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Critiques sur La prospérité du vice (13)


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    • Livres 3.00/5
    Par zenzibar le 29/05/2014


    Un auteur économiste bénéficiant d'une vraie notoriété, un titre percutant, le chaland est mis en appétit. Mais très rapidement le lecteur est perplexe ; loin d'être séditieux et iconoclaste le propos devient très académique, en mode macro économie standard.
    De plus, le titre conjugué à la période de publication pouvaient laisser augurer que le noyau dur des analyses concernerait la crise économique qui enflamme le monde à partir de la crise du capitalisme financier de 2008.
    En réalité, cet essai est une histoire économique en mode survol stratosphérique, une sorte de « que sais je ». le propos est clair et assez complet pour un essai de ce format, même si fatalement il est régulièrement réducteur.
    Malheureusement ce livre souffre, de mon point de vue, de deux défauts majeurs, Il s'agit d'abord d'une sorte de compilation où manque un véritable fil conducteur, la simple présentation chronologique ne pouvant tenir lieu de fil d'ariane. La vision de l'histoire de l'auteur, puisqu'il ambitionne de placer cet ouvrage sur ce terrain, est absente.
    L'autre défaut réside dans le fait que les analyses restent conditionnées par une vision économique standard.
    A cet égard, le chapitre « la quête impossible du bonheur », ne peut pas ne pas être mentionné. Cohen fait référence à un sondage « qu'est-ce que le bonheur ? », l'auteur cite à titre principal trois réponses, la situation financière, la famille et la santé. le chapitre comprend huit pages et Cohen se contente de commentaire style analyste sondage électoral, aucune distance analytique par rapport à ce sondage à l'évidence réducteur, aux réponses singulièrement fermées, un peu court tout de même. A défaut de pouvoir développer dans le cadre de cet ouvrage, un ou deux paragraphes pour prendre ses distances ou ouvrir la réflexion auraient été les bienvenues….Pour Cohen le bonheur a fondamentalement une base matérielle et est adossé à un besoin de se comparer aux autres. le bonheur c'est de savoir que l'on gagne plus que son beau frère c'est bien connu…
    Le lecteur peut légitimement considérer que les ressorts de la psychologie humaine sont un peu plus complexes. On ne fait pas rentrer l'histoire économique, l'histoire tout court dans des systèmes théoriques hors sol, par confort idéologique, avec un chausse pieds, en coupant ce qui dépasse parce que cela gêne
    Un ouvrage intéressant mais décevant

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  • Par Gromovar le 25/10/2010


    Le nouvel ouvrage de Daniel Cohen est le livre d'honnête homme par excellence. Tous les français devraient le lire pour avoir, enfin, une vision claire de l'économie en général, de l'histoire économique du monde en particulier, et des questions qui se posent à notre civilisation à l'aube du XXIème siècle.
    En une succession de courts chapitres, Daniel Cohen brosse l'histoire du monde vue sous l'angle économique.


    Lien : http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2009/09/lire-absolument.html

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    • Livres 3.00/5
    Par Bigmammy le 19/02/2012


    C'est, paraît-il, le livre de chevet des gouvernants, des banquiers et des journalistes, et c'est heureux, car Daniel Cohen, l'un des fondateurs de l'Ecole d'économie de Paris, a réussi l'exploit de résumer l'histoire économique du Monde en 280 pages. Pour ceux qui ne sont pas familiers de l'économie, c'est un excellent ouvrage d'initiation, et pour les autres, c'est une mise en perspective convaincante. Tout cela dans un style simple et clair.
    L'auteur est plus à l'aise avec la période moderne – la révolution industrielle, lumineusement expliquée, le terrible XXème siècle -, qu'avec l'antiquité – je trouve un peu légers ses développements sur la Grèce et Rome – et les civilisations orientales, la Chine classique notamment. Cela tient sans doute au fait que l'économie n'explique pas tout, et que l'auteur est moins familier avec l'histoire des idées et de la spiritualité.
    Mais pourquoi diable avoir appelé ce livre « La prospérité du vice » ?
    Ce que nous dit l'auteur, c'est que le progrès technique a libéré les hommes de la loi de Malthus, qui condamnait le revenu à stagner – ça, c'est un bonheur - que le progrès économique ne va pas sans crises – économiques et guerrières - et qu'il va falloir gérer la limite des ressources naturelles. Où est le « vice » là dedans ? L'auteur a-t-il craint d'être politiquement incorrect en rappelant que le progrès technique est libérateur ?
    Au passage une note de bas de page sidérante, p 123 : elle montre que la « Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie » de Keynes (1936) n'a été traduite en français qu'en 1942 : ça en dit long sur la nullité de nos profs d'économie, avant bien sûr qu'Alfred Sauvy, Jean Marchal et Raymond Barre ne relèvent notre niveau.

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    • Livres 2.00/5
    Par JeanLouisBOIS le 04/03/2011


    Voilà un livre qui m'a beaucoup déçu! Selon le titre, on pouvait s'attendre à une vision personnelle et atypique de l'interprétation de l'histoire de l'économie, mais on déchante très vite quand on s'aperçoit que l'on n'a affaire qu'à une banale "introduction à l'économie" (comme le dit le sous-titre) que l'on a l'impression d'avoir lu cent fois et qui nous fait davantage penser à des résumés de cours magistraux qu'à un livre qui apporte un éclairage novateur sur l'économie. Malgré tout ce livre est d'une lecture agréable et peut être conseiller sans réserve à qui ne connait rien à l'histoire de l'économie.

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    • Livres 3.00/5
    Par gigi55 le 25/09/2009


    Une synthèse magistrale qui embrasse l'histoire du monde à partir d'une approche essentiellement économique, mais aussi philosophique voire ethnologique.
    Des nombreux concepts parfois ardus sont expliqués avec une grande clarté, on comprend beaucoup de choses qui étaient parfois confuses auparavant.
    Daniel Cohen a une vision plutôt pessimiste du monde, d'autres diront réaliste, il renvoie dos à dos le choc des civilisations de Samuel Huttington comme la fin de l'histoire de Fukuyama pour une option originale qui dessine le risque d'une reproduction à l'échelle mondiale des destructions engendrées par l'occident par le passé en son propre sein.

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    • Livres 4.00/5
    Par garnakh9 le 30/05/2010


    L'ouvrage de Maurice Cohen, professeur à l'Ecole normale supérieure et vice président de l'Ecole économique de Paris, est un passionnant et didactique voyage économique à travers l'histoire.

    Partant des périodes les plus reculées de l'humanité, il s'amuse à nous conter avec pédagogie et sobriété l'histoire à travers son aspect économique afin de mieux comprendre et analyser in fine certains des enjeux à venir...

    (suite ci-dessous)


    Lien : http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=180956&pid=16021289

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    • Livres 2.00/5
    Par toto le 04/01/2010


    Un livre pétri de références et de théories. Hélas elles se révèlent toutes incomplètes et partielles, incapables de prédire un peu l'avenir. En plus vient s'y mêler l'écologie!
    Au bout du compte on y perd l'idée directrice, s'il y en a une.
    "Il faut se méfier de ce qui donne le vertige. Seul le vide donne le vertige"

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    • Livres 3.00/5
    Par Eleonore le 08/01/2014


    Livre avant tout intéressant. Ce type d'ouvrage permet de d'aborder différents sujets relevant à la fois de l'économie et de la sociologie.
    Il ne permet pas d'approfondir mais donne les premières bases pour se renseigner sur ce qui nous intéresse le plus.
    Pour résumer il porte bien le sous-titre "d'introduction".

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    • Livres 3.00/5
    Par JaneEyre le 06/12/2013


    Un livre que j'ai du lire en classe prépa' il y a quelques années. Je pense qu'il ne faut pas en attendre une approche d'expert ou un aspect technique trop poussé. Cela dit ce livre permet de reprendre et de replacer dans leur contexte les principaux courants de pensée en matière économique. La lecture est agréable et permet d'expliquer en étant accessible mais pas simpliste! J'en garde un souvenir assez positif.

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    • Livres 4.00/5
    Par Fleurdecoeur le 05/05/2013


    Daniel Cohen est un excellent pédagogue. Dans ce livre, il propose à son lecteur un tour d'horizon complet de l'histoire économique du monde depuis le néolithique jusqu'à la crise des subprimes. Loin de se cantonner à la seule analyse économique, il illustre beaucoup de raisonnements à partir d'éclairages variés comme la mythologie, la littérature, l'histoire, la politique.
    Ce faisant, il met en exergue le fait que toute la noblesse de l'économie réside dans sa capacité à être au service de valeurs qui la dépassent.
    Malgré cette promenade très agréable au pays de Smith, de Marx, de Keynes, de Schumpeter, de Friedman, ou encore de Huntington et de Fukuyama, je demeure très sceptique, non du fait de l'analyse de Cohen que j'ai trouvé passionnante, mais de l'incapacité de l'économie à appréhender sereinement les mouvements à l'œuvre dans le monde. L'économie est toujours capable d'expliquer après coup les évènements, mais elle est prise en défaut à chaque fois qu'elle tente d'en prévoir le cours.

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