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Voir si les machines machinent avant de se demander... si le dormeur rêve... ou si le rêveur ment. Une comptine. On pourrait enchaîner : dormeur rêve, rêveur conte, conteur ment, menteur tue, tueur pleure, pleureur meurt, mourant dort... (page 257)
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Par Marsup le 17/05/2010
« Il avait compris désormais : c'est le rêve qui allait exercer sa volonté de vivre »
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Par Reka le 13/01/2011
C'est des livres que je tiens l'intelligence que j'ai. La faculté de parole, à ma naissance, j'en étais tristement dépourvu. Ça m'a rendu la vie gênante aux entournures : les gens se disant qu'à trente ans vous devriez savoir parler, ils s'estiment en droit d'attendre ça de vous. Moi je connaissais la langue, bien sûr - mais pas les pièges, pas les passages secrets qui courent sous le territoire du Verbe, tout ce qu'on saisit à demi-mots, tous les doubles fonds qu'on ne dit pas mais qu'on n'en pense pas moins. A tourner des centaines de pages pendant que le jour se levait, j'ai fait ce que j'ai pu pour rattraper mon retard. Les livres ont certains avantages : ils ne cherchent pas à s'imposer ; la parole y attend en silence qu'on l'incite à sortir, jamais elle ne vous sautera dessus comme risquent toujours de le faire les hommes. (p. 60-61)
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Tout part de l'infini. Si l'infini existe, toutes les choses sont réelles. Elles sont dispersées dans l'espace et dans le temps, mais possèdent en un certain point de l'espace et du temps une forme de réalité (pages 488-489)
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Dirave. Dévigue. (page 168)
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À en croire la très bonne parole, il faut que je sois fou. Ils ont réfléchi toute la nuit derrière des portes closes, et maintenant que la fatigue a fini par les mettre d'accord, ils peuvent le dire sans aucun risque de se tromper : c'est ça. L'un deux monte au créneau pour défendre cette position. Le pauvre est mal barré. Pour rien au monde je n'échangerais nos places. (page 11, premières phrases du roman)
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Par Marsup le 17/05/2010
Ils devraient savoir qu'une existence dont on excave peu à peu les formes pleines est pire qu'une vie qui reste creuse de son origine à sa fin.
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Par Reka le 18/01/2011
Sur quel bouton est-ce qu'on appuie pour empêcher que l'Histoire se répète? (p. 699)
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Par Reka le 13/01/2011
C'est curieux de voir comme la vie s'épuise à ne rencontrer aucun obstacle. (p. 423)
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Par Reka le 13/01/2011
En fait, c'est monotone : un métier de tourne-en-rond, une vie sans tambour ni musique. D'où la question qui ne me quitte pas : quand les faits vous réduisent à rien - que le cerveau appauvri fait sa glissade vers les tréfonds - est-ce que ce n'est pas le moment de passer le relais au fantasme?
Parmi tous les fantasmes qui tiennent les hommes debout, lesquels sont bons à prendre? Et quels sont ceux qu'il faut refuser parce qu'ils exercent sur nous une influence malsaine et nous aveuglent sur ce qu'est la vie? De tout ce que je peux imaginer en matière de questions, celle-là, à mon avis, est la plus capitale. (p. 58)