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Alice Munro, auteure canadienne de langue anglaise est fort admirée pour la qualité de ses nouvelles,Dans ce recueil huit de celles ci dont celle qui donne son nom au livre et mon coup de coeur le rêve de ma mère,
Des histoires de femmes , dans les années 1950, région de l'Ontario ou de Vancouver.
Des femmes , engluées dans ce monde à peine émergent de la seconde guerre mondiale, femmes au foyer la plupart, un but avoué trouver un mari , fonder une famille ,avoir des enfants,,,,Mais au fin fond d'elles-mêmes que de non dits, de rêves inaboutis, de fantasmes inassouvis! Sortir des rails de la bienséance, oser vivre pour soi, oser aimer au grand jour représente un défi tel que beaucoup y renoncent,
En termes choisis, avec élégance , Alice Munro nous raconte à travers ces nouvelles la vie quotidienne de ses femmes , leurs envies, leurs rêves, leurs espérances, leurs déceptions,
C'est du bel ouvrage,mais mis à part le rêve de ma mère, je me suis ennuyée peut-être comme ses femmes se sont ennuyées à vivre leur vie,Avis réservé donc dommage,
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Huit nouvelles et autant d'histoires de femmes et de leur quotidien : mariage, enfants, famille, amour, travail parfois. Toutes se passent entre les années 50 et 70 et on sent le poids de cette époque d'après-guerre où ces femmes cherchent leur place dans une société en pleine mutation, mais pas encore remise sur les rails du bonheur. L'auteur dépeint chacun des personnages par petites touches, passant du présent au passé qui souvent explique beaucoup de leur comportement actuel, et naviguant entre les différents acteurs de chacune des histoires.

J'ai eu un mal fou à avancer dans ce livre, n'éprouvant aucune empathie pour les personnages, et un peu déstabilisée par le ton de narration que j'ai trouvé froid, insensible, ainsi que par les va-et-vient dans le temps et entre les personnes. On a parfois du mal à situer qui est qui, et surtout, ces histoires sont toutes tristes à pleurer, les destins de ces femmes semblent bien lourds à porter, engluées qu'elles sont dans les convenances, la soumission au mari ou au père, malgré leurs rêves ou leurs désirs, qui restent le plus souvent lettre morte et débouchent sur des regrets ou de la rancoeur, une déception face à la vie qu'elles mènent, même si certaines d'entre elles ont osé prendre des décisions radicales pour changer leur avenir. de plus, j'ai trouvé que ces destins de femmes, même s'ils prennent des tournures différentes, se ressemblent au fond tous, à tel point qu'on a tendance parfois à les confondre et mélanger les personnages des différentes nouvelles.

Bref, ennui et lassitude pour moi. Je me suis forcée à terminer de lire ce livre à mon goût extrêmement pessimiste et démoralisant parce que je l'ai reçu dans le cadre d'un Masse Critique de Babelio, mais l'aurais sans doute laissé en plan si tel n'avait pas été le cas.

Je remercie néanmoins Babelio et les Editions Points pour cette découverte, qui me tentait énormément, même si elle ne fut pas à la hauteur de mes attentes...
Lien : http://liliba.canalblog.com/..
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Nouvelles de qualité disparate. Enfin non, plus exactement, je n'en ai aimé qu'une : "avant le changement". Sinon, on ne comprend pas toujours bien qui sont les personnages, ni quel est leur rôle et beaucoup de ces nouvelles m'ont ennuyée. C'est peut-être non politiquement correct pour ce tout récent prix Nobel. Mais vraiment, je ne recommande pas. Il y a beaucoup mieux.
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Munro nous entraîne à toute vitesse dans ses histoires ; difficile de raconter les chutes ; sentiment curieux ...
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Moi aussi je suis déçue : la première nouvelle est assez incompréhensible : quel intérêt a-t-elle, en effet ? C'est une sorte de "tranche de vie" banale et ennuyeuse comme un mauvais film. Ensuite, ça devient un peu mieux, mais c'est vrai que l'ennui que subissent les héroïnes est assez contagieux. Surtout, si le contexte est triste, pourquoi faut)il que ces femmes le soient autant ? On a envie de se dire que si elles étaient moins fades leur vie aurait sans doute plus de piquant ...
Bref, que des anti-héroïnes : le contraire d'une Edith Wharton, par exemple ...
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Au jour d'aujourd'hui, je n'ai lu que 5 nouvelles sur les huit que contient ce recueil. Pourquoi donner mon avis maintenant en ce cas ? Parce qu'il s'agit d'un partenariat dans le cadre de l'opération Masse critique de Babélio avec les éditions Points, que je remercie tous deux et que j'ai déjà deux jours de retard pour rendre mon avis. de plus, je ne suis pas sûre de continuer et de lire les trois restantes. Toutes ont lieu dans les années 70 (à une exception près : le Rêve de ma mère qui se déroule en 1945 et un peu après), à une époque donc où les femmes commencent à vouloir prendre en main leur destin, revendiquer leurs droits, même si dans les faits, elles sont encore sous l'emprise de leur mari ou de leur père, ce que l'on ressent bien dans chaque nouvelle. Les héroïnes se ressemblent aussi étrangement : elles se sont mariées parce que leur fiancé ou compagnon de l'époque en ont décidé ainsi, elles ne l'ont pas réellement choisi mais se sont laissé embarquer dans cette entreprise, dépassées par la rapidité des choses. Elles sont aujourd'hui à l'heure du bilan, nous content un épisode marquant de leur existence, un tournant de leur vie : le départ du compagnon de leur mère (compagnon marié d'ailleurs avec Anne, l'amie et confidente de la narratrice de Riche à crever), la rupture d'avec leur fiancé pour cause de grossesse imprévue et les relations difficiles avec le père, sujet qui revient souvent lui aussi tout au long de ce recueil dans Avant le changement, la fuite avec son amant et l'abandon plus ou moins volontaire de ses filles dans les Enfants restent, la venue au monde d'un bébé qui rejette sa mère et lui préfère les bras de sa tante dans le Rêve de ma mère ou bien encore l' éloignement irréversible d'une mère et de sa fille devenue adulte dans Sauvez le moissonneur. Une vision très pessimiste du mariage et de la famille, où la désillusion et la solitude sont reines. Même s'il y a toujours une touche d'espoir en fin de nouvelle, cela manque de luminosité et de nuance. On a l'impression que toutes les femmes de l'époque étaient malheureuses en ménage et entretenaient des relations difficiles avec leurs proches, à part peut-être Sophie. Je sais bien qu'il s'agit d'une autre époque, j'ai peut-être du mal à me projeter, à comprendre pleinement ces femmes qui m'apparaissent très éloignées de moi mais, j'ose tout de même espérer que toutes n'étaient pas aussi passives, que certaines ont été bien mariées, par choix et non par absence de réaction et ont su trouver leur équilibre en devenant épouse et mère ou en étant la fille de leurs parents. de plus, dans un recueil de nouvelles, j'attends un minimum de diversité. Je trouve que c'est un formidable exercice de style pour les auteurs qui leur permet d'expérimenter de nouvelles choses, tant dans la forme que dans le fond or, ici, l'ensemble est très uniforme, monotone. Toutes les histoires et les personnages se ressemblent et finissent par se confondre. Lorsqu'on a lu une nouvelle, on a l'impression de toutes les avoir lues. Un avis et une lecture très mitigés donc. J'essaierai sans doute de lire un des romans de l'auteur, en espérant ne pas retrouver le même contenu, ce qui me fait un peu peur !
Lien : http://lecturesdalexielle.ov..
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Grosse déception avec ma première lecture de cette auteure récompensée d'un prix Nobel de Littérature, spécialisée dans les nouvelles...Est-ce en raison d'une médiocre traduction ? Mais cela n'explique pas tout.
Les 8 nouvelles qui composent le livre, m'ont paru sans aucun intérêt; j'avais du mal à trouver un sujet accrocheur, une histoire bien racontée, intéressante. J'ai trouvé quelques difficultés avec la temporalité du récit.

Seuls point positifs à mon humble avis: la richesse descriptive des décors autour des personnages et des histoires qui ont toutes lieu dans l'Ontario, terre natale de l'écrivaine. Et aussi, la fin ouverte de plusieurs nouvelles, laissant au lecteur la possibilité de boucler la boucle avec son imaginaire.

Je me suis forcée à terminer ce livre que n'a pas réussi à maintenir mon attention.
Lien : http://pasiondelalectura.wor..
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Prix Nobel 2013, Alice Munro est considérée comme une grande spécialiste de la nouvelle. À raison. Elle manie comme personne l'art de la narration dans les contraintes de ce genre. Les nouvelles de ce receuil sont plutôt longues, et chacune pourrait faire l'objet d'une critique compte tenu de la richesse qu'elle contient. Entre rêves et réalité, voyages dans le temps et diversité des points de vue, toutes les nouvelles racontent des destins de femmes de chair et d'os. Les personnages principaux vont de la femme adultère à la fille d'un médecin pratiquant des avortements illégaux en passant par l'écrivaine en herbe qui galère.
Lien : https://tomtomlatomate.wordp..
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L'amour d'une honnête femme : un recueil de nouvelles où chaque phrase est ciselée, où les détails, la finesse, la subtilité, la justesse , le réalisme, la richesse et la densité envoûtent le lecteur. Une jubilation de lecture.
La surprise, le suspense, l'angoisse sont parfois saisissants comme dans le rêve de ma mère où la narratrice est un nourrisson.
Les ruptures d'un paragraphe à l'autre exigent du lecteur une attention très soutenue. le lecteur ne peut se laisser porter ni se laisser aller à la facilité.
Tristes ces nouvelles ? Je ne sais . Dans tous les cas pas la dernière (l'amour d'une honnête femme) qui dépeint une femme qui avance dans sa vie m'a-t-il semblé avec une grande force.
Tristes les autres ? Je ne crois pas. Certes les vies s'usent, lassent, passent, s'étiolent, la solitude avec le temps qui passe guette mais est-il si facile d'éviter ces écueils ?
Je suis une fan irréductible de ce recueil… et de tous les autres de Alice Munro
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Si les recueils de nouvelles d'Alice Munro ne sont pas tous de même qualité, celui-ci est particulièrement fort, et dense, saisissant dès les premières images. Elle n'hésite pas à user d'urine, "d‘odeur amoniacale", de "graillonements", "d'excrétions seigneuriales" pour approcher au plus près le corps humain. Avant le changement est d'une grande beauté dans la construction, la force du propos, la claque.

"La sensation de voir l'argent jeté d'un pont ou loin en l'air m'a été donnée. L'argent, les espoirs, les lettres d'amour – toutes ces choses peuvent être lancées en l'air et retomber transformées, retomber légères et libérées du contexte." (86)

Je ne me rappelle jamais des histoires ou des personnages après coup parce que la rencontre avec le livre ne se situe pas vraiment au niveau du récit, mais plutôt à celui d'un jeu de miroir. Elle lance des indices, esquisse, et comme dans la vie concrète, il nous faut interpréter, donner du sens, nouer les fils. Elle ne crée pas de personnages ou de situations romanesques qui suscitent l'évasion mais demande au lecteur de puiser dans sa propre expérience les clés qui lui permettront de comprendre ce qu'elle veut exprimer.

"Des mensonges de cet ordre pouvaient se trouver en attente dans les recoins de l'esprit d'une personne, suspendus comme des chauve-souris, attendant de profiter de n'importe quelle obscurité. L'on était jamais en droit de dire : “Personne ne pourrait inventer une histoire pareille”. Voyez comme les rêves sont complexes, couche après couche, si bien que la partie dont vous vous souvenez et que vous pouvez formuler avec des mots n'est que la pellicule que vous parvenez à détacher du dessus." (345)

"Comment faire pour que le monde reste habitable" semble en être un questionnement fondamental.


Lien : http://versautrechose.fr/blo..
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