Babelio Babelio
  • Mon accueil
  • Mes livres
  • Découvrir
    •   Livres
    •   Auteurs
    •   Lecteurs
    •   Quiz
    •   Forum
  • Ajouter des livres

+options
fb Connexion
mot de passe oublié?
Paul M. Marchand

Paul M. Marchand

  • Infos
  • Citations (12)
  • Photos (1)
  • Vidéos (1)
Paul M. Marchand > Ajouter une photo

Ajouter une vidéo
Ajouter une citation
  • 5 livres
  • 8 critiques

Note moyenne : 3.41/5 (sur 17 notes) Paul M. Marchand

Biographie et informations

Nationalité : France
Né(e) le : 01/10/1961
Mort(e) le : 20/06/2009

Biographie :

Paul M. Marchand a été correspondant à Beyrouth de 1984 à 1992 puis à Sarajevo, de 1992 à 1994, où il fut gravement blessé.

Il est l’auteur de romans : Sympathie pour le diable (Florent Massot , 1998), Ceux qui vont mourir (Grasset, 2001), J'abandonne aux chiens l'exploit de nous juger (2003) et Le Paradis d'en face (2007).

Il s'est suicidé en juin 2009 à l'âge de 47 ans.
Source : Le Devoir, Wikipedia
Ajouter des informations

Etiquettes

roman   récits   journalisme   autobiographie   peur   crime   culpabilité   moto   survie   romantique   atrocités   chanson   histoire d'amour   relations amoureuses   amour interdit   guerre   romance   inceste   Liban (Guerre civile)   littérature française  

> voir toutes (1)

Video de Paul M. Marchand

>Ajouter une vidéo


Documentaire sur le journaliste de guerre Paul Marchand


> voir toutes (12)

Citations de Paul M. Marchand

> Ajouter une citation

  • Par Reka, le 12/08/2010

    J'abandonne aux chiens l'exploit de nous juger de Paul M. Marchand

    Des « incestes », j’en ai entrevu, des pleins mon bureau3, les pères étaient des porcs, leurs avocats m’emmerdaient, je les écoutais à peine, le protocole judiciaire, sans plus. Les porcs avaient les yeux mouillés, traîtrise de leurs nouveaux sentiments d’apparat, ils sentaient tous la sueur rance et la crasse. Il fallait les écouter se débattre dans leurs souillures, j’aurais voulu les y asphyxier. [...] Le porc, lorsqu’il est domestiqué devient bavard, il en est ainsi tout modifié, un vrai déluge, autant de vocabulaire, de détails, de plaisirs minables, de saturation, qu’on ne se gênerait pas d’être sourde. Mais il faut savoir s’abandonner au flot, à l’abondance de ces jeunes vies saccagées, car le porc, c’est rien, pas même de la souffrance, pas même du vice, ou de la méchanceté, c’est juste de l’humain inavouable [...] (p. 180-181)
    > lire la suite

    Citation de qualité ? (2 votes positifs)


  • Par Reka, le 12/08/2010

    J'abandonne aux chiens l'exploit de nous juger de Paul M. Marchand

    L'avenir était facultatif et je ne pouvais prétendre à plus de bonheur. Nous étions en avance sur notre temps, nous le devancions sans l'obliger. Cela ne nous consolait même pas d'être en quelque sorte des défricheurs, des éclaireurs, si loin de notre malédiction. Un mot, pas très long, pas très court, pas grand chose. Juste quelques lettres mises bout à bout, sept.
    Voyelle, consonne et consonne, voyelle, consonne et consonne, voyelle...
    Un mot de silence, de foudres, de désapprobation unanime. Un énoncé comme un opprobre, brut, qui fait frémir et qui dégoûte, son extension illimitée, sans aucune possibilité d'atténuation ou motif de débat. Un mot chargé jusqu'à la gueule de haines, d'êtres brisés, de cicatrices et de mémoires prisonnières.
    Un mot qui salissait notre amour en le diminuant ou en le dénaturant : Inceste. (117-118)
    > lire la suite

    Citation de qualité ? (2 votes positifs)


  • Par Reka, le 12/08/2010

    J'abandonne aux chiens l'exploit de nous juger de Paul M. Marchand

    Il y avait une alchimie, si mystérieuse, que la pudeur, ou la prudence, nous commandait d’ignorer. Par cette alchimie et par elle seule, s’élaborait notre destinée en commun, et dans une gestation précise, elle se découvrait d’elle-même devant nous sans que nous ayons à la provoquer. La joie que nous avions à nous retrouver à Paris, à nous parler au téléphone, à nous penser l’un l’autre, ou même à nous languir, cette joie si naïve et indomptée, laissait pressentir l’imminence de notre amour. Une imminence qui s’est étirée sur plus de deux ans, où nous déambulions, l’air de rien, accordant nos pas sur l’ultime embrasement qui s’étranglait en nous. (p. 48-49)
    > lire la suite

    Citation de qualité ? (1 votes positifs)


  • Par liliba, le 28/05/2010

    J'abandonne aux chiens l'exploit de nous juger de Paul M. Marchand

    Qu'est-ce qui empêcherait vraiment d'aimer la personne de son choix ? Et si, justement, cette personne n'était pas le fruit d'un choix mais la conséquence de quelque chose qui s'impose de lui-même, irrésistible et souverain, sans qu'il y ait de préférence à établir : un déferlement, un assaut, une reddition... Une détonation qui classe le coup de foudre pour un amusement de chef de gare. Aimer sans avoir le choix, sans même se résoudre à un espace pour lui, si infinitésimal qu'il puisse être. Une dictature de coeur. Une force allègre.

    Citation de qualité ? (1 votes positifs)


  • Par Reka, le 12/08/2010

    J'abandonne aux chiens l'exploit de nous juger de Paul M. Marchand

    [...] elle m'avertissait que j'allais maudire le temps qu'il me faudrait pour oublier, et que, par-dessus tout, je maudirais le temps lorsque, enfin, j'aurais oublié. (p. 167)

    Citation de qualité ? (2 votes positifs)


  • Par Reka, le 12/08/2010

    J'abandonne aux chiens l'exploit de nous juger de Paul M. Marchand

    Être homosexuel était considéré, dans nos pays, comme une maladie et comme un délit, même un crime chez le plus borné des obscurs... J'ai détaillé toutes les persécutions, les traques, le cortège vertigineux mais ordonné des châtiments, la sainte ivresse de tous les bien-pensants dans les représailles orchestrées ; et surtout et par-dessus tout, l'arrogance imbécile de ces primates de leur bon droit dans la chasse aux "déviants" et autres "pervertis", et aussi la "Nature", la "Bonne morale" appelées en renfort, échos de leur rigorisme, de leurs peurs et de leurs haines scélérates. Après le temps des murs rasés, de l'échine courbée, était arrivé celui de la difficile bataille pour la reconnaissance de la différence, avec ses excès et ses dérapages nécessaires, et enfin, pour finir, la lente acceptation d'une diversité tout bonnement humaine. (p. 142-143)
    > lire la suite

    Citation de qualité ? (0 votes positifs)


  • Par Reka, le 12/08/2010

    J'abandonne aux chiens l'exploit de nous juger de Paul M. Marchand

    Je les vois, je les entends, les caquetages, les suspicions, les yeux levés au ciel, le ciel pas assez large pour tous les recevoir, ces ruminants… J’y pensais jour après nuit, Sarah… Tous ces inquisiteurs de la morale des mœurs, ils resteront profondément eux-mêmes, c’est-à-dire catégoriques, féroces, étroits, absurdes, de l’autre côté de l’intelligence, dans les vidanges de la prétention, dans le rustique… Ils se surprendront et puis s’indigneront, ils auront même des opinions, la curée… Ils penseront avoir raison sans se douter que ce sera bien la première fois qu’ils se seront mis à penser, alors ils en réchapperont encore plus cons… Et contents… Et vandales. (p. 185-186)
    > lire la suite

    Citation de qualité ? (0 votes positifs)


  • Par Reka, le 12/08/2010

    J'abandonne aux chiens l'exploit de nous juger de Paul M. Marchand

    Elle s'entichait d'hommes, aucun ne restait. Aucun n'était assez souple, ou ils manquaient d'ambition. Elle les appelait ses "passagers clandestins". Des escales, pas des ports d'attache. Elle les essayait tous, rien ne lui allait, ça glissait entre ses doigts, ne lui enserrait pas la taille, elle était beaucoup trop fine pour s'habiller d'encombrants. Elle les aimait quinze jours, les quittait en quinze secondes à peine, paroles d'adieux incluses. Et puis les regardait au loin se corrompre ou s'étioler, leurs bouches pleines d'épithètes. (p. 168-169)

    Citation de qualité ? (0 votes positifs)


  • Par Eipoca, le 02/04/2011

    J'abandonne aux chiens l'exploit de nous juger de Paul M. Marchand

    J'entendais ça depuis que j'étais une enfant: l'avenir. Ca vous obstruait l'horizon, l'avenir, ça vous raccourcissait le présent, ça le rabotait de tous côtés... C'était toujours la course après l'avenir. A peine arrivais-je quelque part qu'il me fallait détaler pour l'ailleurs. J'en étais essoufflée de l'avenir. Il me prenait à la gorge, m'empêchait de respirer. Je ne m'arrêtais jamais j'en franchissais toutes les étapes en épreuves successives, et il se tenait toujours plus loin, le devenir...

    Citation de qualité ? (0 votes positifs)


  • Par Reka, le 12/08/2010

    J'abandonne aux chiens l'exploit de nous juger de Paul M. Marchand

    Demain, un jour, peut-être dans mille, un père pourra aimer sa fille d’amour charnel, sans qu’il soit besoin d’en mourir après… Dans mille jours ou alors après demain, une fille pourra devenir la maîtresse de son père sans avoir à se cacher ou à mentir. Bientôt les amours volontaires et partagées entre parents et enfants seront reconnues et même tolérées… Certainement viendront des lois pour promouvoir leurs droits et mieux les protéger. (p. 131)

    Citation de qualité ? (0 votes positifs)


Tweet
Pin It

Faire découvrir Paul M. Marchand par :

  • Mail
  • Facebook
  • Blog

> voir plus

Livres de Paul M. Marchand (5)

    • J'abandonne aux chiens..
      7 critiques
      12 citations
    • Sympathie pour le diable
      1 critique
    • Le Paradis d'en face
    • Sympathie pour le Diable
    • J'abandonne aux chiens..

Auteurs proches de Paul M. Marchand


    • Christiane Rochefort

    • Nathalie Schweighoffer

    • Marguerite Duras

    • John Knittel

    • Isabelle Aubry

    • Eva Thomas

> voir plus

Lecteurs de Paul M. Marchand (24)

    • Reka

      En a lu 2

    • liliba

      En a lu 1

    • Joetzette

      En a lu 1

    • gourmandi...

      En a lu 1

    • Mehani

      En a lu 1

    • lulusissi

      En a lu 1

    • SD49

      En a lu 1

    • Zazette97

      En a lu 1

    • knicky

      En a lu 1

> voir plus

Quiz

    Famille je vous [h]aime

    Complétez le titre du roman de Roy Lewis : Pourquoi j'ai mangé mon _ _ _

    •   chien
    •   père
    •   papy
    •   bébé

    10 questions - 253 lecteurs ont répondu
    Thème : enfants , familles , famille

    Créer un quiz sur cet auteur.
retour en haut
    • Aide
    • Contact
    • Notre blog
    • A propos
    • Masse Critique
    • Premiers Chapitres
    • Widget
    • Partenariats éditeurs
    • Partenariats bibliothèques
    • Partenariats auteurs
    • Sites partenaires
    • Listes et extraits de films
    • L'actualité du livre
    • Presse
    • Publicité
    • Conditions d'utilisation
    • Groupe facebook
    • Bibliothèque virtuelle
    • Vidéos d'écrivains
    • Magazine Littéraire
    • Derniers livres
    • Nouveaux livres
    • Auteurs populaires
    • Critiques, avis et opinions de lecteurs
    • Citations, extraits et passages de livres
    • Livres audio
© BABELIO - 2007-2011