ISBN : 2953397604
Éditeur : Éd. Opoto (2009)


Note moyenne : 5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
Le recueil de poèmes d’Anne Cillon Perri est annoncé pour les prochains jours : 218 pages et une belle couverture réalisée à partir d’un tableau de Hervé Yamguen. La version papier sortira la semaine prochaine la version numérique dans la foulée.
La poésie d’Anne... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(2)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par bibliopmo, le 26 février 2009

    bibliopmo
    Cette anthologie rassemble des poèmes issus de tous les recueils d'Anne Cillon Perri.
    Anne Cillon Perri, anagramme de Pierre Colin Nna, est né en 1961 à Sangmélima dans la forêt équatoriale du Sud Cameroun. Il passe son enfance dans le village d'Angongué dont il est souvent question dans ses textes. A près des études universitaires à l'écoles Nationale d'Administration et de Magistrature, d'où il sort Administrateur Civil, il exerce comme contrôleur financier au ministère des travaux puis à Office National du café et du Cacao.
    S'il a toujours écrit il ne publie son premier recueil qu'en 2004. Dans Sur les rues de ma mémoires il fustige les maux qui minent son pays, tel le tribalisme, évoque des souvenirs q'une époque d'insouciance, s'inquiète de l'avenir et explore des formes de poésies nouvelles.
    L'année suivante dans Au-delà de l'utopie il approfondit ces thèmes et met sa poésie à la recherche de la plénitude, en une quête fervente et fiévreuse d'un devenir généreux et humain.
    En 2005 il participe avec Fernando d'Alméida (grand prix international de poésie Senghor 2008), Marie-Claire Dati et le poète/plasticien Hervé Yamguen à l'aventure de Boulevard de la liberté que l'éditeur résume ainsi : « un soir d'avril 2005, en clôture du Printemps des poètes, la calebasse a tournée. Toute le nuit nous avons refait le monde et plutôt que de se séparer pour rejoindre nos foyers et s'endormir bercés par nos fantasmes, nous avons proposé un fait unique dans la littérature camerounaise : de nos discutions passionnées et nécessairement provocatrices est né un acte poétique » qui deviendra ce que certains appellent l'école de Douala.
    Anne Cilon Perri publie ensuite Onomatopées du silence et coordonne D'aujourd'hui : 15 poètes camerounais qui fait le point sur « ce qui se donne à lire aux jours d'aujourd'hui ».
    En 2007 sort une plaquette Interdit de laver sa mobylette isi, ouvrage collectif. Enfin en 2008, suite à une résidence à l'alliance française de Bangui (Centrafrique) il édite cinq jeunes poètes centrafricains dans le buisson de l'espoir.


    Lien : http://opoto.org/blog/wordpress/?p=504
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par bibliopmo, le 06 juillet 2010

    bibliopmo
    La poésie d'Anne Cillon Perri est une écriture multiple qui croise les thèmes de l'enfance, du désir, de la paix, de l'amour et des tourments du monde actuels. Tourments du poète mais aussi de l'homme confronté à un monde en crise et forcement arbitraire et inhumain. Elle s'enracine dans la forêt équatoriale du sud Cameroun pour mieux déferler sur les rivages de la modernités avec son lot d'injustices, d'espoir et par cela donne matière à s'interroger. Sur soi, sur le monde qui nous entoure.
    Anne Cillon Perri, né en 1961 à Sangmélima au Cameroun est selon Fernando d'Alméida (Grand Prix de poésie Léopold Sédar Senghor 2008) « l'un des meilleurs artisans du renouveau poétique camerounais ».
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (2)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par bibliopmo, le 26 février 2009

    Feuille de route

    Si un jour tu arrives à Angongué
    N’oublie pas d’aller à Kouboukoubou
    Tu y trouveras un palétuvier
    Dont les jambes d’échassier
    Baignent dans l’eau de la rivière
    J’étais si heureux à l’ombre du feuillage
    De ce palétuvier aux longues jambes
    Avant l’allégeance à l’engeance bruyante
    Loin très loin d’Abong Mbanga
    Tu trouveras dans la boue compacte
    Ma folle enfance forestière
    Et tous les garçons de mon canton
    Qui chantent les chansons d’Angono Obam Ndong

    Si un jour tu arrives à Angongué
    Songe à aller voir Otonsi
    Songe aussi à Otombozo
    Je lui ai élidé une voyelle
    Pour simplifier la phonation
    Et faciliter ton chemin
    Qui passe parfois à Ongalan
    Carrefour lumineux où le soleil
    Obéit à ma spiritualité pahouine
    Si un jour tu arrives à Angongué
    N’oublie pas d’aller à Essimi
    Et à Koumou qui cascade dans mon cœur
    Comme Akame Ndongo dans son lit de béton
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par bibliopmo, le 06 juillet 2010

    Aïcha

    Je pense à toi Aïcha
    A l’embouchure du fleuve
    Où tu parlais beaucoup
    De nous et la Lobé
    Au point de m’agacer

    Tu t’égosillais
    Un peu plus que la mer
    Plus que la plage
    Et même plus que le vent
    Qui tenait ta chevelure en laisse
    Et criait la détresse de ta liesse

    J’ai gardé dans la bouche
    Le sel de tes aisselles
    Et celui de la mer
    Où tu montrais ton sexe sans cesse
    Et parlais beaucoup
    De nous et la Lobé
    Comme si le jour était interminable

    C’est si triste de ne pouvoir te haïr
    Ni oublier
    Les navires en partance
    Qui emportaient
    De tes yeux le parfum
    Et ton sexe essentiel et sans ciel et sans seuil
    A chaque rivage de ton aine
    C’est vraiment triste de ne pouvoir te haïr
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Traversée / Anthologie Poetique par :

  • Mail
  • Blog

Autres livres de Anne
Cillon Perri(1) > voir plus

> voir plus

Lecteurs (2)

> voir plus

Quiz