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Par Pau, le 04/06/2010
Vénus érotica de
Anaïs Nin
- On ne peut pas aimer à volonté, répondait-elle.
Je ne veux pas d'érotisme sans amour. Et l'amour
profond ne se rencontre pas si souvent.
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Par iarsenea, le 26/04/2010
Journal d'enfance de
Anaïs Nin
Certes je ne crois pas que personne puisse comprendre la tristesse qui habite mon âme, je souris, je ris comme tout le monde, mais chaque sourire est une larme de plus qui se concentre dans mon âme jusqu'à ce qu'éclatent ces perles d'amertume sur ces pages où elles restent.
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Par lecassin, le 30/03/2013
Les Petits Oiseaux de
Anaïs Nin
Lui n’avait jamais vu son corps si abandonné, habité seulement du désir d’être pris et comblé. Elle s’épanouit sous ses caresses – l’adolescente avait disparu, la femme naissait.
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Journaux de jeunesse de
Anaïs Nin
Que de pouvoir a un livre simple et beau ! Il me semble que j'avais soif et que tout à coup j'ai trouvé un petit ruisseau délicieusement frais et joyeux pour me rafraîchir.
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Par isajulia, le 22/03/2013
Anaïs Nin
Chaque ami représente un monde en nous, un monde qui n’aurait peut-être jamais existé sans lui et que cette rencontre a rendu possible.
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Journal (tome 4) : 1944-1947 de
Anaïs Nin
Visite de Frances à qui j'ai montré les aquarelles de Léonard. Elle les a trouvées techniquement très belles, très bien faites, mais lointaines.
Comme Léonard se plaint de ne pouvoir exprimer ce qu'il ressent, je lui écris :
Exprimer ce que l'on ressent est lié directement à la création. J'ai été aidée en cela par mon habitude de tout confier au Journal. Vous vous trouvez dans un environnement stérile et vous avez tendance à vous replier sur vous-même. Cela sera mauvais pour vous en tant qu'artiste, écrivain ou peintre. Il faut être capable d'exploiter les richesses du sentiment et de l'imagination, c'est là que réside le secret de l'abondance. Le repliement risque d'engendrer la stérilité ou le dessèchement. Essayez d'écrire dans votre Journal pour entretenir cette petite flamme. Développez, ouvrez, nommez, décrivez, exclamez-vous, peignez, caricaturez, dansez, sautez dans vos écrits. Nous sommes ici en tant qu'écrivains pour dire tout. Parlez pour vos humeurs, rendez votre silence éloquent. Les dessins que vous n'avez pas envoyés sont un visage fermé au monde.
Journal : mai 1945 p. 104
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Par Piatka, le 10/05/2013
Correspondance passionnée de
Anaïs Nin
Bon Dieu ! Ça me rend fou de penser que je peux passer un seul jour sans écrire. Jamais, jamais je ne pourrai rattraper le temps perdu. C'est pourquoi sans doute, j'écris avec tant de fougue, tant de démesure. C'est du désespoir...
Lettre de Henry Miller à Anaïs Nin du 4 février 1932
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Par iarsenea, le 26/04/2010
Journal d'enfance de
Anaïs Nin
Ces yeux gris si doux
Quand on n'est point fous.
Ces yeux si terribles
Quand on le mérite
Ces yeux qui percent la nuit
Pour me suivre quand je fuis,
Ces yeux sombres qui percent
Mon coeur;
Ces yeux tentants que parfois je fuis pour leur trop grande douceur
Hélas où me cacher ?
Le mal fait, ils sont si fâchés !
Et le bien, si doux, si bon,
Tant que mon coeur se fond.
Et les yeux-illusion peut-être,
Ce sont ceux de la conscience
De mon être.
(À Arcachon, 9 ans)
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Par iarsenea, le 26/04/2010
Journal d'enfance de
Anaïs Nin
Confident que j'aime, me promets-tu de toujours garder mon coeur que je t'ai donné, les pensées qu'à toi seul j'ai exprimées ? Oh ! Réponds-moi ? Oui, n'est-ce pas, quand même je suis sûre que personne ne voudra t'écouter si tu te mettais à dire tout ce que je t'ai donné ou confié. Non, personne n'écouterait les idées d'une folle comme moi.
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Journal (tome 2) : 1934-1939 de
Anaïs Nin
Il n'y a que toi mon journal, qui saches que c'est ici que je montre mes craintes, mes faiblesses, mes récriminations, mes désillusions. Je sens que je ne peux être faible extérieurement, parce que d'autres s'en remettent à moi. Je pose ici ma tête et je pleure. Henry m'a demandé de l'assister dans son travail. Rango me demande de participer à des révolutions politiques. Je vis à une époque de dissolution et de désintégration. L'art lui-même, aujourd'hui, n'est pas considéré comme une vocation, une profession, une religion, mais comme une névrose, une maladie, une « fuite ». J'ai appelé ce journal « à la dérive ». Je crois que, moi aussi, j'allais me dissoudre. Mais mon journal, semble-t-il, me garde entière. Je me dissous que pour un peu de temps, mais je finis par recouver mon intégrité.
[p. 166]-
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