Armé de son inusable détecteur de métaux
Pierre Fournier, dit La Poêle, se serait bien passé de découvrir ce genre de trésor. Un squelette à moitié carbonisé d'une jeune femme près des bords de l'Erdre. Cela fait plus de vingt ans que le cadavre attend qu'une bonne âme le déterre. L'affaire est confiée au commissaire Czerny de Nantes. le corps possédait en tout en pour tout une gourmette sur laquelle sont gravées trois lettres : M.R.C., ainsi qu'un pendentif orné d'un bijou bleu. Les initiales M.R.C. pourraient correspondre à Marie Roselyne Chevalier, dont le père habite tout près. La mère était décédée à la même époque, d'une chute dans l'escalier de leur maison aujourd'hui délabrée, et Marie Chevalier s'était enfuie à la même époque. Mais ces trois lettres pourraient correspondre également à Marie Régine Caron qui n'a plus donné signe de vie elle aussi. Les deux jeunes filles étaient nées sensiblement aux mêmes dates. La mère de Marie Caron est décédée dans l'incendie de la clinique où elle a accouché. Maxime Caron a cru reconnaître la bijoux de sa fille mais les tests ADN ont infirmé la paternité tandis que les experts de l'Identité judiciaire ont démontré qu'il n'existait aucun lien de parenté entre le cadavre et André Chevalier.
La mélodie des cendres est un roman labyrinthe et il est parfois difficile au lecteur de s'y retrouver. Mais tout s'emboîte jusqu'à la chute, véritable retournement de situation.
Hervé Sard multiplie les impasses, les chemins de traverse, les faux-semblants, tout en retombant toujours sur ses pieds. Seulement l'épilogue est légèrement tronqué, non pas par la résolution de l'énigme, logique, mais par l'apparition d'un protagoniste providentiel. L'intérêt réside aussi avec les personnages qui gravitent dans ce roman, enquêteurs, légiste, et autres et l'humour, noir bien entendu, procure un charme particulier.
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