaim d’oiseaux multicolores. Paréos, lunettes de soleil, tatouages au creux des reins. L’insouciance de la jeunesse.
Cameron se tait un long moment, puis :
— D’accord.
Son ton est amer. Et je me sens triste. Pour la première fois, chacun de nous est blessé. Lorsqu’on réalise que l’adversaire est un autre soi-même, il n’y a plus ni vainqueur ni vaincu, seulement deux êtres malheureux.
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Patrick Bauwen
Helen martelait son discours électoral en mode quasi automatique.
—L’Amérique a besoin de retrouver ses valeurs. La guerre contre la terreur est notre priorité. Nous n’acceptons pas celle qui vient du dehors, nous n’accepterons plus celle qui sévit au sein de nos maisons. Les auteurs de violences conjugales, les délinquants, les pédophiles seront désormais combattus avec la sévérité la plus extrême. L’État de Floride va barrer la route aux prédateurs.
— Amen.
— Passez-moi un verre de whisky, au lieu de vous foutre de ma gueule.
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