Pour échapper à l'ambiance étouffante du noviciat, Thomas, jeune jésuite, écrit un roman mettant en scène Jean-Baptiste, bibliothécaire au Vatican qui découvre par hasard un manuscrit du XII siècle, intitulé M... > voir plus
Construction alternée pour ce polar ésotérique de Willy Deweert, qui raconte en parallèle la vie, du petit séminaire aux missions d'Amérique du sud, d'un jésuite peu conformiste et une terrible histoire de secret qui des archives du Vaticans aux routes de montagnes italiennes et aux pistes africaines fera couler pas mal de sang. C'est enlevé, bien documenté, on ne s'ennuie pas.
Un soir, le sommeil tarde. Je contemple la lune. Elle est aussi diaphane qu'une hostie et sa clarté filtre à travers les vitres de la fenêtre, déposant une écume blanchâtre sur le plancher de mon alcôve. Mon lit est un bateau qui vogue sur une mer lapis-lazuli. Le capitaine rêve d'escales lointaines. Evadé du bagne, mon esprit se détache et s'en va errer sur la surface laiteuse de l'astre de la nuit. "Dieu fit les deux luminaires, le grand pour présider au jour, le petit pour présider à la nuit, et les étoiles. Dieu les établit dans le firmament du ciel pour illuminer la terre, pour présider au jour et à la nuit et séparer les lumières des ténèbres. Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : quatrième jour." Ce passage de la Genèse émerge du fond de ma mémoire.