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ISBN : 2710324229
Éditeur : La Table ronde (30/11/-1)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Lee Lozowick, disciple du grand saint indien Yogi Ramsuratkumar qui a « quitté son corps » en février 2001, est un témoin occidental de la « folle sagesse » des Bauls du Bengale. Il assume la fonction d’un maître traditionnel au sein de la Hohm Community qu’il a fondée en Arizona ainsi qu’à la Ferme de Jutreau en France. Il anime chaque année plusieurs séminaires en Europe, au Canada et au Mexique.
Après "N'essayez pas, vivez" dont il constitue le deuxième vo... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (1) Ajouter une critique
Ledraveur
08 décembre 2014
Ici, dans cet ouvrage, Lee en compagnie discrète d'Arnaud, nous livre par le menu, en levant un peu le coin du voile, la teneur de ce que représente la relation d'un postulant à la maturation vers la libération de nos "encodages" divers en direction du "mythologique" état d'Éveil...
Le "Travail", l'accouchement pénible et douloureux à nous-même est ici décrit à destination d'un public "averti" de la chose, mais proche de notre existence de tous les jours, là où nous vivons, où nous sommes. Dans des dialogues directs, francs, parfois espiègles et taquins, Lee débusque sans concession les traquenards, idées toutes faites et lieux communs de notre être dans cette quête.
Nous sommes loin des "stages de yoga, de mieux être" pour bobos gogos friqués, "nous mettons les mains dans le cambouis" dans notre relation à la Vie, notre vie, toute chaude...
Lee remet en perspectives réalistes, dépoussiérant d'un souffle salvateur le traditionalisme crasseux, certaines notions comme le fameux "karma" qui n'est pas du tout, mais alors pas du tout, ce qu'il est de bon ton d'assener dans certains milieux, pour mieux aplatir un pauvre public crédule, peu averti et paresseux, porté à la croyance des fainéants, porté vers le moindre effort.
Lee nous a quitté il y a peu (16 novembre 2010), un an avant Arnaud Desjardins, mais la vivacité, la luminosité de l'éclairage de l'esprit qui peut nous animer, reste intact dans le coeur de ceux qui les reçoivent...
Merci, Mister Lee, merci Arnaud (que nous avons rencontré avec Denise dans le début des années 80), nous continuerons à transmettre la flamme à la mesure de nos moyens, là où nous vivons, quelque soit l'humble condition qui est la nôtre...
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Citations & extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean13 octobre 2015
La vie

La vie prend certains détours. La vie est bien plus vaste que nous et c'est vraiment dans l’ordre des choses que d'accepter l’inévitable. Je ne parle pas de l’inévitable dans l'avenir mais de l'inévitable maintenant. L'avenir, nous ne le connaissons pas et parler d'inévitable quand il s'agit de l’avenir, c'est vraiment pure imagination. Le futur n'est prévisible que dans la mesure où nous ne sommes pas prêts à accepter le moment présent. Pour la plupart d'entre nous, l'avenir est inévitable parce que notre passé a défini notre existence et que nous ne faisons rien par rapport à cela. Si notre névrose est une névrose d'échec, nous pouvons être certains que nous allons échouer dans l'avenir. Tant que nous sommes dans le déni, tant que nous résistons, que nous réagissons au lieu d'accepter ce qui est, le futur est extrêmement prévisible : la même chose va se répéter encore et encore. Notre existence peut changer mais notre réaction va être la même à chaque fois où que nous soyons. Vous avez déménagé après avoir vécu à l'étranger mais il est probable que vous auriez rencontré là-bas les mêmes difficultés que celles que vous rencontrez en France et que vous auriez réagi de la même façon. Ce qui peut tout changer, c'est la manière d'accepter les choses telles qu'elles sont parce qu'alors l'avenir n'existe pas. Même l'instant suivant n'existe pas : quand l'instant suivant vient, il est toujours maintenant. Dans cette optique, tout est possible et le vieux scénario prévisible ne se répète pas. Arrêtez de prétendre que vous êtes plus grand(e) que la vie et cessez d'être frustré(e) parce que la vie ne suit pas vos ordres.

Parfois on a fait tout ce qu'il fallait faire et néanmoins la vie ne répond pas. Ce n'est pas la peine de se demander si on s'y est mal pris car là n'est pas la question. On peut avoir fait tout le nécessaire mais peut-être n'était ce pas le moment opportun ou y a-t-il une cause que nous ignorons. Travaillez donc avec votre existence telle qu'elle est. Souvent, c'est l'attente elle-même qui éloigne la réalisation. Si vous vous contentez d'être un avec ce qui est, avant même de vous en apercevoir vous aurez déjà obtenu ce que vous vouliez depuis toujours. C'est comme si, dès que vous arrêtez de tendre vers quelque chose, cette chose vers laquelle vous tendiez vous tombe dans le giron.
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LedraveurLedraveur19 janvier 2014
Gilles Farcet dans l'Avant-Propos de "OUI, et Alors ?" (dialogues avec Arnaud Desjardins) :
...
Plus profond encore demeure le pressentiment de ce que pourrait être l'intimité vraie. Au fil de ses nombreux séminaires, Lee s’est fait dans le monde francophone une réputation de « guru iconoclaste », de provocateur impénitent, d'instructeur vaguement sulfureux, pitre pour les uns, joyau de sagesse pour les autres. . . Tout cela ne relève que de la surface. L'intime vérité de Lee est sans doute celle d’un cœur brisé. Brisé par la vie, par la tragédie et la beauté de cette existence et surtout brisé par son maître, le mendiant fou de Tiruvanamalaï, Yogi Ramsuratkumar qui, comme son disciple, cachait sous une façade pour le moins déconcertante un abîme de sagesse.
Sans doute est-ce au travers de ses « poèmes d’un cœur brisé » - à ce jour non traduits en français — que Lee se dévoile le plus. Adressés pendant plus d’une décennie à son maître, ces textes qui n'auraient jamais été publiés sans la demande insistante de leur destinataire parlent la langue d’un amour qui brûle les ponts derrière lui. Ils disent l’audace d’une intimité radicale devenue pour Lee le noyau de toute relation. « Si vous avez réussi à aimer vraiment ne serait-ce qu’un seul être humain, votre vie n’aura pas été vaine » affirme-t-il en substance.
En ceux qui se laissent toucher par ce qu’il est, Lee instille le virus de l'intimité vraie, la volonté déraisonnable de parvenir, au travers des réactions, rejets, stratégies égoïques et camouflages habituels, à aimer son prochain, à commencer par les plus proches puisque, comme il le dirait encore, il est plus facile de se montrer très humain envers la caissière du supermarché qu’envers sa femme ou ses enfants. Il donne à sentir que la spiritualité vivante est une alchimie dont le creuset se nomme intimité.
L'intimité ne naît pas de la coexistence plus ou moins pacifique de deux ego mais d’un effacement de la revendication personnelle conduisant à la communion.
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LedraveurLedraveur08 décembre 2014
Si nous découvrons la voie à trente ans, nous traînons peut-être vingt-neuf ans de refus, d'identification, de non-acceptation de ce qui est. Il ne suffit pas de dire oui une fois pour balayer ces vingt-neuf ans. Il y a tout un passif derrière cette résistance. Il faut d’abord apporter un certain poids du côté du oui et, au bout d’un certain temps, on finit par passer complètement du côté du oui. En d’autres termes, on fait d’abord pencher la balance plutôt du côté du oui et elle va finir par s’y établir, changer d’équilibre puisqu’au début elle penchait complètement du côté du non. C’est pourquoi il faut persévérer dans la pratique. Ici et maintenant, c’est simplement un instant et vous devez accepter ce qui est à chaque ici et maintenant et pas seulement une fois de temps en temps.
Il va y avoir de la résistance parce que le mental aime bien ce qui est prévisible et il va lutter contre toute nouveauté. Le non est tout à fait prévisible et familier alors que le oui est quelque chose de nouveau. Être dans la dualité, c’est le connu, alors qu’être un avec, c’est inconnu et imprévisible. Il s’agit donc de travailler d’instant en instant, un instant, un instant et encore l'instant suivant, avec une extrême ténacité car c’est ainsi qu’on construit une consistance, une cohérence. Le mental est puissant et subtil, il sait parfaitement comment nous faire croire que nous pratiquons alors que nous ne pratiquons pas du tout. Étant très rapide, il apprend vite à jouer à ce jeu-là en nous faisant croire que nous acceptons. Il s’agit vraiment d’accepter effectivement ceci, puis cela, et cela encore, y compris quand c’est inconfortable et que le mental entre en opposition. Si le mental commence à résister et que nous, nous commençons à résister a la résistance du mental, nous revenons au point de départ dans une guerre sans fin.
p. 100
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LedraveurLedraveur08 décembre 2014
Si le mental résiste et que nous sommes un avec cette résistance, il n’y a plus de conflit. Pour qu’il y ait conflit, il faut qu’il y ait un agresseur et quelqu’un qui s'oppose à cette agression. Si nous sommes un avec l'agression, il n’y a plus de victime ni de lutte. Et que se passe-t-il s’il n’y a personne contre qui combattre ? Le mental cesse de s'opposer parce que ce qui le poussait à continuer c’était la résistance à la résistance.
Nous devons donc pratiquer toujours et pas seulement à l'ashram où notre pratique est encouragée par la présence du maître, par l'enthousiasme de la sangha, par la sainteté du lieu. Nous devons pratiquer là où nous sommes, au boulot, dans notre famille, quand nous nous inquiétons des factures que nous n’ allons pas pouvoir payer, quand nous sommes en plein trafic urbain et que c’est pénible. Si on pratique avec cohérence et persévérance, on construit une force dans ce domaine et peu à peu cet aspect devient dominant et la pratique finit par se présenter spontanément. On n’est plus obligé alors de chercher à se souvenir, cela devient naturel.
p. 101
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DanieljeanDanieljean13 octobre 2015
L'acceptation :

Certains d'entre vous pensent certainement qu'ils acceptent ce qui est parce qu'ils ne peuvent le nier, mais ils ne l'acceptent pas pour autant. Dans votre mental, vous dites : j'accepte ce qui est, oui, oui, oui, mais je ne veux pas que ce soit comme ça, je voudrais que ce soit autrement. Par exemple : je fais tel métier, je gagne tant d'argent et j'habite dans telle maison, c'est ce qui est et je (accepte pleinement mais je n'aime pas ce travail, j'aimerais gagner plus d'argent, je n'aime pas cette maison, j'aimerais vivre ailleurs. Cela, c'est voir ce qui est mais ce n'est pas (accepter. Je peux tenter de modifier la situation mais, pour l'instant, ici et maintenant, c'est ainsi. Un aspect de l'acceptation, c'est l'absence de plaintes, l'absence de jugements. Voyez par vous-mêmes : au fur et à mesure que nous vieillissons, des petites douleurs commencent à apparaître, le dos devient moins souple, on entend ou on voit moins bien. Souvent, tout cela est incontournable et nous pensons que, simplement parce que nous admettons qu'on ne peut rien y faire, nous (acceptons. Extérieurement, nous disons: « Tout le monde vieillit, c'est comme ça » mais, en fait, nous sommes furieux, nous détestons ces handicaps, alors que (acceptation de ce qui est, tel que c'est, sous-entend par définition l'équanimité. Cela ne veut pas dire qu'on ne puisse pas changer les choses mais que, les choses étant ce qu'elles sont, nous les acceptons et que, si elles changent pour le meilleur ou pour le pire, nous l'acceptons aussi. Il y a donc une distinction très importante entre percevoir ce qui est et accepter ce qui est.
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