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Par cicou45, le 22/05/2012
Une Minute de Silence de
Siegfried Lenz
"Les choses que nous taisons [...] ont parfois plus de conséquences que celles que nous disons."
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Par cicou45, le 23/05/2012
Une Minute de Silence de
Siegfried Lenz
"Rien de ce qu'on sait n'est suffisant quand on se rend compte qu'on aime quelqu'un."
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Par cicou45, le 22/05/2012
Une Minute de Silence de
Siegfried Lenz
"Pour le peintre, voir, c'est s'approprier."
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Par nadejda, le 03/02/2011
Le bureau des objets trouvés de
Siegfried Lenz
Eh bien, ce qui me plaît --- et même plus que plaire ---, c'est de rencontrer tous les jours des perdants, des gens qui viennent nous déclarer une perte. Jamais je n'aurais imaginé tout ce qu'on peut laisser traîner, oublier ou bien perdre dans l'enceinte d'une gare. Et jamais je n'aurais cru qu'on ne découvre les gens sous leur vrai visage qu'ici, quand ils viennent signer une déclaration de perte : ces jérémiades, ces protestations, ces remords. Et cette joie quand ils entrevoient un espoir et que je parviens à les consoler. Parfois, quand je peux rendre à quelqu'un ce qui lui appartient, j'éprouve une joie aussi grande que la sienne.
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Par nadejda, le 12/02/2011
Une Minute de Silence de
Siegfried Lenz
Tout en parlant, elle essuyait le sable de mon dos, de ma poitrine, à un moment elle s'est penchée si près que j'ai cru qu'elle avait découvert quelque chose, une ancienne blessure, une cicatrice, mais c'était autre chose qui l'avait frappée. "Elle sourit vraiment, a-t-elle dit, ta peau sourit vraiment, Christian." Stella avait lu qu'à certains moments la peau peut sourire et voilà qu'elle en avait apparemment trouvé la confirmation. Avec curiosité, et plus que de la curiosité, je me suis tourné sur le côté, mais il m'a bien fallu constater que ma peau était comme toujours et ne révélait pas même l'amorce d'un sourire.
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Par nadejda, le 03/02/2011
Le bureau des objets trouvés de
Siegfried Lenz
....Mon Dieu quand je pense à tout ce que j'avais déjà accompli à ton âge. En tout cas j'avais déjà trouver ma voie. Je savais à quoi je voulais arriver. Toi, tu sais à quoi tu veux arriver dans la vie ?......
--- Quand j'entends le mot "arriver", cela me fait aussitôt penser à "gare d'arrivée". J'entends l'annonce : "Terminus, ici terminus, tout le monde descend.
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La Leçon d'allemand de
Siegfried Lenz
Mais peut-on parler de vent : ce souffle du nord-ouest se lançait rageusement à l’assaut des fermes, des haies, des rangées d’arbres ; ses charges tumultueuses, ses embuscades mettaient à rude épreuve la résistance de toute chose et façonnaient le paysage à leur image : un paysage noir et venteux, tordu, échevelé et plein de significations ambiguës
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Par Nadael, le 25/04/2011
Une Minute de Silence de
Siegfried Lenz
Cela ne faisait aucun doute : les fleurs dérivaient en direction de l'île aux oiseaux, bientôt, elles se déposeraient sur la plage peu fréquentée ; je vous ramasserai, ai-je pensé, je viendrai seul et vous éviterai de pourrir comme du goémon arraché par une mer houleuse, j'apporterai les fleurs dans la cabane de l'ornithologue et je les mettrai à sécher, elles seront toujours là dans ce lieu de complicité, tout sera là, tout restera. Je m'y intallerai pendant les vacances et je dormirai sur la couche de varech, dans le sommeil nous nous serrerons l'un contre l'autre, Stella, ta poitrine frôlera mon dos, je me tournerai vers toi et je te caresserai, et alors tout ce que la mémoire a conservé reviendra. Ce qui est passé a existé et durera, accompagné de la douleur et de la peur qui lui appartient, je chercherai à trouver ce qui est perdu sans retour.
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Par nadejda, le 12/02/2011
Une Minute de Silence de
Siegfried Lenz
J'ai eu l'impression, Stella, qu'un fin drapeau de cendres se détachait de l'urne, s'élevait très légèrement avant de retomber sur l'eau. Elle a absorbé les cendres immédiatement, il n'est resté aucune trace, aucune preuve, on n'a entrevu qu'une disparition muette, une grammaire de l'adieu.
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Le dernier bateau de
Siegfried Lenz
Loin sur l'Elbe, un de ces immenses cargos porte conteneurs a demandé le passage et son signal était si grave, si puissant qu'on aurait dit que toute la terre autour du fleuve tendait l'oreille