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Les Lames du Cardinal, Tome 3 : Le Dragon des Arcanes de
Pierre Pevel
Leprat n'était pas vaniteux, et d'ailleurs, il ne doutait pas plus de la coupe que de l'étoffe de l'habit qu'il avait commandé : le pourpoint comme les chausses lui allaient parfaitement, et la nuance de gris que lui avait conseillé le tailleur était à la fois élégante et discrète. Mais, sitôt seul, il avait passé une casaque qu'il gardait dans un coffre. Ensuite, non sans appréhension, il s'était tourné vers son propre reflet.
C'était une vieille casaque qu'il avait fait laver et repasser. Une casaque bleue à croix et galon argent. Une casaque de mousquetaire du roi.
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Les Lames du Cardinal, Tome 1 de
Pierre Pevel
Dehors, dans la partie inférieure des ruines du château fort, à une cinquantaine de mètre de distance du donjon en contrebas, le rituel se poursuivait.
Il avait débuté dès le lever de la lune, conduit par Gagnière qui officiait tête nue, revêtu d'une robe cérémonielle. Il psalmodiait en draconique ancien, une langue que son auditoire ne comprenait pas, mais dont la puissance, au-delà du sens, résonnait aux tréfonds de l'être. L'âme ébranlée, les candidats à l'initiation écoutaient, saisis d'une ferveur sacrée.
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Les Lames du Cardinal, Tome 2 : L'Alchimiste des Ombres de
Pierre Pevel
C'était bien le petit dragonnet qui approchait à grands et vaillants mais maladroits coups d'ailes, trop fatigué sans doute pour maintenir l'enchantement permettant à son corps de devenir translucide. Alessandra n'en avait cure, cependant. A cet instant, il lui importait seulement que Charybde soit en vie et, oubliant toute prudence, elle ouvrit la fenêtre pour recevoir le dragonnet dans ses bras.
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Par Elora, le 16/05/2013
Les Lames du Cardinal, Tome 1 de
Pierre Pevel
Il était de ceux dont le charme canaille et désinvolte est comme souligné par le négligé de la tenue [...] ; et il portait l’épée avec une nonchalance étudiée mais non forcée qui semblait dire : “ Ne t’y fie pas, compère. J’ai au côté une bonne amie qui me pèse aussi peu qu’elle ne m’encombre, et sur qui je sais pouvoir compter.” Dans son œil, enfin, brillait la lueur rieuse et complice d’une intelligence moqueuse, celle d’un homme pas plus dupe de lui-même que de la comédie du monde.
p.167
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Par boudicca, le 05/02/2012
Les Enchantements d'Ambremer de
Pierre Pevel
A présent imaginez... Imaginez des nuées d'oiseaux multicolores nichés parmi les gargouilles de Notre-Dame; imaginez que, sur les Champs-Élysées, le feuillage des arbres diffuse à la nuit une douce lumière mordorée; imaginez des sirènes dans la Seine ; imaginez une ondine pour chaque fontaine, une dryade pour chaque square; imaginez des saules rieurs qui s'esclaffent ; imaginez des chats ailés, un rien pédants, discutant philosophie ; imaginez le bois de Vincennes peuplé de farfadets cachés sous les dolmens (...) Imaginez tout cela, et vous commencerez à vous faire une petite idée du Paris des Merveilles...
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Par Davalian, le 05/02/2013
Les Lames du Cardinal, Tome 1 de
Pierre Pevel
Toutes les vies mènent au cimetière, capitaine. Il n'importe que de rendre le chemin agréable.
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Par TeaSpoon, le 15/03/2013
Les Lames du Cardinal, Tome 1 de
Pierre Pevel
- Ne me remerciez pas, poursuivit Saint-Lucq. Et ne vous souciez pas plus de savoir qui m'emploie, que pourquoi. Je fais ce que je fais parce que l'on me paie. Vous seriez mort si l'on avait voulu que je vous tue. Alors ne me remerciez jamais plus. Ma place n'est ni dans les romans, ni dans les chroniques du temps. Je ne suis pas un héros. Je ne suis qu'une épée.
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Par TeaSpoon, le 16/03/2013
Les Lames du Cardinal, Tome 1 de
Pierre Pevel
Elle était le domicile d'une jeune femme - une certaine Cécile Grimaux - que les Lames protégeaient et que des spadassins avaient tenté d'enlever la nuit dernière. Marciac les avait mis en échec, preuve que les années ne l'avaient pas changé et qu'il avait toujours l'art de jouer les preux chevaliers au secours des demoiselles en détresse. Quoi qu'on en pense, les occasions de ce genre ne se présentaient pas souvent et quand elles se présentaient, elles semblaient avoir une nette préférence pour le Gascon.
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Par boudicca, le 17/01/2012
Les Enchantements d'Ambremer de
Pierre Pevel
Les contes d'autrefois, ainsi que les fabuleuses créatures qui les inspirèrent, ont une patrie. Cette patrie se nomme l'OutreMonde (…) Cet univers voisine avec le nôtre. Jadis ils étaient si proches qu'ils se frôlaient parfois (…) Tel promeneur pouvait ainsi rencontrer, au détour d'un sentier perdu, une reine attristée caressant un grand cerf blanc dont une flèche perçait le flanc; tel berger explorait une ravine et découvrait au-delà une vallée que la vengeance d'un sorcier condamnait à un hiver éternel; tel chevalier solitaire passait, en quête de gloire, le rideau étincelant d'une cascade vers des régions inconnues où l'attendait l'aventure. Combien firent semblables expériences? Combien de poètes et de ménestrels contèrent ces voyages? Assez pour être entendus, sans doute. Trop peu pour être crus. A l'époque déjà, les esprits sages niaient l'existence de l'OutreMonde et de ses prodiges. Et les mêmes, aujourd'hui, continuent doctement à vouloir peindre nos rêves en gris...
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Par TeaSpoon, le 20/03/2013
Les Lames du Cardinal, Tome 2 : L'Alchimiste des Ombres de
Pierre Pevel
- Je trouve cette Italienne bien capricieuse. Et je dis qu'il suffirait sans doute d'une bonne fessée pour la ramener à la raison. Le Cardinal ne la ménage que trop, si vous voulez mon avis.
Les autres s'entre-regardèrent en trouvant un certain bon sens aux paroles du vieux soldat. Marciac, cependant, fut le seul à réellement imaginer la fessée.