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Par Katherine, le 10/01/2011
Le manuscrit de Sainte-Catherine de
Willy Deweert
L'intégrisme, ce poison de la foi, avait contaminé des cardinaux, des évêques, des prêtres, des fraternités, des organisations caritatives, des congrégations, des pans entiers d'ordres religieux. La France, les États-Unis, l'Italie, l'Espagne, les pays de l'Est, l'Autriche notamment étaient gangrenés par des mouvements d'extrême droite aux ramifications multiples : religieuses, culturelles, sociales, politiques et financières, dont l'audience croissait auprès des croyants naïfs et des nostalgiques d'une Europe chrétienne animée par une idéologie élitiste qui condamnait l'œcuménisme, la modernité et la laïcité. (page 346)
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Par joedi, le 21/02/2011
Le manuscrit de Sainte-Catherine de
Willy Deweert
Quelle veine tu as d'exister sans ce boulet de plus en plus lourd à traîner à mesure qu'on prend de l'âge. Le temps consacré à évoquer le passé est du temps perdu. On oublie de vivre. La mémoire est un enfer portatif. Crois-moi, l'amnésique est heureux comme un lapin de garenne qui a semé ses prédateurs. Il a les coudées franches. Il a sa vie devant lui sans arrière-pensées inhibitives.
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Par joedi, le 21/02/2011
Le manuscrit de Sainte-Catherine de
Willy Deweert
Mon ami Omar, un joyeux luron, que la cuvée paradisiaque enthousiasme, résumait admirablement la condition humaine dans un quatrain :
Je suis dans cet Univers, mais pourquoi ? Je ne sais.
Je ne sais d'où je viens, ainsi que l'Eau qui coule.
Et j'en ressortirai, tel Vent du Désert.
qui souffle on ne sait où, inéluctablement.
Il est près de moi. Nous trinquons ensemble.
*Omar Khayyam (v.1050-v.1123), savant et poète persan.
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Par joedi, le 21/02/2011
Le manuscrit de Sainte-Catherine de
Willy Deweert
Elle gaspillait sa salive; tout ce qu'elle racontait était de l'hébreu pour son frère. Son cerveau avait été essoré de son passé. Plus d'égo, plus de pulsions, plus de combativité. Sa vie au quotidien, volatile, sans consistance, sans possibilité de recours aux événements antérieurs, avait quelque chose de cru comme le halo d'un spot focalisé sur un point précis laissant le reste dans la pénombre.
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Par joedi, le 24/02/2011
Le manuscrit de Sainte-Catherine de
Willy Deweert
Une quête se livre d'abord dans l'âme. Les lumières intérieures balisent le chemin.
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Par joedi, le 23/02/2011
Le manuscrit de Sainte-Catherine de
Willy Deweert
"Enthousiasmés" au sens étymologique du terme, ils transmutent les mots, les couleurs, les sons, les formes en une harmonieuse plénitude. Qui s'imprègne de ces aigues-marines s'illumine de l'intérieur.
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Par joedi, le 17/04/2011
Les allumettes de la sacristie de
Willy Deweert
Une fièvre tenace ne le quittait plus. Les médecins n'avaient pas encore réussi à diagnostiquer son mal. Sans doute, une détestable hygiène de vie trouvait-elle là son triste aboutissement. Sam était convaincu qu'il n'en avait plus pour longtemps. Etonnamment, il avait retrouvé une inspiration qui l'avait fui depuis des lustres, comme si la présence de Giannalia et la proximité de la mort avaient réveillé sa fibre littéraire. "On écrit un roman avec un stylo tordu", se plaisait-il à répéter en forme de boutade. Et voilà que, sous l'emprise de la souffrance, son stylo se tordait à nouveau. Il n'avait eu alors qu'à puiser dans la citerne pleine à ras bord de ses succès et de ses échecs pour étancher sa soif d'invention. Dès les premières pages, le Taxidermiste halluciné, dont il avait lu le synopsis à un Remio enthousiaste, s'avéra riche en promesses de délires.
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Par joedi, le 21/04/2011
Les allumettes de la sacristie de
Willy Deweert
Elle est loin, la petite sauterie bavaroise. Je me remémore les deux héros dont j'ai oublié les noms. Ce seraient actuellement de dangereux terroristes. Hier héros, aujourd'hui proscrits, et vice versa. Le pouvoir change, le vocabulaire s'inverse. C'est l'apanage des puissants de corriger le dictionnaire.
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Par joedi, le 27/04/2011
Mystalogia de
Willy Deweert
Un soir, le sommeil tarde. Je contemple la lune. Elle est aussi diaphane qu'une hostie et sa clarté filtre à travers les vitres de la fenêtre, déposant une écume blanchâtre sur le plancher de mon alcôve. Mon lit est un bateau qui vogue sur une mer lapis-lazuli. Le capitaine rêve d'escales lointaines. Evadé du bagne, mon esprit se détache et s'en va errer sur la surface laiteuse de l'astre de la nuit. "Dieu fit les deux luminaires, le grand pour présider au jour, le petit pour présider à la nuit, et les étoiles. Dieu les établit dans le firmament du ciel pour illuminer la terre, pour présider au jour et à la nuit et séparer les lumières des ténèbres. Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : quatrième jour." Ce passage de la Genèse émerge du fond de ma mémoire.
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Par joedi, le 24/02/2011
Le manuscrit de Sainte-Catherine de
Willy Deweert
Chaque personne, peu importe sa religion, sa race, son sexe, sa nation, chaque personne mérite le respect.