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Prédation : Les voies de l'ombre de
Jérôme Camut
La faille d'un système réside toujours à l'intérieur du système. La gangrène dans la chair, le ver dans la pomme, la folie dans l'esprit, la peur dans la raison...
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Prédation : Les voies de l'ombre de
Jérôme Camut
Cécile Herzog émerge de l'obscurité et vient se planter devant Rufus. Elle tient entre son pouce et son index gantés une forme oblongue maculée de terre.
- Un doigt, enfin, ce qui en reste. Salut, Rufus. Je ne suis pas mécontente de te voir. Cette affaire n'est pas limpide. En tout cas, pas pour moi.
- Raconte.
- Un petit bonjour peut-être ? Non, rien.
Cécile laisse traîner un silence. Elle travaille avec Rufus depuis trois ans et connaît assez bien l'homme. Avare en parole, bon professionnel et soutien inconditionnel en cas de coup dur.
- J'ai pas dormi et j'ai cinquante piges, Cécile. Ça n'excuse rien, mais ça explique.
- Bon, reprend Cécile. La patrouille de nuit a découvert ce corps aux alentours de minuit, suite à l'appel d'un témoin. Ce chantier est interdit au public, mais la porte d'accès était ouverte.
- Quelle porte ?
- Celle qui se trouve de l'autre côté.
Cécile indique, en se retournant, l'avenue derrière elle, celle qui surplombe l'autoroute.
- Tu vois de quoi je parle ?
Rufus acquiesce.
- Bref, ils ont mis le périmètre en quarantaine et ont fait remonter l'info, poursuit Cécile. Voilà comment je vois la scène. Quand ce type est entré, il était déjà dénudé. Ne me demande pas d'où il venait, ni pourquoi il ne portait pas ses fringues, je n'en ai aucune idée. Il a dû courir jusque-là, au milieu du terrain. Ensuite, il s'est arrêté. Il y a un piétinement encore apparent dans cette zone. Et puis, il s'est remis à marcher, vers les palissades. Et là, grand mystère, quelque chose lui a arraché le bras. On a retrouvé des morceaux...
- Explosif, articule Rufus.
- Pardon ?
- C'est pas une arme. Seul un explosif peut faire ça.
- Tu me sembles bien sûr de toi.
- Continue, on verra plus tard si j'ai raison ou tort.
- C'est à peu près tout. Il n'est pas mort sur le coup. Il y a des traces de sang coagulé sur un peu plus de deux mètres.
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Par ChrisTais, le 04/06/2008
Malhorne, Tome 1 : Le Trait d'union des mondes de
Jérôme Camut
Quand ça m'est tombé dessus, j'étais un salopard.
Les vies ne m'ont pas épargné. Je suis revenu dans des peaux pas toujours ragoûtantes. J'ai été un assassin, un violeur. J'ai abandonné presque toutes mes familles, sans aucune espèce de remords... Je suis resté longtemps un salopard. Allez savoir, d'ailleurs, si je n'en conserve pas quelques traces.
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Par nataska, le 06/07/2008
Prédation : Les voies de l'ombre de
Jérôme Camut
Je t'ai attendu si longtemps. J'ai attendu tant d'années la venue d'un homme capable de comprendre qui je suis et de remonter jusqu'à moi. Tu es ma petite cerise, Rufus. Oui, c'est ça. Ma petite cerise !
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Par cbougeau, le 04/10/2009
Les éveillés de
Jérôme Camut
« Puisque ta vie n’a pas de sens, fait que ta mort en ait un ».
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Par pyrostha, le 19/01/2011
Prédation : Les voies de l'ombre de
Jérôme Camut
Voilà comment je vois la scène. Quand ce type est entré, il était déjà dénudé. Ne me demande pas d'où il venait, ni pourquoi il ne portait pas ses fringues, je n'en ai aucune idée. Il a dû courir jusque-là, au milieu du terrain. Ensuite, il s'est arrêté. Il y a un piétinement encore apparent dans cette zone. Et puis, il s'est remis à marcher, vers les palissades. Et là, grand mystère, quelque chose lui a arraché le bras. On a retrouvé des morceaux...
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Par cbougeau, le 04/10/2009
Les éveillés de
Jérôme Camut
« Comment comprendre cet état intermédiaire entre l’être et le non-être ? »
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Par line70, le 19/03/2011
Malhorne, tome 2 : Les Eaux d'Aratta de
Jérôme Camut
Les rêves des autres en disent long sur ce qu'ils sont en profondeur. Infiniment plus que toutes les paroles. Les rêves ne s'embarrassent pas de recherche de cohérence, ni du filtre de la morale. C'est à l'inverse toute l'animalité contrainte par l'esprit civilisé qui s'y exprime sans entraves. Quelle qu'en soit l'élévation spirituelle.
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Par line70, le 19/03/2011
Malhorne, Tome 4 : La Matière des songes de
Jérôme Camut
Il y a autant d'expressions de la vie que d'observateurs. Chacun projette un monde peuplé de créatures qui, à leur tour, fantasment d'autres hypothèses. Nous ne sommes que cela. Nous n'avons toujours été que cela, des intentions. Souviens-toi du champ des possibles. Ce ne sont que des mots, et en même temps, c'est ce qui forge le réel.
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Par line70, le 19/03/2011
Malhorne, Tome 3 : Anasdahala de
Jérôme Camut
Toujours une histoire d'angle, se dit-il, exprimant cette grande loi personnelle selon laquelle l'objet que l'on cherche est toujours caché par un obstacle situé entre l'objet et le chercheur.
Il suffit de se décaler d'un pas ou deux.