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Par line70, le 29/03/2011
Eloge des femmes mûres : Les souvenirs amoureux d'Andras Vajda de
Stephen Vizinczey
Nous nous accrochons à l'espoir de l'amour éternel en niant sa validité éphémère. C'est moins douloureux de se dire « je suis superficiel », « elle est égocentrique », « nous n'arrivions pas à communiquer », « c'était purement physique », que d'accepter le simple fait que l'amour est une sensation passagère, pour des raisons qui échappent à notre contrôle et à notre personnalité.
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Eloge des femmes mûres : Les souvenirs amoureux d'Andras Vajda de
Stephen Vizinczey
Parmi celles que je réussis à mettre dans mon lit, certaines se montrèrent encore plus bizarres. Une bibliothécaire de trente-deux ans m'offrit son corps moins d'une demi-heure après que nous eûmes fait connaissance à une soirée, et dans l'heure qui suivit elle me demanda en mariage. Après quoi elle me fit une leçon sur mes responsabilités nouvelles en qualité de futur époux. Il serait de mon devoir de lui assurer une certaine aisance tant que je vivrais et après ma mort - c'est à dire qu'il me fallait souscrire une assurance-vie. En l'espace de moins de deux heures, cette étrange créature était prête à m'épouser et à m'enterrer. Elle ne se décida à partir que lorsque je lui expliquai que j'étais issu d'une tribu qui enterrait la veuve vivante aux côtés de son mari défunt.
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Eloge des femmes mûres : Les souvenirs amoureux d'Andras Vajda de
Stephen Vizinczey
(...) ; elle avait des seins impressionnants, et des fesses si ondulantes que, souvent, j'avais envie de les lui arracher pour les emporter chez moi.
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Vérités et mensonges en littérature de
Stephen Vizinczey
Il y a fondamentalement deux sortes de littérature.
L'une vous aide à comprendre, l'autre vous aide à oublier; la première vous aide à devenir une personne libre et un citoyen libre, l'autre aide les gens à vous manipuler. L'une s'apparente à l'astronomie, l'autre à l'astrologie.
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Eloge des femmes mûres : Les souvenirs amoureux d'Andras Vajda de
Stephen Vizinczey
À propos, je ne puis être qu'en désaccord avec les grands philosophes qui nous invitent à nous connaître nous-mêmes. Pendant toutes ces journées d'introspection intense, je ne devins en fait que plus mesquin et plus bête, par pure frustration.
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Eloge des femmes mûres : Les souvenirs amoureux d'Andras Vajda de
Stephen Vizinczey
Les pères franciscains me pardonneraient, je l'espère, de dire que jamais je n'aurais pu si bien comprendre et tant aimer les femmes si l’Église ne m'avait appris à connaître la félicité et le respect du sacré.
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Eloge des femmes mûres : Les souvenirs amoureux d'Andras Vajda de
Stephen Vizinczey
Le seul artiste qui comprît don Juan, me semblait-il, c'était Mozart. Dans le livret, le don Juan de Mozart n'était pas très différent de celui de Molière, mais la musique évoquait un grand homme.
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Eloge des femmes mûres : Les souvenirs amoureux d'Andras Vajda de
Stephen Vizinczey
Chaque fois que je voyais une femme qui me plaisait, je commençais par la regarder dans les yeux, dans l'espoir d'y trouver une lueur engageante.
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Eloge des femmes mûres : Les souvenirs amoureux d'Andras Vajda de
Stephen Vizinczey
Je remarquai alors, comme j'ai eu bien des occasions de le faire depuis, que lorsqu'on est sur le point de rompre avec une fille elle devient soudain toute tendre, même si elle n'a aucun sentiment pour vous.
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Eloge des femmes mûres : Les souvenirs amoureux d'Andras Vajda de
Stephen Vizinczey
J'étais stupéfait de lire la pitié sur son visage. Quelles raisons avait-il de me plaindre, me demandais-je, mais, me ressaisissant, je m'efforçai de ne pas imaginer la réponse.