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Critiques sur Le jour et l'heure (4)


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    • Livres 3.00/5
    Par Reka le 20/01/2009


    (Livre critiqué dans le cadre du programme Masse critique)

    -Fond-

    David, père de trois enfants (adultes) souffre d'un cancer et de son mal au monde : les travers de l'humanité le rongent, les affres du temps l'effraient. Pour alléger ses semelles de plomb, David épanche sur le papier sa colère, ses déceptions, sa mélancolie, ses angoisses. L'accent étant mis sur sa mort - il revendique le droit de se la donner -, Alexandre, son fils, après avoir découvert ses états d'âme, prend peur et, afin d'empêcher son père de s'éteindre prématurément, s'immisce dans ses écrits, entreprenant un échange épistolaire.

    Ce livre ne revêt pas la dimension d'un roman. L'ouvrage n'est à mon sens qu'un prétexte de l'auteur pour mettre en avant bon nombre de ses réflexions et critiques vis-à-vis de la société actuelle. Il en profite pour blâmer essentiellement le manque d'ouverture et de tolérance de son pays, la France, à l'égard du suicide et de l'euthanasie.

    Bedos l'a déclaré dans une interview, cette fiction ne le met pas lui-même en scène. Il n'en est pas moins vrai que le personnage principal lui ressemble néanmoins étrangement. La raison pour laquelle David et Guy Bedos semblent se confondre relève du fait que les réflexions, opinions du narrateur sont typiques à la mentalité de l'auteur lui-même. Il s'agit donc, en quelques sortes, d'une autobiographie partielle ou d'une pseudo-autobiographie. A ce propos, ce qui me fut le plus dérangeant, au cours de cette lecture, fut d'ignorer où s'écartaient la fiction et la réalité ; de me trouver dans l'incapacité de deviner ce qui appartenait à la vie ou à la personnalité de l'auteur-humoriste.

    Si l'échange épistolaire était pour Bedos le meilleur moyen de se rendre lisible par ses lecteurs (sans ce procédé, le livre n'aurait été que réflexions en tous genres et aurait davantage ressemblé à un essai qu'à un roman), j'estime qu'il ne l'a pas employé de manière suffisamment efficace : bien qu'amatrice de livres construits de cette manière, le switch de l'un à l'autre destinataire m'a, pour ma part, beaucoup ennuyée, et ce pour deux raisons : d'abord, parce que David ne fait jamais suite aux lettres de son fils durant les soixante premières pages, poursuivant de la sorte un monologue pour le moins abrupt ; et ensuite parce que les redondantes déclarations plus que démonstratives de son fils Alexandre (des “papa, je t'aime” en veux-tu, en voilà) m'ont rendu ses prises de paroles gluantes, dégoulinantes, et passablement nauséeuses.

    Cependant, les opinions et les humeurs du narrateur principal m'ont été assez agréables à découvrir, même si la forme utilisée pour les exprimer y fut souvent pour beaucoup…

    -Forme-

    On lit Bedos comme on l'entend. Dans tous les modes d'expressions qui soient, il reste l'homme vrai, grinçant et caustique que nous connaissons.
    Il est touchant dans sa façon d'exprimer - semblerait-il avec une grande sincérité - l'amour qu'il porte à ses enfants (serait-il possible d'écrire aussi juste si les sentiments du narrateur n'étaient pas ceux de l'auteur?). L'authenticité de Bedos transpire tant à l'écrit qu'à l'oral et c'est un véritable plaisir.

    -En bref-

    C'est après avoir vu Guy Bedos parler de son roman dans une émission télévisée que l'envie de le lire m'a pris. Je me faisais une joie de découvrir ce livre, mais je suis restée un peu sur ma faim. J'ai sans doute espéré un vrai roman, une réelle autobiographie ou un véritable essai, mais en tout cas, pas un mélange hybride des trois.

    Le jour et l'heure est une lecture étrange, dont j'ai beaucoup de mal à parler. Ce livre, on le lit vite et facilement, mais sans avoir nécessairement envie de le continuer après l'avoir interrompu (ni envie, ni pas envie). Une fois terminé, je n'en garde qu'un souvenir assez confus : “trop de tout et de pas assez à la fois”, tel est le vague et indescriptible ressenti qu'il me reste après lecture de ce bouquin. J'aime lire Bedos, surtout son style, mais ce que j'aime bien davantage, c'est de l'entendre parler de ce qu'il fait, de ce qu'il produit, de ce qu'il pense, et de qui il est. Quand on l'interroge lui, il n'y a pas de doute : ce n'est pas David qui parle, ni Alexandre : c'est Bedos. Et ça, c'est bien.


    Lien : http://marecages.be/?p=332

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par lauravanelcoytte le 07/01/2009


    J'ai lu ce livre très vite; ça se lit bien.
    Après le fils, les 2 filles du narrateur interviennent aussi et le journal du narrateur où il évoque son suicide est l'occasion d'un dialogue familial .

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par lauravanelcoytte le 05/01/2009


    Le narrateur et son fils prennent successivement la parole, l'un pour parler de décision de se suicider au jour et à l'heure où il le décidera.
    L'autre demande à son père d'attendre un peu et de lui raconter sa vie.

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par lauravanelcoytte le 27/12/2008


    J'ai lu de mauvaises critiques mais le sujet et Guy Bedos en parlant m'ont donné envie de le lire.

    critique de qualité ? (1 votes positifs)






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