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Critiques filtrées sur 3 étoiles  
Un fait historique narré comme un polar en y insérant des personnages fictifs et réels à une histoire rocambolesque.

C'est lors de la conférence internationale de Gênes en 1922 , qui fut l'occasion d'une rencontre entre 34 pays européens au sortir de la première guerre mondiale, mais surtout par le rapprochement de l'Allemagne et la Russie (qui donnera quelques années plus tard le pacte de non agression Germano-Soviétique) qu' un journaliste anglais joue les espions pour la cause antifasciste mais surtout pour s'assurer un revenu et un train de vie confortable ; bien mal lui en prend car ses mensonges et ses amitiés vont le conduire au fond des geôles des services secrets sensés profiter de ses renseignements.

Ce récit m'a plus tenu en haleine plus pour son côté historique que pour la romance un peu extravagante qui dessert le personnage principale.

A ce polar, je lui préfère la série des Sadorski.
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Gênes – 1922.
Les pays européens se réunissent alors que l'Italie s'ouvre au fascisme. Les Soviétiques ont accepté l'invitation. le fait marquant de cette conférence est la signature du Pacte germano-soviétique.
Voilà d'où vient le titre, cette conférence a marqué la première étape vers la Seconde Guerre mondiale (si on exclut le Traité de Versailles, bien entendu).
Le personnage principal est largement inspiré du grand-père de l'auteur, correspondant à l'époque d'un journal anglais. Entouré de vrais personnages dont les noms sont parfois changés, il joue le rôle d'un espion soviétique qui va faire les frais de l'absolue paranoïa qui régnait déjà chez les Bolcheviks. Staline était en route vers le pouvoir, on sait bien que rien ne lui a résisté.
Intéressant sur le plan historique, ce roman est néanmoins laborieux. Certes, le projet littéraire est de faire passer le récit pour un texte écrit il y a longtemps par le grand-père et retrouvé au fond d'un grenier. J'ai bien compris que le style soit différent des autres romans de Romain Slocombe. Mais le comprendre n'amoindrit pas la lassitude qui m'a souvent gagné dans des scènes romantiques à la XIXe siècle ou dans des détails inutiles, de mon point de vue, en tout cas.
C'est donc un roman d'espionnage qui fait la part belle à quelques jours qui ont définitivement emporté l'Europe et le monde sur le chemin de la guerre.
À lire surtout pour l'intérêt historique.
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Si les personnages sont nombreux et fouillés, ils ralentissent le rythme au départ. Puis c'est une explosion, des pistes qui sont éparpillées, une vision de Staline qui amène une question: et si Slocombe avait raison?
Et cette question lancinante : fiction? réalité?
Diable d'auteur il nous fait agréablement douter , en nous promenant dans l'Italie des années 20. C'est riche en détails,et on se balade dans le temps mieux qu'avec un livre d'histoire parce qu'il pose ici les premières pierre de ce qui deviendra le Stalinisme et le Fascisme, Une période qui fait frémir par le regard d'un journaliste apprenti espion ( pas très débrouillard) et coeur d'artichaut
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Le roman commence en 1922, nous découvrons un journaliste anglais du nom de Ralph Exeter qui doit se rendre en Italie, à Gênes plus précisément afin de couvrir un grand évènement puisqu'il s'agit de la première grande conférence internationale.

L'idée a l'air assez sympathique comme ça, mais très vite je me suis perdu dans cette histoire qui mêle fiction et réalité. le héros si on peut l'appeler ainsi, est assez imbuvable, il a des opinions bien tranchées, un mode de vie assez particulier, couche à droite et à gauche. D'ailleurs, une chose quelque peu dérangeante dans ce roman, est le rôle des diverses femmes, qui, pour la plupart, et sous des allures d'espionnes, ne sont finalement que des greluches frivoles, on croirait avoir affaire à des James Bond Girls. J'ai trouvé cela un peu facile.

Néanmoins, le roman est bien rythmé, on est au coeur de complots tous plus complexes les uns des autres, de personnages qui campent dur sur leurs positions. Les rebondissements sont multiples, le rythme est effréné et même si parfois on a un peu de mal à suivre, on se laisse embarquer dans ce tourbillon d'agents doubles, de trafics, d'espions en tout genre et de machination à grande échelle. L'auteur ose et semble bien connaitre son sujet, ce qui fait que pour un lecteur comme moi, qui n'est pas du tout habitué à ce genre de lectures, parvient tout de même à suivre et comprendre l'intrigue. La rencontre entre notre héros communiste et Benito Mussolini à qui il doit son salut est vraiment très bien trouvé. Opposer et lier de la sorte un communiste et un fasciste, il fallait oser !

Ma lecture a été longue et éprouvante car, comme je l'ai signalé, je ne suis pas du tout habitué à ce genre de récit. de plus, historiquement, l'entre-deux guerre n'est pas l'époque que je maitrise le mieux. Néanmoins, l'auteur possède un grand talent car sa plume parvient tout de même à captiver les non-initiés.

J'ai donc apprécié cette lecture, mais je pense ne pas être le plus apte à la juger car je ne suis clairement pas le public visé. Mais je ne doute pas qu'entre les mains de passionnés ce roman remporte un franc succès.
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Ralph Exeter est un journaliste britannique résident à Paris, sympathisant communiste, ce qui n'est pas toujours évident en 1922. D'ailleurs, afficher une opinion politique n'était pas du tout évident à l'époque, la liberté de ton était dépassée par la violence des propos et des actes. Notre journaliste va devoir couvrir une conférence internationale en Italie et se retrouver mêlé aux enjeux politiques des nouveaux maîtres de la Russie, et comme vous l'explique l'auteur, rien n'est simple.
En fait, il y a vraiment beaucoup, beaucoup d'explications. J'ai eu du mal à entrer dans le roman… parce qu'il est nettement expliqué que cette histoire est construite autour de la vie du grand-père de l'auteur. Mon ressenti est que l'auteur, dans un souci pédagogique de bien donner le contexte de l'époque, a trop louvoyé entre le roman et le livre d'histoire, sans pour autant faire un roman historique.
Il est probable que s'il n'y avait eu aucune précision concernant le contexte même de la rédaction de ce roman, je l'aurais lu différemment. A l'inverse, cela vous motivera peut-être ? Un peu comme Exeter, je suis ressorti peu convaincu de tout cela, mais en ayant passé parfois d'agréables moments. Cet ouvrage a reçu très récemment le Prix mystère de la critique 2013.
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