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Par Lamiou, le 27/08/2010
Soldat Peaceful de
Michael Morpurgo
Je me retrouve par terre, roulé en boule, hurlant pour que ça s'arrête. Puis je sens que Charlie s'allonge à mes côtés et se serre contre moi pour me protéger, pour me réconforter. Il commence à chanter Oranges et Citrons doucement à mon oreille, et je mets à chanter avec lui, d'une voix forte, je chante au lieu de crier. Et bientôt dans l'abri tous chantent avec nous. Mais le déluge de feu continue, continue encore, et à la fin ni Charlie, ni Oranges et citrons ne parviennent plus à endiguer la terreur qui m'envahit, qui m'engloutit, détruisant la dernière lueur de courage et de sang-froid qui aurait pu me rester. Je n'ai plus que ma peur.
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Par oops, le 12/02/2012
Le royaume de Kensuké de
Michael Morpurgo
La mer est une grande guérisseuse.
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Par Lilibook, le 17/08/2009
Le royaume de Kensuké de
Michael Morpurgo
J'ai disparu la veille de l'anniversaire de mes douze ans. Le 28 juillet 1988. Aujourd'hui seulement, je peux enfin raconter toute cette histoire extra-ordinaire, la véritable histoire de ma disparition. Kensuké m'avait fait promettre de ne rien dire, rien du tout, jusqu'à ce que dix ans au moins se soient écoulés. C'était presque la dernière chose qu'il m'a dite...
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Par lael, le 01/05/2010
Enfant de la jungle de
Michael Morpurgo
Tigre, tigre, ta brûlante étincelle
Brille dans les forêts de la nuit,
Quelle main ou quel oeil immortel
A pu façonner ta terrible symétrie ?
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Par Lamiou, le 27/08/2010
Soldat Peaceful de
Michael Morpurgo
Au lieu de clochers, des flèches s'élancent dans le ciel comme un enfant qui lèverait le doigt en classe, impatient de se faire remarquer. Mais Dieu, s'il y en a un, ne remarque rien, ici. Il a depuis longtemps abandonné cet endroit et tous ceux qui y vivent.
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Par Silene, le 19/07/2010
Enfant de la jungle de
Michael Morpurgo
Quand tous les arbres
ont été abattus,
quand tous les animaux
ont été chassés,
quand toutes les eaux
sont polluées,
quand tout l'air est
dangereux à respirer,
alors seulement
tu découvres que tu ne peux pas
manger l'argent.
(prophétie cree, Amérique du nord)
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Par eraux, le 07/03/2009
Seul sur la mer immense de
Michael Morpurgo
Avant-propos des éditeurs
p14 : Cette édition n'a pas pour but de calomnier un pays que nous savons aimer, mais la cruauté et la sauvagerie de ce document est telle qu'il est impossible de se taire et c'est notre solidarité avec tous les Français qui se refusent à cette dégradation que nous exprimons.
La question
p17 : Dans cette immense prison surpeuplée, dont chaque cellule abrite une souffrance, parler de soi est comme une indécence.
p17 : Mais c'est pourtant de leur quartier, que montent chaque jour les chants interdits, les chants magnifiques qui jaillissent toujours du coeur des peuples en lutte pour leur liberté.
Les tortures ? Depuis longtemps le mot nous est devenu à tous familier.
p18 : Mon affaire est exceptionnelle par le retentissement qu'elle a eu. Elle n'est en rien unique.
p18 : Il y a maintenant plus de trois mois que j'ai été arrêté. J'ai côtoyé, durant ce temps, tant de douleurs et tant d'humiliations que je n'oserais plus parler encore de ces journées et de ces nuits de supplices si je ne savais que cela peut être utile, que faire connaître la vérité c'est aussi une manière d'aider au cessez-le-feu et à la paix. Des nuits entières, durant un mois, j'ai entendu hurler des hommes que l'on torturait, et leurs cris résonnent pour toujours dans ma mémoire.
p20 : Tout cela, je le sais, je l'ai vu, je l'ai entendu. Mais sui dira tout le reste ?
C'est aux "disparus" et à ceux qui, sûrs de leur cause, attendent sans frayeur la mort, à tous ceux qui ont connu les bourreaux et ne les ont pas craints, à tous ceux qui, face à la haine et la torture, répondent par la certitude de la paix prochaine et de l'amitié entre nos peuples qu'il faut que l'on pense en lisant mon récit, car il pourrait être celui de chacun d'eux.
p25 : Dans le fond, c'était aussi mon avis : si je devais être torturé, que ce soit plus tôt ou plus tard, quelle importance ?
p26 : *attitude du tortionnaire.
p28 : - ... on sera mieux pour travailler.
p28 : -Tu connais ça, n'e
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Par balooo, le 17/09/2010
Le royaume de Kensuké de
Michael Morpurgo
Des vagues de terreur m'envahirent les unes après les autres. Les lumières de la Peggy Sue avaient disparu dans l'obscurité de la nuit, me laissant seul dans l'océan, seul avec la certitude que mes parents étaient déjà trop loin, qu'ils ne pourraient plus entendre mes appels au secours. Puis je pensai aux requins qui fendaient l'eau noire, en dessous de moi - ils me flairaient déjà, étaient sur mes traces, se dirigeaient vers moi - et je compris qu'il ne me restait aucun espoir. Je serais mangé vivant. Ou bien je coulerais lentement. Rien ne pourrait me sauver.
Je fis du surplace dans l'eau, essayant désespérément de découvrir dans l'obscurité impénétrable une chose vers laquelle nager. Il n'y avait rien.
Puis une brusque lueur blanche dans la mer. L'écume d'une vague, peut-être. Stella ! C'était sûrement elle ! J'étais si soulagé de ne pas être seul ! Je l'appelai et nageai vers elle. Elle continuait à s'éloigner, apparaissant puis disparaissant comme si elle dansait sur l'eau, puis s'évanouissant à nouveau. Elle m'avait semblé toute proche, mais je mis plusieurs minutes avant d'arriver assez près d'elle pour la toucher. C'est alors que je me rendis compte de mon erreur. La tête de Stella était plus noire que blanche. Or, je ne voyais que du blanc. C'était mon ballon de football. Je l'attrapai et m'y cramponnai, étonné par son extraordinaire fermeté. Je faisais du surplace dans l'eau, en continuant à appeler Stella. Il n'y eut pas de réponse. Je l'appelai et appelai encore. Mais à présent, chaque fois que j'ouvrais la bouche, j'avalais de l'eau. Je dus abandonner. Il fallait que j'essaie de sauver ma peau.
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Seul sur la mer immense de
Michael Morpurgo
J'étais assise là, dans le cockpit, le soleil et les embruns sur mon visage, au septième ciel -, papa comptait toujours les ciels dans son histoire, alors pourquoi pas moi ? - en train de chanter London Bridge is Falling Down et buvant le premier chocolat chaud de la traversée. J'étais partie.
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Le roi Arthur de
Michael Morpurgo
Hector, le frère de Lancelot, fut abattu par Gauvain sous les murs du château, et son cadavre traîné triomphalement par les pieds jusque dans notre camp.