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Note moyenne 3.59 /5 (sur 17 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Marseille , le 10/01/1946
Biographie :

Essayiste, traducteur, et poète libertaire français. Il est aussi musicien de blues sous le nom de scène Dan Giraud.

Il a traduit des poèmes d'écrivains chinois tels que Li Po, Hanshan, Ryōkan, Sengcan, et écrit des textes et récits sur la pensée chinoise chan, ses voyages, l'alchimie et l'astrologie.

En 1977, il crée la revue poétique et métaphysique Révolution Intérieure. En 1987 parution du dernier numéro, pour cause de problèmes financiers.

En 1981, il joue le rôle du « colporteur » dans le film Le Retour de Martin Guerre réalisé par Daniel Vigne.

Sans se considérer sinologue ni avoir une formation en mandarin, il est reconnu par des sinologues, tels que Jacques Pimpaneau, pour ses traductions des poèmes chinois, qui ne sont pas des versions mais des traductions et interprétations. Il auto-publie un certain nombre de ses écrits sous l'édition Révolution intérieure.

1970 "Friedrich Nietzsche : dithyrambe à Dionysios le crucifié"
1975 "Le Silence de l’abîme"
1979 "Être sans Être"
1983 "Le Soleil, le Cœur et l’Or"
1989 "Ivre de Tao, Li Po" (essai et traduction) Ed. Albin Michel 1
1993 "Jean Carteret, alchimiste du verbe"
2009 "Tout est vain"2009
2012 "Hi k'ang : Un sage taoïste dans une forêt de bambous"
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Source : Wikipedia
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
sumitsuki   07 février 2013
Yi King : Texte et interprétation de Daniel Giraud
[in Traductions et trahisons]



Lisez le texte relatif au sixième trait du neuvième hexagramme : "la femme est mise en danger par la persévérance" (Wilhelm). Cette fameuse persévérance se rapporte au même caractère (tchen), signifiant droiture ou pureté, que l'on trouve au début du Yi King. On peut aussi se demander pourquoi cette persévérance est un risque pour une femme... En revanche, ici, Philastre a bien compris qu'il ne s'agit plus de "perfection" mais de "pureté". Pour ma part, j'aurais tendance à préciser "chasteté"...

Voyez au quinzième hexagramme, le cinquième trait (bien saisi par Philastre et par Harlez) où nous pouvons lire : sans richesse se servir de son voisinage. Wilhelm non seulement intervertit les phrases, mais inverse le sens en traduisant : "Ne pas se vanter de sa richesse auprès de son prochain"... De même, il traduit "voie du ciel" (sixième trait du vingt-sixième hexagramme) là où n'est pas écrit "tao" (voie) mais '"influence", comme l'a bien vu Philastre. Observez le premier trait du trente-cinquième hexagramme, là où je lis "générosité" et Philastre " magnanimité", Wilhelm choisit "demeurer abandonné". autre contresens, le "rire" au premier trait du quarante-cinquième hexagramme. On aura compris qu'il vaut mieux choisir une traduction qui a vieilli dans son style un peu suranné (Philastre) que celle plus moderne, psychologique et plus accrocheuse de Wilhelm, pourtant la plus connue et la plus réputée.

Alors qu'un connaisseur comme Marcel Granet signalait en toute vérité bonne à dire que la civilisation chinoise était caractérisée par la formule "ni Dieu, ni Loi", le pasteur Wilhelm, dans sa version bien occidentalisée, dès le premier hexagramme affirme que le ciel est "Dieu le souverain suprême". Or, il n'y a jamais eu de monothéisme (typique des gens du Livre) dans l'histoire de la Chine. Même plus tard, les nombreux "dieux" taoïstes (du dieu des fossés au dieu des latrines...) sont de multiples énergies différentes qui ne renvoient pas au "Seigneur Dieu" de Wilhelm.

Autres exemples. Au deuxième trait du troisième hexagramme, il s'agit de mariage et nous lisons que le jeune fille vierge "n'est pas accordée" alors que le bon pasteur traduit : "Elle n'engage pas sa foi"... Au quatrième trait du douzième hexagramme, Wilhelm traduit "bonheur" par "bénédiction". Toujours des thèmes religieux qui n'existent pas dans l'original. Au commentaire de l'image du quarantième hexagramme, il traduit "pardonne les fautes et absout le péché", alors que "péché" n'existe pas en Chine et qu'il suffisait de dire "comprend et pardonne les fautes". Sans parler de la pudibonderie chrétienne où "fesses" devient "cuisses" (troisième trait du quarante-quatrième hexagramme). Sans oublier toutes ses notes avec citations des... Évangiles. Même les jésuites, qui se sont passionnés pour la traduction chinoise, n'auraient jamais osé soutenir de telles traductions conditionnées par la croyance monothéiste.
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Hardiviller   13 septembre 2015
Crimminalisation de l'Immigration. Repression Policiere : Arguments pour l'Emancipation Sociale de Daniel Giraud
A la lecture des textes de cette brochure , écrits par 4 auteurs de différentes générations , il semble que rien n'ait vraiment changé en 60 ans : Depuis des années , les ministres de l'intérieur qui se succèdent , de gauche comme de droite , n'ont eu de cesse de réprimer , de tenir des discours D'EXCLUSION ET DE REJET DES ÉTRANGERS . Aujourd'hui, le dernier en date n'a pas appliqué moins de 14 des 17 principes du parti raciste , xénophobe de l'extrême droite et de la haine : le FN ( extrait de la quatrième de couverture )........
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Danieljean   17 juin 2017
Hi k'ang : Un sage taoïste dans une forêt de bambous de Daniel Giraud
Moins connu et reconnu que des poètes comme Li Po ou Tou Fou, Hi K'ang faisait partie d'un groupe appelé «Les Sept Sages de la forêt de bambous». En Occident, à part Donald Holzman, Henri Maspero et Jean Lévi, bien peu de sinologues se sont intéressés à ces poètes musiciens qui se réunissaient dans un bosquet de bambous, au nord de la capitale, Lo Yang.

«Les Sept Sages de la forêt de bambous» avaient beau exprimer une sagesse néo-taoïste, ils étaient plutôt connus comme une bande d'ivrognes, choquant les esprits conventionnels. Mais ils étaient, pourtant, relativement respectés. Ce respect se maintient depuis près de huit siècles, et les noms d'Hi K'ang ou Jouan Tsi sont devenus synonymes d'hommes libres et révoltés, d'une vie belle et rebelle. Et leurs voix sont toujours actuelles...

La mort d'Hi K'ang, abattu par le pouvoir confucéen, jugée très «digne» par les commentateurs, est restée inscrite dans les annales chinoises. C'est la fin d'un poète, d'un sage détaché des vicissitudes des affaires du monde, qui marche vers son exécution, en chantant un poème tout en s'accompagnant à la cithare... «La naissance a son heure, la mort a son lieu» dit un proverbe chinois. Entre les deux, l'origine et le terme, se trace et se trame la condition humaine conditionnée par l'espace-temps.
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Danieljean   17 juin 2017
Hi k'ang : Un sage taoïste dans une forêt de bambous de Daniel Giraud
«La tradition littéraire et artistique qui s'est établie sur ces sept Sages les dépeint comme des taoïstes libres, trop libres, asociaux ou même anarchistes, passant leur temps à s'enivrer, faisant fi des rites et des institutions confucianistes en général.»l Choquante est donc l'attitude de ces ivrognes qui peuvent se promener tout nus ou pisser en public, au nom de la spontanéité de l'être libre, et libérés du carcan des règles d'une société pesante et disciplinaire.

«Il n'y a rien hors du spontané», disait Jouan Tsi, un de ces «Sept Sages». Il s'agit du tseujan, la nature propre... La spontanéité (tseu) d'être ainsi (jan)... Il essence de la réalité d'être tel par soi-même. À propos des taoïstes, cherchant à se passer des rites religieux en découvrant des transes mystiques, Henri Maspero nous apprend que «les uns, comme au IIIe siècle ap. J.-C. Hi K'ang et ses amis les sept sages de la forêt de bambous, avaient recours au vin pour arriver à sortir d'eux-mêmes. D'autres prétendaient y arriver par la seule méditation, comme dans l'école de Zhuangzi et de Liezi, les grands maîtres du taoïsme mystique au IVe et IIIe siècles av. J.-C.».
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Danieljean   17 juin 2017
Buveurs de sang de Daniel Giraud
Se déplacer sans marche forcée, c'est gagner un endroit, sinon c'est le perdre... Perplexe aux embranchements, curieux aux bifurcations, le marcheur s'achemine. En voyageant à petites journées, le colporteur marche beaucoup. Grâce à des jarrets à toute épreuve, ses bonnes jambes permettent de grandes enjambées. Il ne marche pas au pas, ce sont ses pas qui font du chemin en traçant une route non balisée.
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etoilensol   23 janvier 2017
Métaphysique de l'astrologie de Daniel Giraud
Au VIIIe siècle, le Maître Tch'an Yoka Daïshi écrivait :

"Une seule nature

contient toutes les natures

une seule existence

inclut totalement toutes les existences

Une seule lune

se reflète dans toutes les eaux,

tous les reflets

de la lune dans l'eau

proviennent d'une seule lune."
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etoilensol   23 janvier 2017
Métaphysique de l'astrologie de Daniel Giraud
Qui donc peut croire que le Ciel est séparé de la Terre ?

La Terre est le réceptacle du Ciel, elle en est le miroir. Le caché se manifeste par des signatures qui soulignent les analogies en nous renvoyant toujours à l'autre jusqu'à ce que l'on réalise que l'Autre Est le Même. Les sympathies sont les reflets du miroir, les signes à reconnaître pour pouvoir parler le langage de l'Univers. Le miroir a sa raison d'être tant que n'est pas Réalisé l'Absolu.
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Danieljean   17 juin 2017
Hi k'ang : Un sage taoïste dans une forêt de bambous de Daniel Giraud
Quand il y avait, «il n'y a pas», pour reprendre l'expression d'un Tchouang Tseu, rien n'incarnait le Tao, et la quiétude était absolue. Quand le glacial souffle descendit du Ciel et rencontra le brûlant souffle montant de la Terre, de leur union, naquirent tous les êtres du monde avant qu'ils fassent retour à leur origine, le Non-Être dont ils sont issus. Et il n'y a pas de «néant» dans ce Non-Être, même quand il atteint à l'existence...
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sumitsuki   07 février 2013
Yi King : Texte et interprétation de Daniel Giraud
"En chinois plus aucun secours ; les signes indiquent tout, n'expliquent rien."



Armand Robin,

cité dans "Introduction à l'immuable du changement"
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Danieljean   11 mai 2020
Ivre de tao : Li Po, voyageur, poète et philosophe en Chine au VIIIe siècle de Daniel Giraud
Qui pourrait nous dire la fin des changements sans fin.
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