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Par patouche, le 06/02/2012
Demian de
Hermann Hesse
Auparavant , je m'étais souvent demandé pourquoi un homme est si rarement capable de vivre pour un idéal . Maintenant , je constatais que beaucoup d'hommes , que presque tous sont capables de mourir pour un idéal , à condition toute fois qu'il ne soit pas personnel , librement choisi , mais commun à tous .
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Par Nadael, le 04/10/2010
Le Loup des steppes de
Hermann Hesse
Ma vie avait été pénible, incohérente et malheureuse, elle conduisait au renoncement et au reniement, elle avait le goût de l'amertume humaine, mais elle était riche, fière et riche, souveraine même dans la misère. Qu'importait que le petit bout de chemin qui restait jusqu'au crépuscule fût, lui aussi, lamentablement perdu; le noyau de cette vie était noble, elle avait de la dignité, de la race : je ne misais pas des sous, je misais des étoiles.
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Par Pasdel, le 16/01/2012
Lettre à un jeune artiste de
Hermann Hesse
Il te demandera en revanche : «As-tu été et es-tu réellement le J. K. en vue duquel tu as hérité certaines dispositions?» Questionné de la sorte, aucun homme n'évoquera jamais sans honte et sans effroi son existence et ses errements; tout au plus pourrat-il répondre: «Non, je n'ai pas été cet homme, mais je' me suis du moins efforcé de le devenir dans la mesure de mes forces.» Et s'il peut le dire sincèrement, il sera alors justifié et sortira vainqueur de l'épreuve.
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Par lecassin, le 02/02/2012
L'ornière de
Hermann Hesse
Le cordonnier eut un triste sourire et prit le bras de l’homme qui, sortant du silence, du chaos, des pensées étrangement douloureuses de l’heure, allait, hésitant, perplexe, retrouver l’ornière de son existence habituelle.
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Par lecassin, le 01/02/2012
Le Jeu des perles de verre de
Hermann Hesse
La beauté et la suprème beauté sont périssables, elles aussi.
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Par Musikant, le 02/05/2008
Siddhartha de
Hermann Hesse
Siddharta dit : " Oui, j'ai eu des pensées, j'ai eu des "connaissances", de temps en temps. Parfois, pendant une heure, pendant un jour, j'ai senti en moi les effets du Savoir comme on sent la vie dans son propre cœur. C'étaient bien certainement des idées que j'avais , mais il m'était difficile de les communiquer. Tien, mon bon Govinda, voici une des pensées que j'ai trouvées : la sagesse ne se communique pas. La sagesse qu'un sage cherche à communiquer a toujours un air de folie."
- Tu veux rire ? demanda Govinda
- Pas du tout. Je te dis que j'ai trouvé. Le Savoir peut se communiquer, mais pas la Sagesse.On peut la trouver, on peut en vivre, grâce à elle, opérer des miracles, mais quant à la dire et à l'enseigner, non, cela ne se peut pas.C'était ce dont je me doutais parfois quand j'étais jeune homme et c'est ce qui m'a fait fuir les maîtres.
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Par ZetaZeta, le 04/04/2010
Demian de
Hermann Hesse
L'homme que vous voudriez tuer n'est pas monsieur Untel ; il n'est qu'un déguisement. Quant nous haïssons un homme, nous haïssons dans son image quelque chose qui réside en nous. Ce que nous ne portons pas en nous, ne peut nous toucher.
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Par zepherina, le 31/01/2012
L'Art de l'oisiveté de
Hermann Hesse
J’appris qu’être aimé n’est rien et qu’aimer est tout ; je compris également de plus en plus clairement que seule notre capacité à sentir les choses, à éprouver des sentiments rendait notre existence précieuse et gaie. Quel que fût l’endroit sur terre où j’apercevais ce qu’on nomme « le bonheur », je constatais que celui-ci naissait de la richesse de nos impressions. L’argent n’était rien, le pouvoir n’était rien ; on rencontrait beaucoup de personnes qui possédaient les deux et demeuraient pauvres. La beauté n’était rien ; certains hommes et certaines femmes demeuraient pauvres, eux aussi, malgré tout leur éclat. La santé, elle non plus, n’avait pas beaucoup de poids ; la forme de chaque personne dépendait de son état psychologique ; bien des malades heureux de vivre prospéraient jusqu’à la veille de leur mort, et bien des hommes en bonne santé dépérissaient avec angoisse dans la crainte de la douleur. En revanche, quand un homme éprouvait des sentiments intenses et les acceptait en tant que tels, quand il les cultivait et en jouissait au lieu de les rejeter et de les tyranniser, il connaissait toujours le bonheur. De même, la beauté ne rendait pas heureux celui qui la possédait, mais celui qui était capable de l’aimer, de la vénérer.
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Par zepherina, le 31/01/2012
L'Art de l'oisiveté de
Hermann Hesse
On peut regretter simplement que nos plus petites distractions soient depuis quelques temps elles aussi affectées par l’impatience moderne. Notre façon de jouir des choses est à peine moins fébrile et exténuante que la pratique de notre profession. Nous obéissons à la devise qui commande de « faire le maximum en un minimum de temps ». Ainsi la gaîté diminue-t-elle malgré la multiplication des divertissements.
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Par Pasdel, le 20/01/2012
Lettre à un jeune artiste de
Hermann Hesse
D'innombrables tentations nous détournent continuellement de cette voie; la plus forte de toutes est celle qui nous.fait croire qu'au fond, on pourrait être quelqu'un de tout à fait différent de celui que l'on est en réalité et l'on se met à imiter des modèles et à poursuivre des idéaux qu'on ne peut et ne doit pas égaler ni atteindre.