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Carnet de Corée de
Serge Delaive
« À la fin des années 1960, les enfants Coréens représentaient le meilleur rapport qualité prix sur le marché, ils étaient vite « servis » et culturellement acceptables en Occident. Alors ils ont été livrés en masse. » (p. 42)
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Par Orphea, le 22/06/2012
Carnet de Corée de
Serge Delaive
Reste à combler les vides entre les lignes. Illustrer des moments de cette paléographie dérisoire mais sincère. Des photos. Elles complèteront peut-être le propos, éprouveront une densité qui échappe aux mots, surprendront quelques fragments d'indicible. La démarche du crabe. Témoignages figés, univoques du point de vue sensoriel, de ce qui a pourtant eu lieu. Questions rabâchées : où s'en vont les moments que nous avons vécus ? En quoi se transforment-ils ? Pourquoi tenons-nous tant à en garder trace ? Quelle est la signification de l'écartèlement que nous imposons aux courbes du temps et la lumière, à ce que notre esprit touche aux confins du présent, les étendues perdues que nous nommons passé ?
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Par Orphea, le 22/06/2012
Carnet de Corée de
Serge Delaive
Le voyage comme leurre, déplacement provisoire vers d'autres sédentarités, vérification de l'inexprimable, confrontation de notre imaginaire aux réalités que nous postulons.
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Carnet de Corée de
Serge Delaive
« Le voyage en tant que radicalité contradictoire : à la fois en apnée dans le monde et aux marges d’un monde inaccessible. À l’extérieur complètement, en absence, mais en même temps, tellement là. L’expérience de la solitude entre douleur et extase. Quand ouverture rime avec barrières infranchissables. Alors nous sommes tels qu’en nous-mêmes, notre identité et notre étrangeté confondues. » (p. 126)
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Par bina, le 20/06/2012
Carnet de Corée de
Serge Delaive
Le voyage. Se retrouver dans un pays dont on ne pratique ni la langue, ni l'alphabet et se laisser aller dans la musique des sons humains.
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Carnet de Corée de
Serge Delaive
« Occidental en goguette, naïf, qui note au vol ce qu’il saisit à l’avant-plan d’un tableau dont la perspective atteint une profondeur inouïe. Mais le flâneur au sens baudelairien reconnecte ses neurones. Se dégage de la boue encombrante. » (p. 62)
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Par Orphea, le 22/06/2012
Carnet de Corée de
Serge Delaive
Visites hebdomadaires à la maison pour dispenser des leçons de coréen à Sandra qui apprend sa langue maternelle, la première qu'elle ait entendue et déjà apprise, la première qu'elle ait oubliée et perdue -- comment peut-on être dépossédé de sa langue, devenir aphasique puis admettre malgré tout une nouvelle langue maternelle superposée à la précédente ? Quelle quantité de violence contenue dans cet arrachement silencieux, celui du Verbe après celui de la mère ? -- la langue qu'elle tente laborieusement de retrouver, une langue étrangère, résistante.
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Carnet de Corée de
Serge Delaive
« Ceci marque la singularité de la culture coréenne : à la fois endogène, très particulière, construite au fil des siècles, mais aussi ouverte au monde, consciente de son étrangeté au sens premier du terme. » (p. 117)
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Carnet de Corée de
Serge Delaive
« Je me plie dans l’attente, partie intégrante du mouvement. » (p. 14)
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Carnet de Corée de
Serge Delaive
« Je cherche un exotisme différent, niché dans le quotidien, le détail saugrenu. » (p. 64)