[Cette critique a été rédigée par Anne, auteur du blog Des mots et des notes]
Perséphone a d'abord été une petite fille un peu spéciale, son rapport au langage et à l'écriture était si particulier qu'à six ans elle a décidé de fuir l'école et s'est réfugiée pendant trois mois sous le pont
Louis Blanc, au canal Saint-Martin (vous savez, celui d'Amélie Poulain). Néné l'a prise sous son aile ; avant de mourir, il l'a encouragée à retourner chez ses parents. Alors elle a passé le cap de l'école en se réfugiant dans ses rêves avec Snoopy et elle a quand même décidé de retourner dans la rue, sous son pont. C'est là qu'elle est devenue Perséphone.
Le ton est donné : nous voilà embarqués avec Perséphone dans une sorte de conte qui flirte avec le fantastique, la mythologie (très intéressant d'aller relire le mythe grec), le rêve éveillé, la folie douce, tout en jonglant avec les références aussi éclatées que Snoopy ou
Andy Warhol. Mais s'il s'agit d'un conte moderne, Perséphone n'en a pas pour autant chaussé des lunettes tout à fait roses : ce sont des petits, des paumés de la vie, des symboles des grands drames contemporains avec qui elle va nouer des amitiés.
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