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Note moyenne 3.36 /5 (sur 7 notes)

Né(e) à : Abidjan , 1959
Biographie :

Carole Darricarrère a publié plusieurs recueils, tous oscillant entre le vers et la prose, depuis La Tentation du bleu (Farrago, 1999), jusque Demain l’apparence occultera l’apparition (éditions isabelle sauvage, 2009) ou Monochromie de l’astreinte (en collaboration avec Wanda Mihulac, éditions Transignum, 2010). Elle a également publié dans des revues comme Action poétique, La Polygraphe, Java, Passage d’encres, Le Nouveau Recueil…
Sa volonté aujourd’hui est de multiplier les croisements entre différents champs d’expérimentation, comme la création sonore (radiophonique), la photographie, ou la danse d’improvisation.
Vient de publier le 01 mai 2018, Beijing Blues, aux éditions du petit véhicule.


Source : https://editionsisabellesauvage.wordpress.com/auteurs/carole-darricarrere
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Citations et extraits (8) Ajouter une citation
coco4649   22 juin 2018
Beijing Blues de Carole Darricarrère
BLEU EST UN CHEMIN D’AMBIANCE DANS LE ROUGE…





Bleu est un chemin d’ambiance dans le rouge

rouge est un chemin d’accès dans les matières

chaque ligne dessine un chemin de fer dans le cercle des visages.



Je lis à visage ouvert

entre les lignes de forces qui séparent les uns des autres.



Je stabilise mon horizon au centre

équerre de cristal dans une main de velours.



Quelqu’un demande

pourquoi aligner le texte au centre



Que le moindre hiatus me saute aux yeux.



Le texte est une colonne vertébrale qui est une échelle de Jacob.
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Carole Darricarrère
cathcor   04 février 2015
Carole Darricarrère
L'art véritable, c'est de faire de son existence et de son être entier une oeuvre d'art où tout sera poésie, musique, lumière, harmonie des couleurs, des formes, des mouvements.
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coco4649   02 août 2017
Demain l'apparence occultera l'apparition de Carole Darricarrère
Tu regardais la mer...





Extrait 1



Tu regardais la mer, tu voyais que la mer, te regardait.



On ne sait jamais ce qui va vous atteindre dès lors que l’on lève les yeux sur le monde, quelle averse de lumière, quel champ de blé, quelle balle pure cherchant à se loger.



Ni pourquoi ce moment-là fut qui demeure seul vivant entre les morts.



Comme un chien orphelin survivant jusqu’à son maître avance distrait dans le jadis abstrait et calme.



Combien de vers iront ton chemin, combien d’âmes mortes, combien de reflets.



Dans le grain de tes yeux s’additionne tout ce qui se refuse, le nombre creux, la somme basse mordante de toutes les marées.



La mer devant s’agite comme un sang benêt s’épuise à se penser loi et reine.



Quand de grands végétaux mobiles, poursuivent leur chemin, et qu’une étoile souple, s’appuie contre ton dos.



Tu me dictes la rime au henné, et tu dors dans les parts, comme un qui n’est plus rivé à la forme….
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coco4649   02 août 2017
Le sermon sous la langue de Carole Darricarrère
 

 

La chèvre qui goélait autour des éclipses I par-dessus jetez I une mer de sentiments

Aux amants perdus. Aux corps percés fluides. Aux lèvres froides cernées de soupçons. Aux mains utiles clouées sur la croix. Chanson du vent plainte des fratries lointaines. Dessein des destins têtus au sort s’acharne. Par insistance les faits

Obsédaient les jours j’ai des doublets au fond des poches

Des marins de misaine m’ont jeté le pompon / de l’araignée aux flûtes de soie je fais mon deuil, l’avenir m’appartient / dès lors, les vestes se retournent

J’émousserai vos dards et les lames I coeur pointu I saigne comme l’épine I saisie à la pince I vous palperai I enfant I chaussé de sciure I persillé à carreaux tête I à l’étalage

Les langues dégorgent I des printemps de vertu

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coco4649   02 août 2017
Tectonique des plaques : Une rupture de Carole Darricarrère
    Vert, Livre 1, XII





        FACE À FACE AVEC MES MAINS



De nouveau je me retrouvais face à face avec mes mains,

comme sur la table, lorsque je rentrais et que je m’asseyais,

et que ces deux organes sensibles



M’interrogeaient.



Dont on m’avait dit la veille qu’elles n’étaient ni assez

musclées pour être vouées au piano,

Ni assez charnues pour masser les corps.



Mais sans doute suffisamment fines

pour apprivoiser les distances ?



Et qui me questionnaient sur le sens,



Bavardes comme des langues dans le Verbe de l’espace.



Et leur chute. Geste clos, deux lèvres confrontées au silence….

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coco4649   02 août 2017
Demain l'apparence occultera l'apparition de Carole Darricarrère
Seul ce qui longe la mer n’est pas bordé…





Seul ce qui longe la mer n’est pas bordé.

Ce qui fascine le regard n’est pas bordé.

Le Verbe nulle part n’est bordé.

Ce qui n’est pas bordé n’est pas mathématiquement formulable.

Ni quantifiable.

La parole verticale, qui est pure expansion, n’a pas de bords.

Le poème nulle part n’est bordé.

Centre advenant du centre, il est partout centre.

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coco4649   02 août 2017
Le (Je) de Léna de Carole Darricarrère
IMAGINE QU'UN MATIN...





Imagine qu’un matin tu te réveilles, et que tu ne saches plus



Ni lire,

Ni écrire,

Ni parler,



Ni même prononcer mon nom,



Et que les hommes aient peur de toi,



Imagine cela de toutes tes forces, et pleure, et tords-toi

les mains, et ne dors plus.

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coco4649   02 août 2017
L VE : Masala poème ; Tombeau de la vie perpétuelle de Carole Darricarrère
NOUS VÉCÛMES…





Nous vécûmes.

Dans l’intermittente proximité de nos corps.

Les feux de fougères et les fânaisons.

Entre le débord et l’absence stricte.

Les premiers jours du mois d’août mirent fin à l’été

[…]



J’eus froid comme un soleil d’automne.
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