ISBN : 9782841115648
Éditeur : Editions Nil (2011)


Note moyenne : 3.62/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Illustre figure des arts et des lettres du Paris d’avant-guerre, Jean-Paul Husson, désormais retiré des mondanités, coule des jours paisibles dans sa demeure normande où il se consacre à l’écriture de son oeuvre. Jusqu’à l’arrivée de son fils Olivier venu présenter sa j... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par tilly, le 15 mai 2012

    tilly
    Franz-Olivier Giesbert et François Busnel ont fait chacun des chroniques élogieuses du roman de Romain Slocombe, des blogueurs aussi, et le bouche-à-oreille va aller s'amplifiant après l'émission de Laurent Ruquier, ce weekend. Je me sens donc suffisamment à l'aise pour mettre mes bémols et mes dièses sur les appréciations dithyrambiques déjà lues ailleurs.
    L'histoire commence pendant l'entre deux guerres où le drame prend ses racines. J'ai quand même trouvé que Romain Slocombe y allait fort dans l'enchaînement tragique qui va rapidement faire le vide autour du couple formé par l'académicien antisémite et sa belle-fille juive : mort de la femme, noyade de la fille, éloignement du fils dans la clandestinité. Là-dessus la capitulation, l'exode... et la suite...
    Bien que l'on sache dès les premières pages ce vers quoi on s'achemine, il y a en toute fin, un développement peu attendu et violent (un peu too much, à mon goût).
    Le personnage principal est très puissant. Mais les autres personnages, peu nombreux — l'auteur s'arrange pour les éliminer le plus vite possible — sont des silhouettes, ce qui se justifie par la forme narrative et la personnalité du héros, égocentrique et orgueilleux. L'amour dont il est peut-être question n'est absolument pas partagé et ressemble surtout à de l'autosuggestion de la part de l'homme âgé. A la différence du mythe germanique, Ilse-Marguerite ne tombe jamais follement amoureuse du professeur Husson-Faust. A chacun de juger si cela est heureux ou malheureux pour elle.
    L'écriture est étudiée. le style pastiché, adapté au personnage est maitrisé, tenu, jusque dans les descriptions des horreurs psychologiques ou physiques les plus insupportables.
    L'auteur a choisi de faire écrire un académicien très académique, prolixe, passablement emphatique, limite ridicule et ennuyeux, genre Anatole France. J'ai relu récemment du Pierre Benoit, du Chateaubriant (Alphonse de) : dommage que Romain Slocombe n'ait pas choisi de plagier l'un de ceux-là, sans parler de Guitry, Carco ou Marcel Aymé... L'auteur a sans doute pensé que la fantaisie ou le romantisme ne siérait pas à son Paul-Jean Husson ! Un salaud dans le costume d'un poète, cela aurait pourtant de la gueule aussi, non ?
    Tout au long du roman, le name-dropping est très insistant et le rappel des événements politiques et militaires est précis et détaillé. du pur point de vue romanesque cet effort didactique ne me paraissait pas nécessaire puisque le récit est censé être adressé à un officiel allemand qui ne peut pas les ignorer.
    Je ne dis pas que j'ai vérifié toutes les références et les sources, nombreuses, mais je suis malheureusement tombée très vite (page 26) sur une erreur qui m'a surprise. Parmi ses collègues au Comité France-Allemagne, Husson cite Bernard Faÿ. Seulement Faÿ ne pouvait pas être administrateur de la Bibliothèque Nationale en 1934, comme il est dit. Il n'a été nommé à ce poste que six ans plus tard, en août 1940, succédant à Julen Cain révoqué pour avoir tenté de se joindre au projet d'un gouvernement en exil. En 34 Bernard Faÿ était professeur au Collège de France. Vous me direz que je pinaille...
    Pendant son émission, Laurent Ruquier a fait mine de s'extasier de ce que l'auteur ait mis deux mois pour écrire son roman. Effectivement cela peut paraître peu, mais Romain Slocombe reconnait que c'est là sa manière habituelle (déjà auteur de dix-sept livres, il a depuis publié un nouveau roman en janvier 2012).
    Monsieur le commandant est une commande, cela se sent, dans le choix contraint de la construction qui de mon point de vue, manque de réalisme.
    J'imagine aussi que la période historique et le style littéraire correspondent à des centres d'intérêt personnels de Romain Slocombe et à des recherches faites de longue date, réutilisées pour ce roman, en quelque sorte. Rien de condamnable à cela évidemment, bien au contraire. D'autant que le travail est plutôt bien fait, efficace. Mais cela pourrait expliquer que je n'ai ressenti aucune spontanéité dans l'inspiration de ce texte.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Fattorius, le 19 octobre 2011

    Fattorius
    http://fattorius.over-blog.com/article-ce-vieux-fasciste-de-monsieur-le-commandant-vous-salue-86864568.html
    Reçu en partenariat grâce aux éditions NiL et à Babelio (que je remercie ici), cet ouvrage m'a passablement intrigué, de façon positive; il peut aussi susciter un certain malaise chez plus d'un lecteur. Porté qu'il est par un style aux apparences classiques et travaillées, il invite en effet chacun à se glisser dans la peau d'un homme distingué, Académicien, écrivain à succès, blessé de guerre donc a priori respectable... mis à part qu'il est pétainiste, catholique fervent et collabo par conviction. En jetant dans ses pattes Ilse, sa belle-fille juive, dont il va tomber éperdument amoureux, l'auteur va pousser le fragile écosystème qui entoure l'antisémite Paul-Jean Husson jusqu'à l'irréparable, mettant progressivement en évidence les contradictions de son narrateur. Et ce n'est qu'au bout du récit, qui endosse la forme d'une lettre, que le lecteur comprend le caractère à la fois terrible et naïf de la demande de Paul-Jean Husson à son destinataire, le Sturmbannführer Schöllenhammer.

    Apparemment, ce livre constitue la résultante de l'exercice délicat du rôle de composition. Il n'y a en effet plus grand-monde aujourd'hui pour se réclamer très ouvertement de l'idéologie pétainiste, antisémite et favorable au nazisme, alors que sous l'Occupation, chacun était contraint de composer, voire de choisir son camp sans trop savoir ce qu'il adviendrait ensuite. On pourrait dès lors se dire que tout cela, c'est de l'histoire, un rien poussiéreuse. Mais l'auteur parvient, par quelques situations et mentions bien placées, à rendre toute son actualité à son propos. Un seul exemple, en page 40, rappelle de façon troublante un discours qu'on entend encore aujourd'hui: "Sous couleur du droit d'asile, on laissait entrer pêle-mêle et sans la moindre précaution réfugiés politiques et condamnés de droit commun - tous d'accord au moins sur un point: le droit qu'ils s'arrogeaient de nous traiter en pays conquis." Et d'une manière plus générale, par-delà l'exposition d'une situation historique donnée, ce sont des sentiments de toujours que l'auteur donne à lire.

    Et c'est là que le lecteur est saisi par l'ambivalence du propos. Certes, il lui sera difficile de trouver vraiment sympathique l'Immortel et plutôt odieux collaborateur, auteur qui plus est de virulents articles contre les Juifs. Mais il ne pourra que se surprendre à comprendre certains des élans de son coeur, voire à lui trouver une certaine générosité quand il fuit en voiture avec sa belle-fille et sa petite-fille - alors qu'Olivier, son fils, est résistant à Londres, loin des siens, qu'il pourrait protéger d'un peu plus près. L'auteur ne manque jamais une occasion, par ailleurs, de souligner l'incroyable tension qui se fait jour dans le coeur du narrateur: celui-ci vomit les Juifs, mais aime une Juive, et qui plus est sa propre belle-fille...

    Le contexte est campé de manière claire, quitte à ce que le trait paraisse parfois un peu appuyé. Les rappels historiques sont en effet nombreux, et le statut d'Académicien du narrateur permet à l'auteur de lui créer de manière crédible tout un entourage de célébrités. Entre Sacha Guitry et sa femme, Hugo Boss qui fabrique les uniformes de l'armée allemande, Robert Brasillach et quelques autres (dont Léon Blum), sans compter la citation de nombreux organes de presse collaborationnistes de ce temps (on pense à "Gringoire"), les noms sont généreusement parachutés, non sans pertinence. Cela permet au lecteur de cerner le narrateur et de trouver ses marques dans un contexte particulier.

    La lecture d'un tel roman sous forme de lettre peut donner au lecteur l'impression d'être un voyeur, dans la mesure où il prend connaissance d'un courrier extrêmement personnel qui ne lui est pas adressé. L'astuce est double: si le narrateur écrit à un nazi, l'auteur écrit au lecteur. Conscient de jouer sur deux plans, l'écrivain rend en quelque sorte le lecteur complice de Paul-Jean Husson, homme complet avec ses gloires et ses zones d'ombre, en l'invitant à mieux le connaître par le biais d'une lettre qui sollicite un service de la part d'un nazi. "Aurais-tu procédé ainsi?", semble demander l'écrivain, lui aussi complice du lecteur, réunissant tout le monde en une histoire tendue, progressivement poussée aux épisodes les plus noirs et les plus durs.

    Lien : http://fattorius.over-blog.com/article-ce-vieux-fasciste-de-monsieur..
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par yv1, le 07 décembre 2011

    yv1
    Très longue lettre -moi qui ai déjà du mal à écrire une carte postale, je tire mon chapeau (façon de parler puisque je ne porte jamais de couvre-chef) à PJ Husson- dont on se demande bien pourquoi Husson l'écrit. On sent bien qu'il a une demande, mais celle-ci tarde à venir. Romain Slocombe sait ménager le suspense et nous emmène doucement vers l'épilogue formidable. le lecteur est dans ce livre une sorte de voyeur, comme s'il lisait par dessus l'épaule de PJ Husson. C'est à la fois curieux, gênant et jouissif. Sentiment étrange que d'entrer dans les réflexions, dans la vie intime d'un grand homme reconnu et apprécié. Mais surtout cette lecture est dérangeante, parce que l'auteur ne nous épargne ni les pensées, ni les écrits ni les déclarations de cet homme convaincu du bien fondé de la collaboration active avec les nazis
    Lire ce genre de propos qui émaillent cette lettre (l'auteur cite aussi des extraits de textes d'autres auteurs ou journalistes de l'époque, tout aussi terrifiants) n'est pas chose facile et légère. C'est une des raisons qui me poussent à écrire que ce livre est dérangeant. Mais passionnant ! Passionnant parce qu'il est d'abord extrêmement bien écrit. Ensuite, parce que R. Slocombe situe son texte dans la réalité, en donnant à son personnage académicien, des relations avec des gens ayant réellement existé, en citant des textes réels de journaux de l'époque. Procédé connu, certes, qui consiste à placer son personnage fictif au sein même de l'Histoire, mais qui me ravit toujours lorsque la greffe prend. Passionnant aussi parce qu'il fait de son personnage principal un type profondément détestable par les théories qu'il défend, qu'il crie haut et fort, mais il n'est pas que cela : il est aussi un homme amoureux, malheureux parce que l'objet de son désir est d'une part inatteignable (puisque la femme de son fils) et d'autre part il fait partie du peuple qu'il hait et méprise : les juifs. Il est très ambigu cet homme : capable de dire des mots terribles, d'avoir des phrases intolérables et impardonnables sur les juifs, les étrangers et dans le même temps, capable de faire l'impossible pour sauver sa belle-fille et sa petite fille.
    J'ai avancé dans ce livre, de plus en plus perturbé, notamment dans la première partie dans laquelle l'académicien raconte les premières années de la guerre. Il s'interroge sur son ambiguïté, il se questionne, trouve des réponses, continue d'aimer follement Ilse sans jamais remettre en cause ses convictions profondes. La seconde partie est plus active, plus rapide puisque le dénouement approche.
    Il me semble que si la littérature doit permettre de passer de bons moments avec des personnages et des situations divers, elle doit aussi interroger, déranger (et elle a encore probablement d'autres missions). Rien n'est plus triste qu'un livre dont le lecteur sort en se disant : "ouais, bof !" Romain Slocombe évite très largement l'écueil et rassemble ces deux parties de la littérature. N'hésitez pas, foncez ! J'hésite à parler de chef d'oeuvre, tellement nous sommes assaillis de termes plus louangeurs les uns que les autres ou de superlatifs dans les médias pour tout et rien ; je peux au moins vous parler de coup de coeur littéraire, car c'en est un !

    Lien : http://www.lyvres.over-blog.com
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par RomainSlocombe, le 22 mai 2012

    RomainSlocombe
    Ceci n'est pas à proprement parler une critique (puisque je suis l'auteur du livre) mais je souhaiterais exercer mon droit de réponse à la critique précédente de Tilly, qui écrit : "Je ne dis pas que j'ai vérifié toutes les références et les sources, nombreuses, mais je suis malheureusement tombée très vite (page 26) sur une erreur qui m'a surprise. Parmi ses collègues au Comité France-Allemagne, Husson cite Bernard Faÿ. Seulement Faÿ ne pouvait pas être administrateur de la Bibliothèque Nationale en 1934, comme il est dit. Il n'a été nommé à ce poste que six ans plus tard, en août 1940, succédant à Julen Cain révoqué pour avoir tenté de se joindre au projet d'un gouvernement en exil. En 34 Bernard Faÿ était professeur au Collège de France. Vous me direz que je pinaille..."
    Si vous vous rendez à la page concernée (35, en fait), vous verrez que mon personnage, qui écrit sa lettre en 1942, désigne les membres du comité France-Allemagne sous leur titre à cette date et non celui de 1934. La preuve : "Fernand de Brinon, ambassadeur du gouvernement de Vichy à Paris", c'est clairement son titre pendant la guerre, pas en 1934... Faÿ est donc bien directeur de la BN en 1942, je n'ai pas commis d'erreur (mais ailleurs peut-être !...).
    A part cela, merci chère Tilly pour cette critique intéressante de mon roman, que je ne discuterai pas en détail car chacun est heureusement libre de ses opinions et toute critique est salutaire.

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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par agnesca, le 15 octobre 2011

    agnesca
    Cette critique suite à l'opération Masse critique vient un peu en retard. Je ne savais pas trop quoi dire sur le livre. Je n'ai pas été totalement convaincue, mais n'arrive pas bien à discerner pourquoi.
    Le sujet m'intéressait beaucoup, mais je n'ai pas été captivée.
    Le livre est bien écrit, en tout cas, un bon point côté style.
    Je crois que ce qui m'a "dérangée", c'est l'utilisation du genre épistolaire. Pendant tout le livre je n'arrivais pas bien à comprendre pourquoi cet écrivain rédigeait cette lettre pour ce responsable allemand. Je l'ai compris vers la fin, bien sûr. Mais n'ai pas été vraiment convaincue par le procédé.
    Ensuite, le personnage est, en dehors de son aspect collabo, assez antipathique (bon, donc c'est bien rendu de la part de l'auteur), et à vrai dire c'est le portrait d'un "vieux dégoûtant".
    S'éprendre de sa belle-fille et à la fois rédiger des textes plein de haine envers les Juifs, cela m'a semblé peu réaliste. Même si à y réfléchir cela a dû arriver.
    Cette critique est un peu décousue, mais je n'arrive pas bien à cerner ce qui a manqué à ce livre pour me plaire vraiment.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

Critiques presse (2)


  • LePoint , le 07 mars 2012
    Une histoire à couper le souffle, qui se déroule pendant l'Occupation, des personnages puissants, un style nerveux, un vrai suspense, de l'amour, aucun pathos et un travail de documentation qui ne se voit pas.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Lexpress , le 15 décembre 2011
    Le talent de l'auteur (Slocombe, déguisé en Husson) tient en haleine un lecteur sonné [...] et qui redoute une issue dont il a pourtant deviné qu'elle était fatale. Slocombe raconte les dérives, de 1932 à 1942, plus sentimentales qu'idéologiques d'un homme qui était tout sauf un sot. Terrifiant!
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par marcpiel, le 28 mai 2012

    Monsieur le Commandant.

    Pas de Bernard Faÿ sur la page 26!
    Comme quoi il est facile de faire une erreur.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par yv1, le 07 décembre 2011

    La Nation Française, gangrenée par l'individualisme corrupteur né de l'absurde théorie républicaine des droits de l'homme, me paraissait plongée dans une ahurissante apathie. L'anarchie démocratique, dénoncée avec lucidité par Charles Maurras, nous livrait aux quatre fléaux : juif, protestant, métèque et franc-maçon. [...] 1936 apporta à mon vieux pays gallo-romain l'humiliation d'être gouverné par un Juif : Léon Blum -subtil comme un talmudiste, perfide comme un scorpion, rancunier comme un eunuque et haineux comme une vipère-, cet étranger mâtiné de Bulgare, d'Allemand et de youtre, ce prophète de l'erreur, ce Machiavel à la triste figure s'incrusta à la tête de la France. A Paris, la radio prit l'accent yiddish. Accourus du fond des ghettos d'Orient à l'annonce de la victoire raciale, les nez courbes et les cheveux crépus se mirent à abonder singulièrement. (p.38/39/40)
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    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par annie, le 09 octobre 2011

    p.154 - Je deplorai que Francis Carco, Jean Ajalbert et Lucien Descaves se désolidarisant du choix de la majorité, eussent cru bon de décerner un fumeux "Goncourt de la zone libre" au nommé Guy des Cars.
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